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Barbara

Une page de Wikiquote, le recueil des citations libres.
Photo en noir et blanc d'une femme aux cheveux courts, sur un bateau, vêtue d'un manteau de fourrure, regardant l'objectif.
Barbara en 1965.

Monique Andrée Serf, dite Barbara (ou Barbara Brodi à ses débuts), est une autrice-compositrice-interprète française, née le à Paris et morte le à Neuilly-sur-Seine.

Citations

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La chanteuse de minuit (1958)

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C'est moi que j'suis la Joconde.
Je suis connue par le monde.
Au Louvre où la foule abonde
Pour me voir, on fait la ronde
Et moi, faut que j'me morfonde,
La Joconde, La Joconde.

  • La Joconde, Paul Braffort, Barbara, album La chanteuse de minuit (1958 chez La Voix de son Maître / Pathé-Marconi).


Dis, quand reviendras-tu ?
Dis, au moins le sais-tu,
Que tout le temps qui passe,
Ne se rattrape guère,
Que tout le temps perdu,
Ne se rattrape plus ?

  • Refrain.
  • Dis, quand reviendras-tu ?, Barbara, Barbara, album Dis, quand reviendras-tu ? (1964 chez CBS).


Portrait photographique en buste d'une femme sérieuse vêtue d'un pull à col roulé et d'une toque en fourrure noire.
Barbara en 1968.

Attendez que ma joie revienne
Et que se meure le souvenir
De cet amour de tant de peine
Qui n'en finit pas de mourir.
Avant de me dire je t'aime,
Avant que je puisse vous le dire,
Attendez que ma joie revienne,
Qu'au matin je puisse sourire.

  • Refrain.
  • Attendez que ma joie revienne, Barbara, Barbara, album Dis, quand reviendras-tu ? (1964 chez CBS).


Il pleut sur Nantes
Donne-moi la main
Le ciel de Nantes
Rend mon cœur chagrin

  • Nantes, Barbara, Barbara, album Dis, quand reviendras-tu ? (1964 chez CBS).


Une petite cantate du bout des doigts
Obsédante et maladroite monte vers toi
Une petite cantate que nous jouions autrefois
Seule je la joue maladroite
Si mi la ré sol do fa

  • Une petite cantate, Barbara, Barbara, album Le Mal de vivre (1965).


O mon amie
O ma douce
O ma si petite à moi
Mon Dieu qu'elle est difficile cette cantate sans toi

  • Une petite cantate, Barbara, Barbara, album Le Mal de vivre (1965).


Et tant pis pour ceux qui s'étonnent
Et que les autres me pardonnent
Mais les enfants ce sont les mêmes
A Paris ou à Göttingen

  • Göttingen, Barbara, Barbara, album Le Mal de vivre (1964).


Ô faites que jamais ne revienne
Le temps du sang et de la haine
Car il y a des gens que j'aime
A Göttingen

Et lorsque sonnerait l'alarme
S'il fallait reprendre les armes
Mon cœur verserait une larme
Pour Göttingen, pour Göttingen

  • Göttingen, Barbara, Barbara, album Le Mal de vivre (1964).


Du plus loin, que me revienne, l'ombre de mes amours anciennes
Du plus loin, du premier rendez-vous
Du temps des premières peines, lors, j'avais quinze ans, à peine

Cœur tout blanc, et griffes aux genoux
Que ce furent, j'étais précoce, de tendres amours de gosse
Ou les morsures d'un amour fou
Du plus loin qu'il m'en souvienne, si depuis, j'ai dit "je t'aime"
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous

  • Une chanson d'amour adressée à son public.
  • Ma plus belle histoire d'amour, Barbara, Barbara, album Ma plus belle histoire d'amour (1967).


Mais à travers leur visage, c'était déjà votre image,
C'était déjà vous et le cœur nu
Je refaisais mes bagages, et poursuivais mon mirage,
Ma plus belle histoire d'amour c'est vous.

  • Ma plus belle histoire d'amour, Barbara, Barbara (1967).


 J'ai pleuré mes larmes, mais qu'il me fut doux
Oh, qu'il me fut doux, ce premier sourire de vous
Et pour une larme qui venait de vous
J'ai pleuré d'amour, vous souvenez-vous ?

  • Ma plus belle histoire d'amour, Barbara, Barbara (1967).


Un beau jour, ou était-ce une nuit
Près d'un lac je m'étais endormie.
Quand soudain, semblant crever le ciel
Et venant de nulle part
Surgit un aigle noir.

  • L'Aigle noir, Barbara, Barbara, album L'Aigle noir (1970 chez Phillips).


