Armand Jean du Plessis de Richelieu

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Cardinal Jean du Plessis de Richelieu

Armand Jean du Plessis de Richelieu, cardinal-duc de Richelieu et duc de Fronsac, est un ecclésiastique et homme d'État français, né le 9 septembre 1585 à Paris et mort le 4 décembre 1642 dans cette même ville.

Testament politique, 1688[modifier]

Les désordres qui ont été établis par des nécessités publiques et qui se sont fortifiés par des raisons d’État ne se peuvent réformer qu’avec le temps ; il en faut ramener doucement les esprits et ne point passer d’une extrémité à l’autre. Un architecte qui, par l’excellence de son art, corrige les défauts d’un ancien bâtiment et qui, sans l’abattre, le réduit à quelque symétrie supportable, mérite bien plus de louange que celui qui le ruine tout à fait pour refaire un nouvel édifice parfait et accompli.

  • Testament politique (1688), Armand Jean du Plessis de Richelieu, éd. Perrin, 2011  (ISBN 226203592X), p. 143


Les dépenses absolument nécessaires pour la subsistance de l’État étant assurées, le moins qu’on peut lever sur le peuple est le meilleur. Pour n’être pas contraint à faire de grandes levées, il faut peu dépenser et il n’y a pas de meilleurs moyens pour faire des dépenses modérées que de bannir toutes les profusions et condamner tous les moyens qui sont à cette fin.

  • Testament politique (1688), Armand Jean du Plessis de Richelieu, éd. Perrin, 2011  (ISBN 226203592X), p. 302


Mémoires[modifier]

Faire une loi et ne la pas faire exécuter, c'étoit autoriser la chose qu'on vouloit défendre ; […]

  • (fr1835) Mémoires du cardinal de Richelieu, Armand Jean du Plessis de Richelieu, éd. Société de l'histoire de France, 1921, t. V, p. 273


Citations rapportées[modifier]

Être rigoureux envers les particuliers qui font gloire de mépriser les lois et les ordonnances d'une État, c'est être bon pour le public, et on ne saurait faire un plus grand crime contre les intérêts publics qu'en se rendant indulgent envers ceux qui les violent […]
En matière de crime d'État, il faut fermer la porte à la pitié.

  • « Le vrai visage de Richelieu », Anne Bernet, La Nouvelle Revue d'Histoire, nº 76, janvier-février 2015, p. 20


Citations sur Richelieu[modifier]

Lorsque Louis XIII appelle aux « embarras du monde » un Richelieu déjà malade et peu attiré par la fonction, quand il l'y maintient, en novembre 1630, au soir de cette fameuse « journée des Dupes » où Marie de Médicis le somma de choisir entre sa mère et son ministre, il sait très bien qu'il remet le gouvernement entre les meilleurs mains, qu'il n'en existe pas d'autres capables de mener à bien cette tâche titanesque.
Il sait aussi que cet homme en mauvaise santé, épuisé, mais soutenu par un sens du devoir qui force l'admiration, n'abandonnera pas « au milieu du gué », en eût-il, et il l'aura souvent, la tentation.

  • « Le vrai visage de Richelieu », Anne Bernet, La Nouvelle Revue d'Histoire, nº 76, janvier-février 2015, p. 20


Le temps de Richelieu est un temps de crise, au sens le plus riche et le plus profond du terme, celui de l'étymologie : temps de déchirements, de tensions, de danger et de guerre, de guerre civile et de guerre extérieure ; mais aussi temps d'extraordinaires mutations, de naissance de l'âge moderne, et temps de l'émergence d'équilibres nouveaux entre les États et la chrétienté. Augustin Thierry, qui fut l'un des fondateurs de la science historique moderne et un admirateur raisonné de Richelieu, disait de lui qu'il avait été, en quelque sorte, l'« homme nécessaire » et que son action échappait par là même aux critères d'appréciation morale traditionnels. C'était pour lui une façon de répondre à la vision presque infantile de ses contemporains, les écrivains romantiques.

  • Richelieu, l'aigle et la colombe, Arnaud Teyssier, éd. Perrin, 2004  (ISBN 978-2-262-03600-3), p. 179


Richelieu, appuyé sur le roi, avait exercé une véritable dictature que le peuple français avait supportée impatiemment, mais sans laquelle l’œuvre nationale eût été impossible.


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