Birago Diop
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Birago Diop est un écrivain et poète sénégalais, connu pour ses rapports avec la négritude et la mise par écrit des contes traditionnels de la littérature orale. Il est né en à Ouakam, dans la banlieue de Dakar, et mort le .
Citations
[modifier]Les Contes d'Amadou Koumba
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Quand la mémoire va ramasser du bois mort, elle rapporte le fagot qu’il lui plaît.
- Les Contes d’Amadou Koumbe, Birago Diop, éd. Présence Africaine, 1969 (ISBN 2-7087-0167-3), partie Les mamelles, p. 31 et 32
Le feu du bois que l’on a soi-même abattu et débité semble plus chaud qu’aucun autre feu.
- Les Contes d’Amadou Koumbe, Birago Diop, éd. Présence Africaine, 1969 (ISBN 2-7087-0167-3), partie Les mamelles, p. 31
Les Nouveaux Contes d'Amadou Koumba, 1958
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Si le gourmand avait le ventre derrière lui, ce ventre le mettrait dans un trou.
- Les Nouveaux Contes d'Amadou Koumba, Birago Diop, éd. Présence africaine, 1961, p. 25
Quand ramasser devient trop aisé, se baisser devient difficile.
- Les Nouveaux Contes d'Amadou Koumba, Birago Diop, éd. Présence africaine, 1961, p. 27
Point n'est besoin d'un gros appât pour attraper une grosse bête.
- Les Nouveaux Contes d'Amadou Koumba, Birago Diop, éd. Présence africaine, 1961, p. 47
Mes enfants, dit-elle, l'émir du Trarza a déclaré la guerre au Oualo.Il nous faut nous éloigner d'ici. Alors le plus jeune des fils caïmans interrogea: Mère, que peut nous faire, à nous, caïmans, que les Ouoloffs du Oualo se battent contre les Maures du Trarza? Mon enfant, répondit Maman-Caïman, l'herbe sèche peut enflammer l'herbe verte.Allons-nous-en!
- Les Nouveaux Contes d'Amadou Koumba, Birago Diop, éd. Présence africaine, 1961, p. 53
S'il n'est que de vous nourrir, une seule femme suffit.
- Les Nouveaux Contes d'Amadou Koumba, Birago Diop, éd. Présence africaine, 1961, p. 66
Si l'enfant ne sort pas, le monde vient à lui… Seulement, le monde n'apprend à l'enfant que le monde et ne lui enseigne que ce qu'il ne sait pas.
- Les Nouveaux Contes d'Amadou Koumba, Birago Diop, éd. Présence africaine, 1961, p. 83
L'esprit se trompe rarement si le cœur ne l'a pas laissé trop souvent flâner en chemin…
- Les Nouveaux Contes d'Amadou Koumba, Birago Diop, éd. Présence africaine, 1961, p. 83
Si les voisins, les étrangers, les compagnes, les compagnons, les amis de jeux dressent les jeunes, il n'est que les parents qui puissent les élever, les éduquer... C'est la maison qui éduque.
- Les Nouveaux Contes d'Amadou Koumba, Birago Diop, éd. Présence africaine, 1961, p. 83
Le bonheur n'a pas besoin de s'étaler, ni de courir les sentiers pour attirer sur soi ses deux grands ennemis, l’œil et la langue.
- Les Nouveaux Contes d'Amadou Koumba, Birago Diop, éd. Présence africaine, 1961, p. 88
L'enfant bien éduqué n'a pas besoin qu'on lui parle pour comprendre et agir ainsi que le désirent père et mère. Et l'on doit retrouver, dès la tendre enfance, le père chez le fils et la mère en la fille.
- Les Nouveaux Contes d'Amadou Koumba, Birago Diop, éd. Présence africaine, 1961, p. 84
Leurres et lueurs, 1960
[modifier]Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :
Ils sont dans l'Ombre qui s'éclaire
Et dans l'ombre qui s'épaissit.
Les Morts ne sont pas sous la Terre :
Ils sont dans l'Arbre qui frémit,
Ils sont dans le Bois qui gémit,
Ils sont dans l'Eau qui coule.
Ils sont dans l'Eau qui dort,
Ils sont dans la Case, ils sont dans la Foule :
Les Morts ne sont pas morts.
- « Souffles[1] », dans Leurres et lueurs, Birago Diop, éd. Présence africaine, 1967, partie V. Lueurs, p. 64 (lire en ligne)
Citations sur
[modifier]Léopold Sédar Senghor
[modifier]- Voir le recueil de citations : Léopold Sédar Senghor

Birago Diop nous dit modestement qu'il n'invente rien, mais se contente de traduire en français les contes du griot de sa maison, AMADOU fis de KOUMBA. Ne nous y laissons pas prendre. Il fait comme tous les bons conteurs de chez nous : sur un thème ancien, il compose un nouveau poème.
Et le lecteur étourdi croit facilement à une traduction, tant le conteur, qui allie la finesse française à la verte sobriété wolove, sait rendre la vie du conte négro-africain avec sa philosophie, son imagerie et son rythme propres.
- Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache de langue française (1948), Léopold Sédar Senghor, éd. PUF, coll. « Quadrige », 1985 (ISBN 2-13-038715-2), p. 135 (lire en ligne)
Notes et références
[modifier]- ↑ Une première version est publiée en 1948 par Léopold Sédar Senghor dans son Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache de langue française.