Euro

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L'Euro est la monnaie unique au sein de seize États au sein de l'Union européenne.

Citations[modifier]

Néanmoins, la conception du "projet de la monnaie unique" a été si influencé par l'idéologie et par les intérêts privés qu'il a échoué non seulement sur son objectif économique, apporter la prospérité, mais aussi dans son ambition de rapprocher les pays politiquement.


L'euro a conduit à une aggravation de l'inégalité. C'est un argument crucial de ce livre : l'euro a creusé le fossé. Avec lui, les pays faibles sont devenus encore plus faibles et les pays forts encore plus forts : par exemple, le PIB de l'Allemagne représentait 10,4 fois celui de la Grèce en 2017, mais 15 fois en 2015. Cet écart entre les pays a aussi provoqué une augmentation de l'inégalité dans les pays de la zone euro, en particulier ceux qui sont en crise, et cela, même dans des pays européens qui étaient engagés dans une dynamique de réduction de l'inégalité avant l'avènement de l'euro.


En une sens, donc, l'histoire de la zone euro est une leçon de morale : elle montre que des dirigeants ayant perdu tout contact avec leur électorat peuvent concevoir des systèmes qui ne sont pas bons pour les citoyens. Elle montre que les intérêts financiers l'ont trop souvent emporté dans les progrès de l'intégration économique, et que l'emballement démentiel de l'idéologie et des intérêts peut aboutir à des structures économiques peut-être lucratives pour quelques-uns, mais dangereuses pour de larges composantes de la population.


Si les salaires n'augmentent pas, les prix eux, ont connu une nette envolée notamment depuis la naissance de l'euro. C'est presque un miracle que la consommation des ménages, cette donnée que les économistes surveillent en permanence, se soit pas tout à fait stoppée.
  • « Acheter ou vendre », Philippe Alexandre, Le Bien public (ISSN 0998-4593), 2 novembre 2007, p. 14
A qui la faute de la crise de l'euro? Les politiciens de l'UE accusent les spéculateurs. Quelques jongleurs financiers peuvent-il donc faire vaciller un espace économique comptant 27 économies nationales? (...) L'euro était dès le départ un projet politique visant à étendre la puissance de l'UE.
  • « L'espace UE est un espace d'insécurité et de discorde. », Pirmin Schwander, Bulletin de l'ASIN, mai 2010, p. 2


Pour sauver le pouvoir central, la Commission de l'UE et les puissances de l'UE que sont la France et l'Allemagne ont prôné une centralisation accrue. Les États membres sont censés abdiquer leurs politiques économique et financière nationales. Est-il judicieux de vouloir résoudre une crise provoquée par la manie centralisatrice en préconisant une centralisation plus forte encore? L'euro en tant que symbole de l'uniformisation de l'Europe a échoué.
  • « L'espace UE est un espace d'insécurité et de discorde. », Pirmin Schwander, Bulletin de l'ASIN, mai 2010, p. 2


Les États de la zone euro sont trop différents les uns des autres pour une monnaie commune. Cette idélologie de l'euro, profondément ancrée dans l'esprit des politiciens de l'UE qui ne veulent pas admettre qu'ils se sont trompés, sonnera le glas de l'Europe.
Au moment, à la fin des années 80, où elle a été mise sur les rails dans les sérails bruxellois, la monnaie unique était conçue surtout comme un moyen de forcer les États à plus de fédéralisme. Or, pour le seul fonctionnement du marché unique, une monnaie commune, qui ne faisait pa disparaître les monnaies nationales, mais en constituait une sorte de moyenne, était largement suffisante. Instrument politique, l'euro a un vice de construction qui apparaît aujourd'hui au grand jour. Et comme le démontrent les cas de la Grande-Bretagne, du Danemark et de la Suède, ne pas vouloir l'adopter n'empêche rien, et serait même plutôt bénéfique à ces pays dans la crise actuelle.
  • « Sortir de l'euro? Sortir de l'Union? Est-ce juridiquement possible? », Bruno Gollnisch, NationsPresseMagazine, nº 24, mars 2012, p. 11


L'euro, le cœur nucléaire du dispositif, ne représente pas seulement une politique du renoncement. C'est « le renoncement à la politique ». La vrai politique n'est pas de l'ordre de la mécanique, c'est une vision. La politique, c'est l'idée qu'à une question technique, ce n'est pas une réponse technique qui convient. Qu'à une question économique, ce n'est pas une réponse économique qui convient. Qu'à une question sociale, budgétaire, ce n'est pas une réponse sociale, budgétaire qui convient. C'est une réponse politique.
Une « réponse politique », c'est quand on remonte plus haut qu'à la question posée. Qu'on retrouve le chemin de la nation et de ses intérêts vitaux.

  • Le moment est venu de dire ce que j'ai vu, Philippe De Villiers, éd. Albin Michel, 2015, p. 159


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