Falk van Gaver

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Falk van Gaver (2008).

Falk van Gaver, né le 15 juin 1979 dans le 15e arrondissement de Paris, est un journaliste, essayiste et écrivain voyageur de langue française.

Citations[modifier]

Face à cette conspiration du bruit, fomentons la conjuration du silence. Face à la majorité bruiteuse, tweeteuse, réseauteuse, soyons la minorité silencieuse.

  • « La conspiration du bruit », Falk van Gaver, revue Limite, 30 novembre 2015 (lire en ligne)


Nous le voyons de plus en plus clairement, nous vivons dans une caricature, une parodie, une contrefaçon de démocratie. La démocratie représentative n’est qu’une représentation de démocratie – au sens théâtral. Le système représentatif n’est que le paravent de l’oligarchie et son système de légitimation symbolique.

  • « Démocratie tragique », Falk van Gaver, revue Limite, 10 décembre 2015 (lire en ligne)


Loin de l’optimisme progressiste qui est l’éthos et le pathos de nos pseudo démocraties modernes, une démocratie authentique est une démocratie à l’antique, c’est-à-dire une démocratie tragique – dont l’éthos est, avant tout, tragique, réaliste, prudent et résolu à la fois, dont les vertus majeures sont la mésotès, le sens de la mesure, et la sophrosyné, la grande prudence, le sens des limites, de la finitude, de la mort contre toute hybris, toute démesure, et évidemment le courage et la justice, indispensables à la défense de la liberté et de l’égalité des hommes – et dont le pathos sera plutôt pessimiste voire catastrophiste qu’optimiste et progressiste.

  • « Démocratie tragique », Falk van Gaver, revue Limite, 10 décembre 2015 (lire en ligne)


Mais pour cela elle doit être une démocratie réelle, c’est-à-dire directe – et avant tout locale, de quartier, communale, municipale, puis cantonale, départementale, régionale, nationale enfin – selon le principe d’un strict fédéralisme partant de la base avec une autonomie démocratique totale de chaque degré à commencer par le plus proche, le niveau communal – et pourquoi pas avec des assemblées également continentales et mondiales selon le principe d’un strict confédéralisme par le bas. Avec donc des assemblées populaires à tous les niveaux, depuis le quartier jusqu’à la nation, le continent ou le monde, constituées d’élus choisis par tirage au sort parmi les citoyens, avec des mandats courts, responsables, révocables, non cumulables, non renouvelables ou non successivement renouvelables (afin d’assurer un remplacement régulier des assemblées, si bien que tout citoyen aura exercé au moins une fois et de préférence à de nombreuses reprises des mandats politiques publics) avec une indemnité décente – correspondant au salaire minimum ou au maximum au salaire moyen ou médian du pays.

  • « Démocratie tragique », Falk van Gaver, revue Limite, 10 décembre 2015 (lire en ligne)


Nous ne voulons pas plus d’État, plus d’oligarchie, plus d’indéboulonnable technocratie, nous voulons au contraire moins d’État, et autant que possible pas d’État du tout, et plus de démocratie.

  • « Démocratie tragique », Falk van Gaver, revue Limite, 10 décembre 2015 (lire en ligne)


Ces courants populistes partagent une contestation sans concession du prétendu « progrès » ou de tout ce qui est vendu sous ce nom depuis deux siècles — à savoir, l'extension des échanges marchands comme de la gestion administrative à toutes les dimensions de l'existence, de la conception à la mort. Aujourd'hui comme hier, les revendications les plus révolutionnaires sont celles qui exigent que le capitalisme industriel soit entravé afin de protéger ou recréer les communautés de métiers. Comme les insurrections des luddites anglais ou des canuts lyonnais.

  • « Le peuple contre la machine », Falk van Gaver, revue Limite, nº 2, janvier 2016, p. 39