Féodalité

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La féodalité (du latin feudum, « fief ») est un système politique dont l'autorité centrale a été affaiblie ; le pouvoir souverain est attribué à des principautés, des fiefs ou des fédérations gouvernés par des seigneurs et destinés à stabiliser la région et/ou le peuple.

Gracchus Babeuf[modifier]

Ce fut dans la poussière des archives seigneuriales que je découvris les affreux mystères des usurpations de la caste noble.
  • in Gracchus Babeuf avec les Egaux, Jean-Marc Shiappa, éd. Les éditions ouvrières, 1991  (ISBN 27082 2892-7), p. 16


La connaissance des pratiques féodales « est la raison pour laquelle je fus peut-être le plus redoutable fléau de la féodalité.»
  • in Gracchus Babeuf avec les Egaux, Jean-Marc Shiappa, éd. Les éditions ouvrières, 1991  (ISBN 27082 2892-7), p. 13


La féodalité n'est qu'un système d'Esclaves et de Tyrans ; ma patrie veut-être libre, ne peut plus rien conserver dans ce qui tient à ce système.
  • in Gracchus Babeuf avec les Egaux, Jean-Marc Shiappa, éd. Les éditions ouvrières, 1991  (ISBN 27082 2892-7), p. 38


Régine Pernoud[modifier]

Le château féodal : organe de défense, lieu vital du domaine, asile naturel de toute la population rurale en cas d’attaque, centre culturel, riche de traditions originales, dégagé de toute influence antique. Il est fort significatif qu’à cette culture aient été attachés les termes courtois, courtoisie ; ils émanent d'une civilisation qui ne doit rien à la cité, et évoquent ce que l'on propose comme idéal à toute une société : un code d'honneur, une sorte de rituel social, qui sont ceux de la chevalerie ; une certaine aisance des manières aussi ; enfin, une attention pleine d'égards que la femme exige de l’homme.


C’est cette attache intime de l'homme et du sol sur lequel il vit qui constitue le servage, car par ailleurs, le serf a tous les droits de l'homme libre : il peut se marier, fonder une famille, sa terre passera à ses enfants après sa mort, ainsi que les biens qu'il a pu acquérir. Le seigneur, remarquons le, a, quoique sur une toute autre échelle évidemment, les mêmes obligations que le serf, car il ne peut ni vendre, ni aliéner sa terre, ni la déserter.


L'Église, elle-même source de mobilité sociale, a grandement encouragé l'affranchissement des serfs. Rappelons l'exemple entre tous frappant de Suger, qui, fils de serf, n’en avait pas moins été, à l'abbaye de Saint-Denis, le condisciple du futur roi Louis VI ; sur les bancs de l’école était née entre eux une amitié qui ne devait cesser qu'avec leur vie ; et l'on sait comment, devenu lui-même abbé de Saint-Denis, Suger allait gouverner le royaume pendant la croisade de Louis VII, qui à son retour le proclamait « Père de la patrie ».


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