Douglas Reed

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Douglas Reed (1895-1976) est un journaliste et essayiste britannique.

Citations[modifier]

Juda, dont descend le sionisme d’aujourd’hui, était une tribu de mauvaise réputation. Juda vendit son frère Joseph, le fils préféré de Jacob-dit-Israël, aux Ismaélites pour vingt deniers d’argent (comme bien plus tard Judas, le seul Judéen parmi les apôtres, trahit Jésus pour trente deniers d’argent), et fonda ensuite la tribu dans l’inceste (La Genèse 37-38). Les scribes religieux, qui écrivirent ce compte rendu biblique des siècles plus tard, s’étaient rendus les maîtres de Juda, et comme il altéraient la tradition orale à chaque fois que cela leur convenait, la question se pose : pourquoi se donnèrent-ils la peine de préserver, ou même peut-être d’insérer, cette attribution de commencements incestueux et cette nature perfide au même peuple qui, disaient-ils, était l’élu de Dieu ? La chose est mystérieuse, comme bien d’autres choses dans les Écritures lévitiques, et seuls les cercles fermés de la secte pourraient fournir une réponse.
  • La controverse de Sion,, Douglas Reed, éd. Noontide Press, 1985, chap. I Les débuts de l'affaire, p. 14/787 (édition électronique)


Le Deutéronome est avant tout un programme politique complet : l’histoire de la planète, créée par Jéhovah pour ce « peuple spécial », doit se terminer par le triomphe de ce peuple et la ruine de tous les autres. Les récompenses offertes aux fidèles sont exclusivement matérielles : massacres, esclaves, femmes, butins, terres, empires. La seule condition imposée pour ces récompenses est l’observance des « lois et jugements » qui commandent essentiellement la destruction des autres. La seule culpabilité définie réside dans la non-observance de ces lois. L’intolérance est spécifiée en tant qu’observance, la tolérance en tant que non-observance - par conséquent, culpabilité. Les châtiments prescrits sont de ce monde et matériels, non spirituels. La conduite morale, pour peu qu’elle soit exigée, est requise uniquement envers les coreligionnaires, et les « étrangers » en sont exclus.
  • La controverse de Sion,, Douglas Reed, éd. Noontide Press, 1985, chap. I Les débuts de l'affaire, p. 24 et 25/787 (édition électronique)


Le Deutéronome se termine par le thème prolongé, houleux et rageur de la-malédiction-ou-la-bénédiction. Moïse, sur le point de mourir, exhorte une fois de plus « le peuple » à choisir entre les bénédictions ou les malédictions, et les deux sont énumérées. Les bénédictions sont exclusivement matérielles : la prospérité par l’augmentation de la famille, des récoltes et du bétail ; la défaite des ennemis ; et la domination mondiale. « l’Éternel ton Dieu t’élèvera au dessus de toutes les nations de la terre… l’Éternel fera de toi un peuple saint pour lui… Et tous les peuples de la terre verront que tu es appelé du nom du Seigneur ; et ils te craindront… tu prêteras à de nombreuses nations, et tu n’emprunteras pas. Et l’Éternel fera de toi la tête, et pas la queue ; et tu seras uniquement au dessus, et pas en dessous… ». Ces bénédictions s’étendent sur treize versets ; les malédictions sur quelque cinquante ou soixante. La divinité au nom de laquelle les malédictions sont clairement prononcées était considérée comme capable de faire le mal (en fait, cela est explicitement mentionné dans un livre postérieur, Ézéchiel, comme on le montrera). Le judaïsme littéral est en définitive basé sur la terreur et la peur (...)
  • La controverse de Sion,, Douglas Reed, éd. Noontide Press, 1985, chap. I Les débuts de l'affaire, p. 29/787 (édition électronique)


Le Deutéronome emploie ce double language - pour utiliser un idiome moderne - d’un bout à l’autre : l’Éternel prive le peuple spécial de foyer, et le met parmi les païens, à cause de ses transgressions ; les païens, qui ne sont à blâmer ni pour cet exil ni pour ces transgressions, sont ses « persécuteurs » ; par conséquent, les païens seront détruits.

On comprend mieux l’attitude judaïste envers le reste de l’humanité, la création et l’univers en général, quand on considère ce

point et les passages qui s’y rapportent - tout particulièrement la plainte constante que les juifs sont « persécutés » partout, plainte qui dans une tonalité ou dans une autre se retrouve dans quasi toute la littérature juive. Pour quiconque acceptant ce livre comme la Loi, la simple existence des autres est en fait persécution ; le Deutéronome laisse clairement entendre cela.
  • La controverse de Sion,, Douglas Reed, éd. Noontide Press, 1985, chap. I Les débuts de l'affaire, p. 31/787 (édition électronique)


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