Démosthène

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Buste de Démosthène.

Démosthène (né à Athènes en 384 av. J.-C., mort à Calaurie en 322 av. J.-C.) est un homme d'État athénien de Grèce ancienne et l'un des plus fameux orateurs attiques.

Sur la couronne[modifier]

Il est dans la nature humaine d’écouter avec plaisir l’accusation et l’invective, l’apologie personnelle avec dépit.
  • (grc) Sur la couronne, Démosthène (trad. Jean-François Stiévenart), éd. Didot, 1870, 3, p. 380


Deux grandes qualités, hommes d’Athènes ! caractérisent l’honnête citoyen, titre que je puis prendre sans irriter l’envie : dans l’exercice de la puissance, une fermeté inébranlable à maintenir l’honneur et la prééminence de la République ; en tout temps, pour chaque fait, du dévouement. Ce dernier point dépend de nous, le cœur en est maître ; mais la puissance est hors de nous.
  • (grc) Sur la couronne, Démosthène (trad. Jean-François Stiévenart), éd. Didot, 1870, 321, p. 408


Les Philippiques[modifier]

Démosthène s'exerçant à la parole, tableau de Jean-Jules-Antoine Lecomte du Nouÿ, 1870.
Voyez en effet, à quel point est montée l’insolence de cet homme : il ne vous laisse plus le choix de l’action ou du repos, mais il vous menace ; il parle, à ce qu’on dit, d’un ton plein d’arrogance ; il ne peut se contenter de ce qu’il a déjà envahi, mais il s’agrandit tous les jours par de nouvelles conquêtes ; et, tandis que vous temporisez, que vous ne faites pas le moindre mouvement, il vous enveloppe et vous investit de toutes parts.
  • À propos de Philippe II de Macédoine, occupé à conquérir les cités grecques les unes après les autres.
  • (grc) Les Philippiques, Démosthène (trad. Joseph Planche), éd. Verdière, 1819, Première Philippique, p. 381


Quand est-ce donc, Athéniens, quand est-ce que vous ferez ce que demande le salut de l’État ? Attendez-vous quelque nouvel événement ? Attendez-vous, grands Dieux, que la nécessité vous y force ? Mais, de quel œil regardez-vous donc tout ce qui se passe ? Pour moi, je ne connais pas de nécessité plus pressante pour les hommes libres que la honteuse situation de leurs affaires.
  • (grc) Les Philippiques, Démosthène (trad. Joseph Planche), éd. Verdière, 1819, Première Philippique, p. 381


Songez qu’il est temps d’en venir aux effets et de combattre Philippe avec d’autres armes que des lettres et des décrets.
  • (grc) Les Philippiques, Démosthène (trad. Joseph Planche), éd. Verdière, 1819, Première Philippique, p. 397


Il est évident que si l’ennemi ne trouve personne qui l’arrête, il ne s’arrêtera jamais de lui-même.
  • (grc) Les Philippiques, Démosthène (trad. Joseph Planche), éd. Verdière, 1819, Première Philippique, p. 409


Ne vous figurez pas que ce qui plaît à Philippe, plaise également à ses sujets. Lui ne respire que la gloire ; il la cherche à travers tous les travaux et tous les périls, préférant aux douceurs d’une vie sûre et paisible, la réputation d’avoir fait ce que n’avait pu faire avant lui aucun roi de Macédoine. Mais pour ses sujets, ils ne partagent pas cette ardente passion pour la gloire. Épuisés par des expéditions toujours renaissantes, dans lesquelles on les traîne de contrée en contrée, ils détestent et maudissent une guerre qui ne leur permet ni de cultiver leurs champs, ni de vaquer à leurs affaires domestiques, ni de pouvoir, dans un pays où la guerre a fermé tous les ports, trafiquer du butin qui leur a coûté tant de travaux.
  • (grc) Les Philippiques, Démosthène (trad. Joseph Planche), éd. Verdière, 1819, Deuxième Philippique, p. 436-437


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