François Villon

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François Villon

François de Montcorbier dit Villon, né en 1431 à Paris et disparu en 1463, est le poète français le plus connu de la fin du Moyen Âge.

Poèmes[modifier]

Ballades des pendus[modifier]

Frères humains qui après nous vivez,
N'ayez les cœurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tost de vous mercis.
Vous nous voyez ci attachés cinq, six :
Quand de la chair que trop avons nourrie,
Elle est piéça dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
De notre mal personne ne s'en rie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

  • Ballades des pendus, Villon
  • Une autre histoire de la littérature française, II, Jean d'Ormesson, éd. Gallimard, coll. « folio », 1998, p. 13


Citations sur François Villon[modifier]

Villon, écrit Kléber Haedens, est le seul cambrioleur professionnel qui ait légué une grande œuvre à la littérature française. C'est un mauvais garçon, un marlou, un truand, un assassin. Il est, avec un talent qui touche parfois au génie, l'ancêtre de nos délinquants des quartiers difficiles. Il annonce de loin Jean Genet, déserteur et voleur.
  • Une autre histoire de la littérature française, II, Jean d'Ormesson, éd. Gallimard, coll. « folio », 1998, p. 13


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