Félix Houphouët-Boigny

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Félix Houphouët-Boigny aussi surnommé « le sage » ou même « Nanan Boigny » ou « Nanan Houphouet » ou encore « le Vieux » (au sens africain du terme), est le « père » de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Il serait né Dia Houphouët le 18 octobre 1905 à N'Gokro (Yamoussoukro) et mort le 7 décembre 1993. Il fut le Premier ministre ivoirien et premier président de la Côte d'Ivoire de 1960 à 1993.

Citations[modifier]

Le travail forcé, avec son triste cortège de bas salaires, de sévices, de paucinatalité, d'exode vers les villes où, ce qui est pire, vers les colonies étrangères, crée entre ce qu'il est convenu d'appeler colonisés et colonisateurs un fossée qui va grandissant et que nous avons ici, tous, le devoir de combler si nous voulons que l'Union française soit une réalité vivante.
  • Rapport sur la Suppression du Travail Forcé, 30 mars 1946 A l'Assemblée Nationale Constituante Française
  • Entologie des discours, Félix Houphouët-Boigny, éd. Editions CEDA, 1978, p. 563


En face de cet arbre que vous voyez là-bas, l'arbre des suppliciés, l'arbre des sacrifices de mes anciens, j'avais pris l'engagement, il y a bientôt trente ans, à ma sortie de l'école, en reconnaissance de tout ce que les Akoués ont fait pour moi, d'offrir d'autres sacrifices, le sacrifice d'amour-propre, le sacrifice d'argent, le sacrifice de moi-même.
  • Hommage à son village natal, Yamoussoukro, 3 mai 1956
  • Entologie des discours, Félix Houphouët-Boigny, éd. Editions CEDA, 1978, p. 123


A ma naissance, on a même pensé que ma voie serait la prédication comme fétichiste, je n'ai pas échappé à mon destin puisque je prêche toujours. Et malgré cette origine fétichiste, je tiens à vous dire, pour justifier certains de mes actes qui déroutent parfois la masse qui me fait confiance quand je lui parle de politique de main tendue, de non-violence, d'oubli du passé: je suis devenu croyant, pas un simple croyant qui se contente le matin et le soir d'aller à l'église, et qui passe son temps à psalmodier des litanies à la louange de Dieu. je suis un croyant. Je me sens si petit, et Dieu sait combien je suis petit. Je suis petit, et mes responsabilités, qui découlent de votre confiance, si grandes! Mes responsabilités vis-à-vis de I'Afrique, vis-à-vis de la France, vis-à-vis de I'Europe, et, peut être demain vis-à-vis du monde, pèsent lourdement sur mes faibles épaules.
  • Au Stade Géo André (aujourd'hui Stade Félix Houphouët-Boigny), 7 septembre 1958
  • Éducation civique & morale, Félix Houphouët-Boigny, éd. Fraternité Hebdo, 1985, p. 166


Chaque jour, dans des moments de méditation, je m'efforce de demander à Dieu de m'aider. Je lui dis : Si la confiance des hommes m'impose de telles responsabilités, au niveau desquelles je dois exercer une action, si, dans l'accomplissement de ma lourde tâche, vous pensez que la force et l'influence qui découlent de la confiance de mes frères m'entraineront à commettre des injustices, à piétiner le droit des faibles, alors, mon Dieu, faites en sorte que cette confiance disparaisse, que mes responsabilités disparaissent et que je m'en retoume à Yamoussoukro, mon petit village, à ma petite case.
  • Au Stade Géo André (aujourd'hui Stade Félix Houphouët-Boigny), 7 septembre 1958
  • Le sphinx, Félix Houphouët-Boigny, éd. Sesame Edition,, 2006, p. 74


Hier, l'on disait : Je préférerais être le premier dans mon village plutôt que le second à Rome. Aujourd'hui, je vous dis : il vaut mieux être le millionième d'un ensemble solide, puissant, riche, écouté dans le monde, respecté dans le monde, seul capable d'assurer par ses moyens puissants le développement harmonieux de l'homme, seul capable d'élever la condition humaine, que d'être le premier dans un état miséreux.
  • Au Stade Géo André (aujourd'hui Stade Félix Houphouët-Boigny), 7 septembre 1958
  • Textes de référence, Félix Houphouët-Boigny, éd. Fraternité-Hebdo, 1980, p. 11


C'est l'homme qui honore le titre et non le titre qui honore l'homme.
  • A Adzopé, 24 septembre 1959
  • Textes de référence, Félix Houphouët-Boigny, éd. Fraternité-Hebdo, 1980, p. 39
J’ai la haine de la haine et je désapprouve toute violence dans les rapports entre les hommes.
  • Man, 25 janvier 1960
  • Textes de référence, Félix Houphouët-Boigny, éd. Fraternité-Hebdo, 1980, p. 99


