Boileau-Narcejac

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Boileau-Narcejac est la signature commune de Pierre Louis Boileau (Paris, 28 avril 1906 - Beaulieu-sur-Mer, 16 janvier 1989) et Pierre Ayraud, dit Thomas Narcejac (Rochefort-sur-Mer, 3 juillet 1908 - Nice, 7 juin 1998), écrivains français de romans policiers, dont certains ont donné lieu à des adaptations cinématographiques par Henri-Georges Clouzot et Alfred Hitchcock. Ils ont aussi participé au scénario de Les Yeux sans visage, de Georges Franju. L'écrivain Jean-Philippe Arrou-Vignod s'est inspiré de leurs romans pour mettre en scène ceux de P-P Cul-Vert.

Citations[modifier]

Qu'est-ce qu'il dirait, Larmingeat, si Ravinel lui avouait qu'il a prié pour que son père meure, qu'il a guetté tous les symptômes de sa fin prochaine? Ah! Il est calé, en médecine. Il sait ce que un peu d'écume au coin des lèvres, une certaine manière de tousser au coin des lèvres, une certaine manière de tousser creux le soir. Il sait aussi ce que cela signifie d'être le fils d'un malade. Toujours à trembler pour sa santé, à surveiller sa température, aux changements de saison. Comme disait sa mère: "On ne fait pas de vieux os, chez nous". Elle est morte, quelques mois après son mari, sans bruit, usée par les calculs et les économies.
  • Les diaboliques (Celle qui n'était plus), Boileau-Narcejac, éd. Folio, 1952  (ISBN 2-07-036326-0), chap. III, p. 50


Parce que Ravinel était fils unique, il a eu, malgré son âge, l'impression d'être orphelin. Il est resté orphelin. Quelque chose en lui n'a pas réussi à s'épanouir, et il sursaute toujours quand une porte claque, ou bien quand on l'interpelle l'improviste. Il craint les questions à bout portant. On ne lui demande plus la date de Campo-Formio, évidemment, mais il a toujours peur de rester sec, de ne plus savoir un renseignement essentiel. Et il lui est arrivé, en effet, d'oublier son numéro de téléphone, ou le numéro de sa voiture. Un jour, il oubliera son nom. Il ne sera plus fils, ni mari, ni rien... Un homme parmi les autres et, ce jour-là, qui sait, il sera peut-être heureux, d'un bonheur défendu.
  • Les diaboliques (Celle qui n'était plus), Boileau-Narcejac, éd. Folio, 1952  (ISBN 2-07-036326-0), chap. III, p. 50


Quand on se marie, on croit épouser une femme et on épouse une famille, toutes les histoires d'une famille.
  • Les diaboliques (Celle qui n'était plus), Boileau-Narcejac, éd. Folio, 1952  (ISBN 2-07-036326-0), chap. III, p. 107


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