François-Joseph Cazin

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François-Joseph Cazin, né le 4 mars 1788 à Samer et mort le 27 juin 1864 à Boulogne-sur-Mer, est un médecin français, auteur d'un imposant Traité pratique et raisonné des plantes médicinales indigènes. Cazin est considéré comme « l’ancêtre de l’école française de phytothérapie ».

Citations[modifier]

J'ai donc renoncé, dans ma pratique rurale, aux médicaments d'un prix plus ou moins élevé, et aux préparations pharmaceutiques dont le luxe ne peut être payé que par le riche, pour m'occuper de l'emploi si simple et si économique des plantes que la nature fait naître avec profusion autour de nous.
  • Traité pratique et raisonné des plantes médicinales indigènes, F.-J. Cazin, éd. l'auteur et Labé, 1850, p. II

Sur Cazin[modifier]

Ses deux idées maîtresses sont que les plantes suffisent pour traiter toutes les maladies— à condition de les recueillir et de les utiliser dans les conditions voulues— et qu'il y a beaucoup à tirer de l'empirisme populaire— à condition de le vérifier par l'expérimentation raisonnée.
  • « Cazin, ou comment l’absorption de melon contaminé fait un grand phytothérapeute : L. Lagriffe, F.-J. Cazin, médecin de campagne du Boulonnais et grand phytothérapeute (texte en ligne) », Julien Pierre, Journal des médecins du Nord et de l'Est, 1968, Revue d'histoire de la pharmacie, nº 200, vol.57, 1969, p. 299-300


A quoi tient une destinée ! Cette vocation serait venue du jour où ayant absorbé deux tranches de melons, il faillit succomber au choléra et n’en fût guéri que par l’absortion de sucs de plantes dépuratives, antiseptiques et bactéricides des campagnes du boulonnais.
  • « Cazin, ou comment l’absorption de melon contaminé fait un grand phytothérapeute : L. Lagriffe, F.-J. Cazin, médecin de campagne du Boulonnais et grand phytothérapeute (texte en ligne) », Julien Pierre, Journal des médecins du Nord et de l'Est, 1968, Revue d'histoire de la pharmacie, nº 200, vol.57, 1969, p. 299-300


M. Cazin était du nombre de ceux dont on peut dire qu'ils sont les fils de leurs œuvres.
  • Nécrologie de M. François Joseph Cazin », L’union médicale, vol. 23, n°86, Le Roy-Mabille, éd. Journal des intérêts scientifiques et pratiques moraux et professionnels du corps médical, 1864, p. 144, (en ligne)


M. Cazin ne se distinguait pas moins par les qualités du cœur que par les qualités de l’esprit. Il était toujours prêt à obliger, toujours prêt à courir au secours de ceux qui souffraient, sans examiner si ceux qui le faisaient appeler pourraient ou ne pourraient pas le rémunérer.
  • Nécrologie de M. François Joseph Cazin », L’union médicale, vol. 23, n°86, Le Roy-Mabille, éd. Journal des intérêts scientifiques et pratiques moraux et professionnels du corps médical, 1864, p. 144, (en ligne)


« Le traité de F-J Cazin, une leçon de médecine de partage ». - Ouvrage d’un médecin humaniste, remarquable observateur, fondateur de la phytothérapie savante de langue française.


On pourra lire Cazin comme l'une des plus grandes sommes de médecine végétale, et à cet égard seul, y gagner beaucoup en connaissance. Mais, autant l’annoncer d'entrée : qui fréquente assidûment le Traité pratique et raisonné des plantes médicinales indigènes finira par suivre, fût-ce de loin, l'homme partait sous la pluie d'hiver, en calèche, sans examiner si ceux qui le faisaient appeler pourraient ou non le rémunérer. Là où il va, c’est là où demeure toujours, et jamais guérie, la justice.


Traité pratique et raisonné des plantes médicinales indigènes (1868)[modifier]

En publiant cette troisième édition du traité des plantes médicinales indigènes, je crois accomplir un devoir. Honorer la mémoire de mon père, tel est mon but ; perpétuer son nom en perpétuant son œuvre, telles est la tâche qui m’incombe.


Dans les villes, l'état social forme un corps dont toutes les parties distinctes, mais intimement liées, agissent et réagissent les unes sur les autres. L'aspect de la misère agglomérée y excite la pitié, et sollicite des secours qu'il est presque toujours facile de se procurer. Les villes ont des hospices, des bureaux de bienfaisance, des caisses de secours mutuels pour les ouvriers, des associations pieuses, des dispensaires, etc.
Les campagnes sont privées de tous ces avantages et restent abandonnées à elles-mêmes, comme si, formant un peuple à part, elles n'étaient pas régies par les mêmes lois et ne devaient pas prétendre aux mêmes bienfaits. Dans les communes rurales, plus qu'ailleurs, s'offre le contraste du bien-être des riches et de l'indigence des nombreux habitants qui n'ont d'autres biens que l'emploi de leurs forces. Si l’ouvrier des campagnes est moins à plaindre que celui des villes tant qu'il se porte bien, il est bien plus pauvre, plus écrasé par le malheur quand la maladie l'atteint. Le plus souvent, alors, il souffre sans secours, lutte péniblement, languit ignoré et meurt silencieux et résigné dans une chaumière où le froid, l’humidité, la malpropreté se joignent aux autres causes de destruction.


Non-seulement on falsifie les substances exotiques dans leur pays natal, à leur arrivée dans nos ports et chez les droguistes, mais encore, quand elles sont d’un prix élevé, chez les pharmaciens avides et peu consciencieux.
Si dans tous les temps on a préféré les objets difficiles à obtenir, dans tous les temps aussi il s’et trouvé des hommes assez dévoués à leur pays et à l'humanité pour combattre ce préjugé.


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