Blaise Cendrars

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Cendrars en 1916

Blaise Cendrars, pseudonyme de Frédéric-Louis Sauser, né à La-Chaux-de-Fonds (Suisse) le 1er septembre 1887 et mort à Paris le 21 janvier 1961, est un écrivain français d'origine suisse.

Citations propres à l'auteur[modifier]

Prose du Transsibérien et de la petite Jeanne de France, 1913[modifier]

J'ai vu

J'ai vu les trains silencieux les trains noirs qui revenaient de l'Extrême-Orient et qui passaient en fantômes

Et mon œil, comme le fanal d'arrière, court encore derrière ces trains
  • « Prose du Transsibérien et de la petite Jeanne de France », dans Du monde entier au cœur du monde - Poésies complètes (1947), Blaise Cendrars, éd. Gallimard, coll. « Poésie - NRF », 2006, p. 59


Dix-neuf poèmes élastiques, 1919[modifier]

Apollinaire

1900-1911

Durant 12 ans seul poète de France
  • « 7. Hamac », dans Du monde entier au cœur du monde - Poésies complètes (1947), Blaise Cendrars, éd. Gallimard, coll. « Poésie - NRF », 2006, p. 104


La guillotine est le chef d'œuvre de l'art plastique

Son déclic

Crée le mouvement perpétuel
  • « 18. La tête », dans Du monde entier au cœur du monde - Poésies complètes (1947), Blaise Cendrars, éd. Gallimard, coll. « Poésie - NRF », 2006, p. 121


Moganni Nameh, 1923[modifier]

Il est si simple d’être assis l’un vis-à-vis de l’autre, sous la lampe, de se dévisager, curieux, avec un sourire au fond des yeux.
  • Edition complète, 4ème volume, Blaise Cendrars, éd. Denoël, 1962, p. 97


Feuilles de route, 1924[modifier]

Il faut savoir être bête et content.
  • « Rire », dans Du monde entier au cœur du monde - Poésies complètes (1947), Blaise Cendrars, éd. Gallimard, coll. « Poésie - NRF », 2006, p. 263


Sud-Américaines, 1924[modifier]

Ce n'est pas du premier coup que l'on trouve son équilibre et la simplicité de la vie au milieu de toutes les complications de la richesse Il y faut de l'entètement
  • Au cœur du monde - Poésies complètes 1924-1929 (1947), Blaise Cendrars, éd. Gallimard, coll. « Poésie/Gallimard », 1997  (ISBN 2-07-030062-5), p. 96


Rhum. L'aventure de Jean Galmot, 1930[modifier]

En Guyane on fleurit sa tombe. Les petites filles de huit et dix ans y déposent du massepain en hommage. On y vient pleurer. On y vient prier. Toujours cette tombe est recouverte de fleurs et surveillée par des fidèles. L'adoration que le peuple a gardé pour « papa Galmot » a presque fait oublié la grande sainte du pays, sainte Thérèse de l'Enfant Jésus. On a trompé ce peuple. On a escamoté le cœur de Jean Galmot. On a frappé les galmotistes qui ont aimé cet homme. On veut que son nom disparaisse. Seulement là-bas, on n'oublie rien…

  • Rhum. L'aventure de Jean Galmot (1930), Blaise Cendrars, éd. Grasset, coll. « Les Cahiers Rouges », 1996  (ISBN 2-246-17862-2), p. 17


La Guyane
Ce n'est pas plus grand que la Bretagne et la Normandie réunies.
Le soleil de l'Equateur et les eaux rouges des fleuves y remplissent les hommes de fièvre et de violence.
A quelques milles de la côte, la forêt.
Impénétrable, secrète, fantastiquement silencieuse.
Là, il y a l'or, les essences, le bois de rose, la gomme de balata ; des prospecteurs, des trafiquants, des bagnards ; des forçats en fuite ou des libérés y pénètrent, y rôdent ; ils y trouvent la liberté ou la mort ou disparaissent misérablement…

  • Rhum. L'aventure de Jean Galmot (1930), Blaise Cendrars, éd. Grasset, coll. « Les Cahiers Rouges », 1996  (ISBN 2-246-17862-2), p. 44


Il était, lui, l'homme de l'aventure : et l'aventure n'est pas ce qu'on imagine, un roman. Elle ne s'apprend pas dans les livres. Elle n'est faite ni pour les romantiques attardés, ni pour les chiourmes. L'aventure est toujours une chose vécue, et, pour la connaître, il faut avant tout être à la hauteur pour la vivre, vivre, et ne pas avoir peur.

  • Rhum. L'aventure de Jean Galmot (1930), Blaise Cendrars, éd. Grasset, coll. « Les Cahiers Rouges », 1996  (ISBN 2-246-17862-2), p. 58, 59


Durant la retraite de Russie, Stendhal, méticuleusement, faisait fondre chaque matin un peu de glace et se rasait avec attention. Cela valait mieux que de perdre la tête et crever de désespoir. Ainsi, quand toutes les deux heures une ronde vient jeter, à travers le guichet, un coup d’œil dans la cellule de Jean Galmot, on a la surprise de le voir en train de se raser, méthodiquement, avec de longs regards narquois…
Enfin, il se sent libre.
Enfermé dans un cachot de trois mètres sur deux, avec dans un coin un trou d'égout d'où surgissent d'énormes rats tourmentés par la faim, malade, fiévreux, gelé, seul, tout seul, il est enfin libre.

  • Rhum. L'aventure de Jean Galmot (1930), Blaise Cendrars, éd. Grasset, coll. « Les Cahiers Rouges », 1996  (ISBN 2-246-17862-2), p. 151, 152


Aujourd’hui, 1931[modifier]

Tu fonds le monde dans le moule de ton crâne.
  • Aujourd'hui, Profond aujourd'hui, Blaise Cendrars, éd. Denoël, édition complète, 4ème volume, 1962, p. 143


« Vous qui écrivez dans les journaux, si jamais vous parlez de moi, dites bien à vos amis, les poètes, que la vie est dangereuse aujourd’hui et que celui qui agit doit aller jusqu’au bout de son acte sans se plaindre. »
  • Aujourd'hui, Eloge de la vie dangereuse, Blaise Cendrars, éd. Denoël, édition complète, 4ème volume, 1962, p. 158


Seront classés tous les aînés qui auront rassemblé, souvent à leur insu, quelque élément de cette violente beauté qui nous possède et qui nous force, nous, les jeunes : la beauté du monde moderne.
  • Aujourd'hui, Peintres, 2 - Modernités, Paris, 9 mai 1919, Blaise Cendrars, éd. Denoël, édition complète, 4ème volume, 1962, p. 185


Celui qui a vu, il y a quelques années, dans le ciel transparent de Paris, un aviateur tracer des lettres de fumée de cent mètres de hauteur pour annoncer une nouvelle marque d’automobiles « CITROEN », a dû comprendre l’héroïsme, la science, l’audace, la précision, la virtuosité, la candeur, l’universalité de la poésie et du monde modernes.
  • Aujourd'hui, Poètes, Blaise Cendrars, éd. Denoël, édition complète, 4ème volume, 1962, p. 212


Vol à voile, 1932[modifier]

(…) un baromètre détraqué au beau fixe (…)
  • Vol à voile, Blaise Cendrars, éd. Denoël, édition complète, 4ème volume, 1962, p. 258


(Hess-Ruetschi) : En somme, rien n’est inadmissible, sauf peut-être la vie, à moins qu’on ne l’entende pour la réinventer tous les jours !...
  • Vol à voile, Blaise Cendrars, éd. Denoël, édition complète, 4ème volume, 1962, p. 277


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