Ave, César !
Ave, César ! (Hail, Caesar!) est une comédie américaine écrite, produite, réalisée et montée par Joel et Ethan Coen, sortie en 2016. Il s'agit d'une parodie du Hollywood des années 1950 qui utilise le personnage réel du producteur Eddie Mannix dans une histoire fictive à suspense. Le film contient de nombreux pastiches des principaux genres cinématographiques produits par Hollywood à l'époque et parodie également la morale hollywoodienne de la période maccarthyste.
Citations
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Eddie Mannix (dans le confessionnal) : Bénissez-moi, mon père, parce que j'ai péché.
Le prêtre catholique : Depuis combien de temps ne vous êtes-vous pas confessé, mon fils ?
Eddie Mannix (regardant sa montre) : Vingt-sept heures.
Le prêtre catholique : C'est vraiment trop rapproché. Vous n'êtes pas mauvais à ce point-là.
- (en)
Eddie Mannix: Bless me Father, for I have sinned.
Priest: How long since your last confession my son?
Eddie Mannix: Twenty-seven hours.
Priest: It's really too often, you're not that bad.
- Josh Brolin (VO), Philippe Vincent (VF), Robert Pike Daniel (VO), Sylvain Clément (VF), Ave, César ! (2016), écrit par Ethan et Joel Coen
- (en) "We have your movie star. Gather $100,000 and await instructions. Who are We? The Future."
- Lettre anonyme adressée à Eddie Mannix.
- Josh Brolin (VO), Philippe Vincent (VF), Ave, César ! (2016), écrit par Ethan et Joel Coen (trad. Wikiquote)
Thora Thacker (journaliste) : Vingt millions de lecteurs veulent la vérité, Eddie !
Eddie Mannix : La vérité ! Hm-hm ! (Il s'éloigne précipitamment.)
Thora Thacker : Eddie !
- (en)
- Josh Brolin (VO), Philippe Vincent (VF),Tilda Swinton (VO), Sylvia Bergé (VF), Ave, César ! (2016), écrit par Ethan et Joel Coen
Laurence Laurentz : Dites votre réplique exactement comme moi. Exactement comme moi.
Hobie Doyle (hochant la tête) : D'accord.
Laurence Laurentz : "J'aimerais que ce soit aussi simple".
Hobie Doyle : "Je... J'aimerais que ça soye aussi simple."
Laurence Laurentz : "J'aimerais que ce soit aussi simple".
Hobie Doyle : "Je... J'aimerais que ça soye aussi simple."
Laurence Laurentz : Mon garçon, pourquoi dites-vous cela ? Pourquoi dites-vous "que ce soye" ?
Hobie Doyle : Vous avez dit : "Dites-le comme j'le dis."
Laurence Laurentz : ... Oui...
Hobie Doyle : "J'aimerAIS... que ça SOYE... aussi..."
Laurence Laurentz : "J'aimerais que ce soit aussi simple."
Hobie Doyle : "Je... J'aimerais que ça soye aussi simple. J'aimerais que ça... je... J'aimerais que ça soye..."
Laurence Laurentz : Non non non non... Regardez bien ma bouche : "J'aimerais que ce soit aussi simple".
Hobie Doyle (avec un geste de la tête) : "J'aimerais que ça soye aussi simple" !
Laurence Laurentz : Ne bougez pas la tête. "J'aimerais que ce soit aussi simple." "J'aimerais que ce soit aussi simple."
Hobie Doyle : "J'aimerais que ça soye aussi..."
Laurence Laurentz : "J'aimerais que ce soit aussi simple."
Hobie Doyle : Je... "J'aimerais..." Mais... Je vous assure que j'essaie, monsieur Laurentz.
Laurence Laurentz : C'est Laurence.
Hobie Doyle (déconcerté, fronçant les sourcils) : ... Je croyais que... Vous venez de dire que c'était Laurentz.
Laurence Laurentz : Non ! Appelons-nous par nos prénoms, mon gars. De toute façon, "Laurence" me va si je peux vous appeler "Hobie". Et donc... "J'aimerais que ce soit aussi simple."
Hobie Doyle (avec un geste de la main) : "J'aimerais que ça soye aussi..."
Laurence Laurentz (lui rabaissant la main) : Ne bougez pas les mains. "J'aimerais que ce soit aussi simple." Avec aisance.
Hobie Doyle : " J'aimerais que ça soye aussi simple, avec aisance."
Laurence Laurentz : Non ! Ne dites pas "avec aisance" ! Dites-le avec aisance !