Il avait les yeux couleur rubis
Et des plumes couleur de la nuit.
À son front, brillant de mille feux,
L'oiseau roi couronné
Portait un diamant bleu.

  • L'Aigle noir, Barbara, Barbara, album L'Aigle noir (1970 chez Phillips).


L'aigle noir, dans un bruissement d'ailes
Prit son vol pour regagner le ciel.
Quatre plumes, couleur de la nuit,
Une larme, ou peut-être un rubis.
J'avais froid, il ne me restait rien.
L'oiseau m'avait laissée
Seule avec mon chagrin.

  • L'Aigle noir, Barbara, Barbara, album L'Aigle noir (1970 chez Phillips).


Pantin 1981

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Un homme
Une rose à la main
A ouvert le chemin
Vers un autre demain

  • Fait référence à la victoire de François Mitterrand lors de l'élection présidentielle française de 1981, la rose étant le symbole du Parti socialiste qu'il avait choisi en 1971.
  • Regarde, Barbara, Barbara, album Pantin 1981 (1981).


Il était un piano noir…: mémoires interrompues, posthume 1998

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J’ai de plus en plus peur de mon père. Il le sent. Il le sait. J’ai tellement besoin de ma mère, mais comment faire pour lui parler ? Et que lui dire ? Que je trouve le comportement de mon père bizarre ? Je me tais. Un soir, à Tarbes, mon univers bascule dans l’horreur. J’ai dix ans et demi. Les enfants se taisent parce qu’on refuse de les croire. Parce qu’on les soupçonne d’affabuler. Parce qu’ils ont honte et qu’ils se sentent coupables. Parce qu’ils ont peur. Parce qu’ils croient qu’ils sont les seuls au monde avec leur terrible secret. De ces humiliations infligées à l’enfance, de ces hautes turbulences, de ces descentes au fond du fond, j’ai toujours resurgi. Sûr, il m’a fallu un sacré goût de vivre, une sacrée envie d’être heureuse, une sacrée volonté d’atteindre le plaisir dans les bras d’un homme, pour me sentir un jour purifiée de tout, longtemps après.
  • Il était un piano noir… : mémoires interrompus, Barbara, éd. Fayard, 1998  (ISBN 2-213-6001-55), partie Récit inachevé, p. 31


La voix est la musique de l'âme.
  • Il était un piano noir… : mémoires interrompus, Barbara, éd. Fayard, 1998  (ISBN 2-213-6001-55), partie Récit inachevé, p. 51


Un après-midi, je fugue pour fuir mon père. Je n'en peux plus. Je marche, je marche, je marche. Je décide d'aller à la gendarmerie. Le gendarme m'écoute m'écoute attentivement, j'ai même l'impression qu'il me croit. Mais il m'explique que je ne suis pas majeure et que je doit retourner chez mes parents ! C'est mon père qui vient me chercher. Il laisse entendre que suis une malade, une « affabulatrice ». Il me ramène à la maison, je le hais. Je suis punie pendant plusieurs jours, mais je sens que ma démarche l'a frappé.
  • Il était un piano noir… : mémoires interrompus, Barbara, éd. Fayard, 1998  (ISBN 2-213-6001-55), partie Récit inachevé, p. 53-54


Aujourd'hui, la musique s'écoute plus qu'elle ne se chante. Est-ce parce qu'elle est devenue moins mélancolique ? Parce que nous vivons plus replié sur nous-mêmes avec notre Walkman collé aux oreilles ? Il est vrai que les bruits de la ville sont devenus si tonitruants et cacophoniques que nous sommes obligés d'écouter la musique et les mots de plus en plus fort. Et cette musique et ces mots qui étaient censé nous rapprocher, nous éloignent plus que jamais les uns des autres.
  • Il était un piano noir… : mémoires interrompus, Barbara, éd. Fayard, 1998  (ISBN 2-213-6001-55), partie Récit inachevé, p. 61


On ne sait pas d'où viennent les mots ; quand tu chantes, ils se mâchent, s'allongent, se distordent, se consument, déboulent de ta gorge à tes lèvres, redescendent dans ton corps, dans le pli de ta taille, dans ta hanche ; ils t'obligent à tendre la jambe, à plier l'épaule, à courber l'échine, à redresser les reins le long desquels ils se faufilent jusqu'à redescendre jusqu'aux extrémités où ils irradient parfois comme une douleur ou un plaisir intense.
  • Il était un piano noir… : mémoires interrompus, Barbara, éd. Fayard, 1998  (ISBN 2-213-6001-55), partie Récit inachevé, p. 119-120


