Amoralisme

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L'amoralisme est une doctrine qui prône l'ignorance complète de la moralité à cause de sa nature immatérielle.

Citations[modifier]

J'ai découvert le principe qui se cache dans les œuvres de la nature. Cela a donné un sens à de nombreux phénomènes jusqu'alors inexplicables. Mais cela n'a absolument pas adouci son amoralité glaçante.


Les guerres entre groupes ne respectent aucune règle morale : il est recommandé de se faire passer pour un allié de son adversaire, de le trahir, de faire croire à sa propre fuite ; et rien n'interdit d'attaquer dans le dos.


La science est totalement amorale, et complètement irresponsable.
  • Hasard et chaos (1991), David Ruelle, éd. Odile Jacob, 2000, p. 215


La vieille idée persiste de l'athée immoral, amoral, sans foi ni loi éthique (...) en vertu de quoi "si Dieu n'existe pas, alors tout est permis".
  • Traité d'athéologie, Michel Onfray, éd. Livre de Poche, 2006  (ISBN 2-253-11557-6), p. 73


Pour ne pas mourir de faim, je pêche un poisson et je le tue ; pour me débarasser d'un homme qui me gêne, je l'attaque et le tue. Ces deux actions peuvent être regardées indépendamment de tout jugement de valeur. Elles sont le résultat de ma liberté, l'aboutissement de séries causales qui se sont déroulées selon leur propre logique. Elles ne sont, en elles-mêmes, ni bonnes ni mauvaises ; elles sont.
  • Petite Philosophie à l'usage des non-philosophes, Albert Jacquard, éd. Calmann-Lévy (Livre de poche), 1997, p. 82


Il faut plutôt déplorer que l'homme ne possède pas de mentalité de carnivore. Tout le malheur vient précisément du fait qu'il est au fond une créature inoffensive et omnivore, ne possédant pas d'arme pour tuer ses grandes proies et, par conséquent, dépourvu de ces verrous de sécurité qui empêchent les carnivores "professionnels" de tuer leurs camarades de même espèce (...) Tous les carnivores bien armés possèdent des inhibitions fonctionnant avec une sécurité suffisante pour empêcher l'autodestruction de l'espèce, sur des mécanismes de comportement fonctionnellement analogues à la morale.
  • (fr) L'agression : une histoire naturelle du mal (1969), Konrad Lorenz (trad. Vilma Fritsch), éd. Flammarion, coll. « Champs », 1983  (ISBN 978-2-0812-3498-7), chap. XII, p. 232 et 233


Tout ce que l'homme vénère et révère par tradition, ne représente pas une valeur éthique absolue, mais n'est sacré que par rapport au cadre de référence de telle ou telle culture (...) Si les normes sociales et les coutumes ne développaient pas leur vie et leur pouvoir autonomes particuliers, si elles n'étaient pas haussées à la valeur de fins sacrées en soi, il n'y aurait pas de vie commune basée sur la confiance, pas de foi, pas de loi.


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