- (en)
- Ralph Fiennes (VO), Bernard Gabay (VF), Alden Ehrenreich (VO), Sandor Funtek (VF), Ave, César ! (2016), écrit par Ethan et Joel Coen
Baird Whitlock : C'est vrai, on peut se raconter que ce qu'on crée a une sorte de valeur artistique, ou qu'il y a même une dimension spirituelle dans l'industrie du cinéma, mais, en réalité, c'est ce gros richard, Nick Skenk, qui dirige cette usine depuis New York, et qui distribue des sucettes à tous les... comment ils appelaient ça, déjà, "le pain et les jeux", dans... Oh !? Hé !? (Eddie Mannix le prend au col, le soulève et lui donne deux gifles.) Ah !?
Eddie Mannix : Maintenant écoute-moi bien, mon gars. Nick Skenk et ce studio te traitent bien comme tous ceux qui bossent ici. Si je t'entends à nouveau mal parler de monsieur Skenk, ce seront tes derniers mots avant que je te fasse jeter en taule pour complicité avec tes ravisseurs.
Baird Whitlock : Euh ! Je savais rien ! Je ferais jamais ç... (Eddie Mannix le gifle derechef.) Oh ! Ah !
Eddie Mannix : Ferme-la. Tu vas sortir d'ici et aller terminer Avé, César ! Tu va sortir ta tirade au pied du bon larron, et tu vas croire en chacun des mots que tu diras. (Il le gifle encore.) Tu vas le faire parce que t'es un acteur et que c'est ton boulot, tout comme le réalisateur fait le sien et le scénariste, et la script, et le cadreur et le clapman. Tu vas le faire parce que le film a de la valeur et que tu n'en as que si tu sers le film et ça t'as intérêt à ne jamais l'oublier.
Baird Whitlock : D'accord, oui, je... (Eddie Mannix le repose au sol et le pousse vers la porte.) Je l'oublierai jamais, Eddie.
Eddie Mannix : Je te garantis que non. Pas tant que je dirige cette thurne. (Baird Whitlock s'apprête à sortir.) Baird ! (L'acteur se retourne.) T'es une star, montre-le.
- (en)
- George Clooney (VO), Samuel Labarthe (VF), Josh Brolin (VO), Philippe Vincent (VF),, Ave, César ! (2016), écrit par Ethan et Joel Coen
Gracchus : Pourquoi t'agenouilles-tu devant cet Hébreu, Autolochus ?
Autolochus : Je l'ai déjà rencontré, Gracchus. Au puits de Jehosaphat. C'est tout un homme.
Gracchus : C'est un prêtre israélite, méprisé par les autres prêtres.
Autolochus : Non. Durant la campagne, hier, harassé par la poussière de la route, j'ai voulu boire le premier au puits, avant mes esclaves, dont la soif était bien plus grande que la mienne.
Gracchus : Un Romain boit avant un esclave.
Autolochus : Cet homme donnait de l'eau à tout le monde. Il n'a vu ni Romain ni esclave. Il n'a vu que des hommes, affaiblis, à qui il a porté secours. Il a vu la souffrance, qu'il a voulu apaiser. Il a vu le péché, et a donné son amour.
Gracchus : Son amour, Autolochus ?
Autolochus : Il a vu mon propre péché, Gracchus, ma cupidité. Mais dans ses yeux, nul reproche. Je n'ai vu que de la lumière. La lumière de Dieu.
Gracchus : Tu veux dire, des dieux.
Autolochus : Non, mon cher Gracchus. Cet Hébreu est le fils du Dieu unique. Le Dieu de cette tribu en exil. (Les employés sont de plus en plus impressionnés par ses talents d'acteur.) Pourquoi l'élu de Dieu ne serait-il pas ici, parmi ces gens, pour absoudre leurs péchés ? Ici, Gracchus, dans cette contrée inondée de soleil. Pourquoi ne prendrait-Il pas cette forme, celle d'un homme ordinaire ? Un homme qui ne prêche pas d'anciennes vérités, mais une nouvelle vérité. (Un employé déglutit, impressionné par le discours.)
Gracchus : Une nouvelle vérité ?
Autolochus : Une vérité qui surpasse toute autre vérité. Une vérité au-delà de ce monde. Une vérité qui n'est pas dite avec des mots, mais avec la lumière. Une vérité qu'on pourrait voir si on avait... (Les mots lui manquent.) Si on avait... (Gracchus jette un coup d'œil par-dessus son épaule.)
Régisseur : Coupez ! Coupez ! « La foi ! Si on avait la foi ! »
Autolochus : « La foi. » (Pause.) « La foi. La foi ! » Bon Dieu !
Régisseur : Du début.
- George Clooney (VO), Clancy Brown (VO), Ave, César ! (2016), écrit par Ethan et Joel Coen