Dominique de Villepin

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Dominique de Villepin (2010).

Dominique de Villepin, né le 14 novembre 1953 à Rabat (Maroc), est un écrivain, diplomate et homme politique français, Premier ministre français du 31 mai 2005 au 15 mai 2007. Il est président de son propre mouvement politique République Solidaire.

Guerre en Irak[modifier]

La question qui se pose aujourd'hui est simple : considérons-nous en conscience que le désarmement par les missions d'inspection est désormais une voie sans issue ? Ou bien, estimons-nous que les possibilités en matière d'inspection offertes par la résolution 1441 n'ont pas encore été toutes explorées ?
En réponse à cette question, la France a deux convictions : la première, c'est que l'option des inspections n'a pas été conduite jusqu'à son terme et peut apporter une réponse efficace à l'impératif du désarmement de l'Iraq ; la deuxième, c'est qu'un usage de la force serait si lourd de conséquences pour les hommes, pour la région et pour la stabilité internationale qu'il ne saurait être envisagé qu'en dernière extrémité.

  • Discours contre la guerre en Irak, 14 février 2003, New York, Conseil de sécurité des Nations unies, dans texte intégral sur Wikisource, Dominique de Villepin.


L'option de la guerre peut apparaître a priori la plus rapide. Mais n'oublions pas qu'après avoir gagné la guerre, il faut construire la paix.

  • Discours contre la guerre en Irak, 14 février 2003, New York, Conseil de sécurité des Nations unies, dans texte intégral sur Wikisource, Dominique de Villepin.

Et c'est un vieux pays, la France, d'un vieux continent comme le mien, l'Europe, qui vous le dit aujourd'hui, qui a connu les guerres, l'occupation, la barbarie. Un pays qui n'oublie pas et qui sait tout ce qu'il doit aux combattants de la liberté venus d'Amérique et d'ailleurs. Et qui pourtant n'a cessé de se tenir debout face à l'Histoire et devant les hommes. Fidèle à ses valeurs, il veut agir résolument avec tous les membres de la communauté internationale. Il croit en notre capacité à construire ensemble un monde meilleur.

  • Discours contre la guerre en Irak, 14 février 2003, New York, Conseil de sécurité des Nations unies, dans texte intégral sur Wikisource, Dominique de Villepin.


Le soleil noir de la puissance, 1796-1807[modifier]

Lorsqu'une déplorable faiblesse se manifeste dans les conseils du pouvoir, une inquiétude vague se répand dans la société, elle semble chercher un homme qui puisse la sauver. Le génie tutélaire, une nation nombreuse le renferme toujours dans son sein ; mais quelquefois il tarde à paraître. En effet, il ne suffit pas qu'il existe, il faut qu'il soit connu ; il faut qu'il se connaisse lui-même... Mais que ce sauveur impatiemment attendu donne tout à coup un signe d'existence, l'instinct national le devine et l'appelle, les obstacles s'aplanissent devant lui, et tout un grand peuple, volant sur son passage, semble dire : le voilà !

  • Propos repris du Mémorial de Sainte-Hélène


Après l'hérédité monarchique et le nivellement égalitaire jacobin, il invente une troisième voie : la méritocratie, seule à même de faire cohabiter l'indispensable égalité et la non moins indispensable existence d'une élite. Après le « à chacun selon sa naissance et son rang », après « l'égalité ou la mort », son « à chacun selon ses talents » s'incarne dans la création de la Légion d'honneur, la fondation qui porte le plus sa signature car elle traduit par le haut l'égalité des chances et sert d'antidote à l'esprit bourgeois dont le nouveau César méprise l’égoïsme et redoute la prolifération.


L'honneur comme antidote à l’égoïsme de la bourgeoisie, l'honneur comme pilier moral d'un régime qui donne à nouveau un sens et un avenir. Si une partie de son œuvre a consisté à calmer les passions en rétablissant l'ordre, le clergé et la propriété, l'autre versant, celui du mouvement, obéit à la religion de la gloire qui élève en faisant appel à la conjugaison du sacrifice et de la transcendance. Alchimie effervescente qui se confond avec la personnalité du chef de l'État et explique sa force d'attraction sur les contemporains et la postérité.


Soudée par la conviction d'appartenir à une famille et de servir la grandeur de la France, cette Grande Armée avale des étapes infernales avec le sourire, combat avec un courage qui assure sa réputation dans l'armée entière. « Il y avait, dans cette armée d'élite, un esprit de corps admirable. Il ne s'agissait pas d'arriver le premier, mais d'arriver ensemble. La valeur y était compacte, indivisible », s'enthousiasme Norvins avant de conclure : « Qu'il était beau alors d'être Français ! »


L'émotion atteint son paroxysme quand Napoléon découvre les restes du 14e de ligne, perdu au milieu des lignes russes et massacré au terme d'une résistance héroïque : « La mort n'avait rien dérangé de l'ordre où se tenait ce glorieux corps [...] témoigne Billon. Officiers, sous-officiers et soldats morts, chacun gardait la place qu'il occupait vivant. La neige autour d'eux et sous eux était rouge de sang. » L'Empereur se recueille en silence. « J'entendis le maréchal Bessières s'écrier tout haut : Ils sont rangés comme des moutons. — Dites comme des lions, répondit l'Empereur ; cette demi-brigade, sur le plateau de Rivoli, je l'avais surnommée La Brave ; à Eylau elle a mis le comble à son illustration. »


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