De nos jours, plus sans doute qu’au cours des époques successives qu’a traversées l’humanité, la paix mondiale est indivisible.
  • Vœux du Corps diplomatique, 1er janvier 1967
  • Mémorial de la Côte-d'Ivoire: Du nationalisme à la nation, Félix Houphouët-Boigny, éd. Ami Abidjan, 1987, p. 65


Le dialogue est l’arme des forts et non des faibles, c’est l’arme de ceux qui font passer leurs problèmes généraux avant les problèmes particuliers, avant les questions d’amour propre.
  • Discours prononcé au 5ème congrès du PDCI devant le Corps diplomatique, 30 octobre 1970
  • La fin et la suite, Félix Houphouët-Boigny, éd. CERAP Karthala, 2010, p. 107


Dans la recherche de la paix, de la vraie paix, de la paix juste et durable on ne doit pas hésiter un seul instant, à recourir, avec obstination au dialogue.
  • Discours prononcé au 5ème congrès du PDCI devant le Corps diplomatique, 30 octobre 1970
  • Félix Houphouët-Boigny: l'homme de la paix, Paul Henri Siriex, éd. Nouvelles éditions africaines, 1975, p. 331
Nous sommes tous solidaires du même destin, du destin de l’Afrique et si nous pouvons mener de front la lutte pour la paix à l’intérieur de nos pays, la paix entre nos pays, la paix entre nos pays et le reste du monde, alors nous aurons servi l’Afrique.
  • Conférence de presse sur le dialogue Abidjan, 28 avril 1971
  • Contribution à la Paix par la neutralité, Félix Houphouët-Boigny, éd. Ministère de l'Information, Service de la documentation générale et de la presse, 1971, p. 86


Nous n’avons qu’un objet de haine : la guerre, qu’une seule obsession : la paix, la paix des cœurs, la paix sociale, la paix entre les Nations.
  • Séminaire du Bureau Politique Yamoussoukro, 12 juin 1973
  • Textes de référence, Félix Houphouët-Boigny, éd. Fraternité-Hebdo, 1980, p. 104
La paix, qui a constamment besoin d’exhortations, est une acquisition continue, le plus souvent silencieuse.
  • UNESCO, Paris, 7 mai 1976
  • Textes de référence, Félix Houphouët-Boigny, éd. Fraternité-Hebdo, 1980, p. 105


Il n’y aura pas de paix tant que la force paraîtra l’unique recours possible pour dénouer des situations intolérables.
  • Fête nationale, 7 décembre 1979, Katiola
  • Elfenbeinküste der 7. Parteikongress der PCDI-RDA und die Wahlen 1980, Félix Houphouët-Boigny, éd. Institut für Afrika-Kunde, 1981, p. 17


Il est plus facile de faire la guerre que de faire la paix.
  • 7e Congrès P.D.C.I.-R.D.A, 29-30 septembre et 1er octobre 1980
  • Elfenbeinküste der 7. Parteikongress der PCDI-RDA und die Wahlen 1980, Félix Houphouët-Boigny, éd. Institut für Afrika-Kunde, 1981, p. 61


On peut se tromper, c’est humain, mais il faut se garder de vouloir tromper les autres.
  • 4ème Congrès du PDCI-RDA, 23 septembre 1965
  • Anthologie des discours, Félix Houphouët-Boigny, éd. Editions CEDA, 1978, p. 695
Nous voulons aller de l’avant, assurément, mais sans, pour autant, renier notre passé, sans tourner le dos à celles de nos formes de civilisation qui constituent notre originalité et dont le monde a grand besoin, nous le savons.
  • Message de Nouvel An, 31 décembre 1966 à Abidjan
  • Le Président Félix Houphouët-Boigny et la Nation ivoirienne, Félix Houphouët-Boigny, éd. Nouvelles Editions Africaines, 1975, p. 132


Un miracle, comme un pari, cela se prépare, cela se conditionne, cela se mesure, cela se décide et cela se réalise à force de volonté et de persévérance.
  • Pose de la Première Pierre de la Cité « Riviéra », 7 septembre 1970
  • Textes de référence, Félix Houphouët-Boigny, éd. Fraternité-Hebdo, 1980, p. 64


Ce que veut l’Ivoirien, c’est le partage de la richesse et non de la misère. Et pour ce faire, il doit, avant tout, contribuer à créer ces richesses.
  • 5ème Congrès du PDCI-RDA, 30 octobre 1970
  • Textes de référence, Félix Houphouët-Boigny, éd. Fraternité-Hebdo, 1980, p. 27


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