[J]e crois que ce que l'on appellera plus tard mon « style », c'est cette couleur pianistique due à ma méconnaissance de la musique, je dirais même à ma grande ignorance de l'écriture musicale.
  • Il était un piano noir… : mémoires interrompus, Barbara, éd. Fayard, 1998  (ISBN 2-213-6001-55), partie Récit inachevé, p. 145


Cet état d'amoureuse, je l'ai presque toujours connu. J'en avait besoin pour chanter. Dans ma vie de femme j'ai échoué. Dans ma vie de mère j'ai échoué. J'ai longtemps senti dans mon ventre un vide glacé, j'ai longtemps jalousé les femmes enceintes et détesté les nouveau-nés. J'ai souvent marché la main posée sur mon ventre. Aujourd'hui je pense que c'était sans doute le prix à payer et que ma vie a été malgré tout belle et intense.
  • Il était un piano noir… : mémoires interrompus, Barbara, éd. Fayard, 1998  (ISBN 2-213-6001-55), partie Fragments, p. 171-172


Parler de Gérard, parler de Depardieu, parler de notre relation passionnelle, dire nos fous rires, l'émotion toujours neuve que nous éprouvons à nous retrouver, à nous téléphoner dans un temps suspendu. Nous ne nous sommes plus vus depuis huit jours, un mois, un an, je ne sais pas et c'est sans importance. il téléphone « C'est moi », et je sais exactement comment il est et comment il va.
  • Il était un piano noir… : mémoires interrompus, Barbara, éd. Fayard, 1998  (ISBN 2-213-6001-55), partie Fragments, p. 179


[I]l faut savoir que la scène porte à leur paroxysme toutes les émotions ; tout est multiplié, électrisé, tu es seule à assumer tes erreurs et celles des autres, tout est ultrarapide, intense, tu es hors de toi, « sortie de toi ».
  • Il était un piano noir… : mémoires interrompus, Barbara, éd. Fayard, 1998  (ISBN 2-213-6001-55), partie Fragments, p. 212


Citations rapportées

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Moustaki c'est ma tendresse.
  • « Disparition de Georges Moustaki », RFI Musique, RFI Musique, 23 mai 2013 (lire en ligne)


Citations sur

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Barbara, c’est une fille bien. Elle a un gain, mais un beau gain. On est un peu amoureux, comme ça, depuis longtemps.
  • Jacques Brel à propos de son amie Barbara.
  • « Ses nouvelles passions… », Jean-Dominique Brierre, fra.1september.ru, 2008 (lire en ligne)


Le noir est très présent, dans les titres de ses chansons comme sur scène. Les longues robes fourreau noires, les traits de khôl très appuyés et les cheveux de jais deviennent sa marque de fabrique.
  • Stéphane Berne, Historiquement Vôtre : La véritable histoire de Barbara, chanteuse espiègle sous ses airs froids, Europe 1, 22 mai 2021 (accéder en ligne)


C'est une autrice-compositrice qui a créé certaines des plus belles chansons du monde (le génie féminin ♡)[...] Elle raconte ses souvenirs, son enfance, ses aventures, c'est souvent drôle...et elle parle généralement des hommes et de leurs côtés disons "décevants", d'ailleurs elle a été célibataire presque toute sa vie
  • Les Cahiers d'Esther, Riad Sattouf, d'après une histoire vraie racontée par Esther A., éd. Allary Éditions, mai 2024, t. 9-Histoire de mes 18 ans, Barbara, p. 30


Elle a fait "Nantes", une chanson sur ses retrouvailles manquées avec son père, qu'elle n'avait pas revu depuis des années...sauf qu'elle a révélé longtemps après dans un livre qu'il avait abusé d'elle quand elle était enfant, l'horreur. D'ailleurs, une théorie affirme que sa chanson "L'aigle noir" parle de ça.
  • Les Cahiers d'Esther, Riad Sattouf, d'après une histoire vraie racontée par Esther A., éd. Allary Éditions, mai 2024, t. 9-Histoire de mes 18 ans, Barbara, p. 30


Citations autour

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Barbara Perlimpinpin

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 L'association Barbara Perlimpinpin créée en 2002 perpétue la mémoire de l'artiste.

La démarche de l'association est singulière parce que son objectif premier était d'acquérir des pièces et de les restituer à des institutions patrimoniales pour qu'elles soient disponibles et accessibles au grand public. L'association s'est vraiment constituée comme étant les archivistes de la chanteuse qui n'a pas fait ce travail elle-même de son vivant.
  • Citation d'Émilie Caftan, chargée des collections au département musique à la BNF.
  • « "Dis, quand reviendras-tu ?" : trente ans après sa disparition, les mots de Barbara résonnent à la Bibliothèque nationale de France », Yann Bertrand, Franceinfo, 29 janvier 2026 (lire en ligne)


Liens externes

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