Anne Sylvestre

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Anne Sylvestre, de son vrai nom Anne-Marie Beugras, née le 20 juin 1934 dans le sixième arrondissement de Lyon, est une chanteuse française, auteur-compositrice-interprète. Elle est la sœur de l'écrivain Marie Chaix.

Chansons pour adultes[modifier]

Mon mari est parti un beau matin d'automne
Parti je ne sais où
Je me rappelle bien la vendange était bonne
Et le vin était doux

  • Début de Mon mari est parti.
  • Mon mari est parti, Anne Sylvestre, Anne Sylvestre, album Anne Sylvestre chante ... (1959 chez Philips).


Fille folle amante du vent
Boucle ton corset
Baisse bien la tête
Méfie-toi : qui aime le vent
Engendre la tempête
Engendre la tempête

  • Refrain de La Femme du vent.
  • La Femme du vent, Anne Sylvestre, Anne Sylvestre, album La Femme du vent (1962 chez Philips).


Quand vous jouiez à la guerre
Moi je gardais la maison
J'ai usé de mes prières
Les barreaux de vos prisons
Quand vous mourriez sous les bombes
Je vous cherchais en hurlant
Me voilà comme une tombe
Avec tout le malheur dedans

  • Troisième couplet de Une sorcière comme les autres.
  • Une sorcière comme les autres, Anne Sylvestre, Anne Sylvestre, album Une sorcière comme les autres (1975 chez Philips).


Gay gay marions-nous
Grimpez donc sur mes genoux
C'est la première étape
Ça va pas plaire au pape

  • Gay marions-nous, Anne Sylvestre, Anne Sylvestre, album Bye mélanco (2007 chez Believe / Epm).


J'aime les gens qui n'osent
S'approprier les choses
Encore moins les gens
(…)
Ceux qui, avec leurs chaînes
Pour pas que ça nous gêne
Font un bruit de grelot

J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons

  • Les Gens qui doutent, Anne Sylvestre, Anne Sylvestre, album Comment je m'appelle (1977 chez Anne Sylvestre).


Autres citations[modifier]

Et quand j'ai eu une vingtaine d'années, j'ai commencé à en écrire [des chansons]. A l'époque, les femmes étaient seulement des interprètes, à l'exception de Nicole Louvier. Quand je l'ai entendue à la radio, jeune femme d'à peu près mon âge qui écrivait et composait elle-même, j'ai su que c'était possible ! Il m'a fallu encore trois ans pour oser me produire devant des gens. Jusque-là, je me réservais à un public très familial.
  • « Marie Chaix et Anne Sylvestre, deux sœurs et un secret d'enfance », Valérie Lehoux, Télérama, nº 3053, 19 juillet 2008 (lire en ligne)


Je me cachais. Je n'étais pas préparée à être exposée à un public. Quand tu défends tes propres textes, c'est ton cœur et tes tripes que tu présentes aux autres. Est-ce que les gens allaient comprendre ce que j'écrivais ? Mes genoux tremblaient, mes rotules sautaient... C'était terrible de peur et de chagrin. J'ai beaucoup, beaucoup souffert de cette exposition que pourtant je recherchais. Tous les soirs, je rentrais chez moi désespérée, et le lendemain matin, je me réveillais en me disant : « J'y retourne ! » Il m'a fallu des années pour admettre que, peut-être, quelques personnes m'écoutaient et m'aimaient.
  • « Marie Chaix et Anne Sylvestre, deux sœurs et un secret d'enfance », Valérie Lehoux, Télérama, nº 3053, 19 juillet 2008 (lire en ligne)


Citations à propos d'Anne Sylvestre[modifier]

Sans contorsion, grâce à la qualité de son œuvre et à la dignité de son interprétation, elle a conquis ses adeptes, ses amis, un par un et définitivement.
  • Georges Brassens à propos d'Anne Sylvestre, dans un texte écrit pour la pochette de son deuxième disque 25cm, La Femme du vent, en 1962.
  • « Anne Sylvestre, arrivée libre jusqu'ici », Didier Agid, Les Amis de Georges, nº 117, septembre-octobre 2010 (lire en ligne)


Liens externes[modifier]

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