Claudie Haigneré

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Les astronautes Zleva Konstantin Kozejev, Viktor Afanasjev et Claudie Haigneré dans le Zvezda Service Module de la Station spatiale internationale (ISS) en 2001.

Claudie André-Deshays, épouse Haigneré, née le 13 mai 1957 au Creusot (Saône-et-Loire), est une scientifique, spationaute et femme politique française, présidente d'Universcience1 à Paris entre 2010 et 2015, puis, jusqu'à ce jour, en 2020, conseillère auprès du directeur général de l'Agence spatiale européenne. Elle a été la première femme française et européenne dans l'espace.

Citations[modifier]

En juillet 1969, j’avais douze ans, j’étais une petite fille émerveillée par le premier pas de l’homme sur la Lune. Cela a été un moment déclencheur : on se dit que, parfois, le rêve peut devenir réalité. Je suis devenue médecin, et c’est en exerçant mon métier à l’hôpital que je suis tombée sur un appel à candidatures du Centre national d’études spatiales. Cela a réveillé la petite lumière de mon rêve d’enfant.
  • « Interview de l’astronaute Claudie Haigneré : « Depuis l’espace, on prend conscience de la finitude des ressources de la Terre » », Claudie Haigneré, propos recueillis par Fanny Declercq, Axelle Mag, nº 219, mai 2019 (lire en ligne)


J’étais plus douée que surdouée, et surtout très travailleuse. Je suis née au Creusot (Saône-et-Loire), une ville ouvrière. Mon grand-père était mineur, mon père est devenu ingénieur chez Creusot-Loire [une entreprise de sidérurgie] par sa seule volonté, sans en avoir le titre. Collégienne, je passais mes week-ends avec le Gaffiot [dictionnaire latin-français] à la main. Je récitais les Commentaires sur la guerre des Gaules [écrit par Jules César] en latin. J’étais la bosseuse de la famille.
  • « Claudie Haigneré : « La mission Apollo 11 avait allumé une étincelle en moi » », Claudie Haigneré, propos recueillis par Pascal Galinier, Le Monde, 15 novembre 2019 (lire en ligne)


Pour moi, c’est le moment où, après toutes ces longues préparations, alors que l’on se sent bien avec l’équipage, en confiance avec la mission, on plonge dans une espèce de bulle. On est d’ailleurs derrière une vitre, au sens propre du terme ! Cela nous permet d’endosser, psychologiquement, notre mission. Ici, c’est finalement comme une zone de transition qui nous permet de prendre de la distance avec notre entourage pour nous imprégner de l’environnement, non habituel, qui sera le nôtre. On devient vraiment un cosmonaute.
  • « « A Baïkonour, on devient vraiment un cosmonaute » », Claudie Haigneré, propos recueillis par Isabelle Mandraud, Le Monde, 28 novembre 2016 (lire en ligne)


Depuis l’espace, on prend conscience de la finitude des ressources de la Terre. Cela nous oblige à penser quelle est notre responsabilité et comment, collectivement et individuellement, on va comprendre et prendre soin de cette planète. Cette vision de la Terre, fragile et belle, nous interpelle. 
  • « Interview de l’astronaute Claudie Haigneré : « Depuis l’espace, on prend conscience de la finitude des ressources de la Terre » », Claudie Haigneré, propos recueillis par Fanny Declercq, Axelle Mag, nº 219, mai 2019 (lire en ligne)


On se sent effectivement très lourd au retour sur Terre. Mais, comme première sensation, j’ai le souvenir surtout des senteurs de la steppe kazakhe respirées à l’ouverture du hublot.
  • « Après le retour sur Terre de Thomas Pesquet, ses prédécesseurs livrent leurs souvenirs », Claudie Haigneré, propos recueillis par David Larousserie, Le Monde, 2 juin 2017 (lire en ligne)


Il y a, je pense, aujourd’hui, sur les 557 astronautes, seulement 60 femmes. Il y a donc 10 % de femmes astronautes… mais aussi 10 % de candidates. Pourquoi y a-t-il seulement 10 % de jeunes femmes qui se sentent attirées par la candidature et cette aventure ? (...) Il y a sûrement des représentations qui sont faussées, stéréotypées, des clichés à bouger sur les métiers « pour les garçons » et ceux « pour les filles ». Dans le monde du digital et du codage, il y a aussi seulement 10 % de femmes. Il y a sans doute un manque de modèles, de confiance en soi et une autolimitation plus sensible chez les jeunes filles que chez les jeunes garçons. Je joue volontiers ce rôle de modèle pour la science, pour parler de la vraie image du métier et l’incarner.
  • « Interview de l’astronaute Claudie Haigneré : « Depuis l’espace, on prend conscience de la finitude des ressources de la Terre » », Claudie Haigneré, propos recueillis par Fanny Declercq, Axelle Mag, nº 219, mai 2019 (lire en ligne)


Quand je vois les jeunes générations, et surtout les jeunes filles, je trouve qu’on les sensibilise bien trop tard aux carrières scientifiques. La question n’est évoquée qu’en première ou terminale. Or, les représentations et les clichés sont déjà installés. Il faut les intéresser dès le plus jeune âge. En quoi consiste le métier d’ingénieur? Un jeune est incapable d’y répondre.
  • « INTERVIEW - Claudie Haigneré : "On sensibilise trop tard les jeunes filles aux sciences" », Claudie Haigneré (propos recueillis par Marie-Laure Zonszain), Femme Actuelle, 24 septembre 2019 (lire en ligne)


Ayant vu la Terre depuis l’espace, on me demande souvent, quelle planète allons-nous laisser à nos enfants? Je retourne alors la question: quels enfants allons-nous laisser à notre planète? Il faut éduquer les jeunes bien plus tôt et leur donner des modèles.
  • « INTERVIEW - Claudie Haigneré : "On sensibilise trop tard les jeunes filles aux sciences" », Claudie Haigneré (propos recueillis par Marie-Laure Zonszain), Femme Actuelle, 24 septembre 2019 (lire en ligne)


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