Alfred Wegener

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Alfred Wegener

Alfred Wegener, né le 1er novembre 1880 à Berlin et mort en novembre 1930 au Groenland près de la base Eismitte, est un astronome et climatologue allemand, principalement connu pour sa théorie de la « dérive des continents » publiée en 1915.

La genèse des continents et des océans[modifier]

Préface[modifier]

Pour dévoiler les états antérieurs du globe, toutes les sciences s'occupant des problèmes de la terre doivent être mise à contribution et ce n'est que la réunion de tous les indices fournis par elles que l'on peut obtenir la vérité, mais cette idée ne paraît toujours pas être suffisamment répandue parmi les chercheurs.
  • La genèse des continents et des océans (1915), Alfred Wegener (trad. Armand Lerner), éd. Librairie Nizet et Bastard, 1937, p. VII


On pourrait citer un grand nombre d'opinions semblables d'après lesquelles chaque chercheur tient sa propre spécialité pour être la plus compétente ou la seule compétente.
Mais, en fait, il est évident que les choses se passent tout autrement.
  • La genèse des continents et des océans (1915), Alfred Wegener (trad. Armand Lerner), éd. Librairie Nizet et Bastard, 1937, p. VII


Nous sommes devant la terre comme un juge devant un accusé refusant toute réponse, et nous avons la tâche de découvrir la vérité à l'aide de présomptions. Toutes les preuves que nous pouvons fournir présentent le caractère trompeur des présomptions. Quel accueil réserverions-nous au juge qui arriverait à sa conclusion en utilisant seulement une partie des indices à sa disposition ?
  • La genèse des continents et des océans (1915), Alfred Wegener (trad. Armand Lerner), éd. Librairie Nizet et Bastard, 1937, p. VII


Chapitre 2 : Essence de la théorie des translations[modifier]

Tout apport superficiel provoque, avec un certain décalage dans le temps, un abaissement du territoire chargé; il en résulte que l'altitude de la surface reste à peu près invariable.
  • La genèse des continents et des océans (1915), Alfred Wegener (trad. Armand Lerner), éd. Librairie Nizet et Bastard, 1937, p. 14


La théorie de l'isostasie n'est donc pas seulement en contradiction avec la théorie de la contraction, mais aussi avec les ponts continentaux déduits des zones de répartitions biologique.
  • La genèse des continents et des océans (1915), Alfred Wegener (trad. Armand Lerner), éd. Librairie Nizet et Bastard, 1937, p. 14


Et alors nous assistons à un spectacle paradoxal; il y a deux théories, s'excluant réciproquement, sur l'aspect ancien de la surface de la terre : En Europe presque tous les auteurs admettent des ponts continentaux, en Amériques on admet presque partout la loi de la permanence des bassins océaniques et des socles continentaux. [...] Mais où est la vérité ? La terre ne peut avoir eu, à un moment, qu' une seule face. [...] Il est impossible d'écarter la nécessité de l'existence des anciennes jonctions terrestres, si nous ne voulons pas renoncer complètement à comprendre le développement de la vie sur le globe, et il est également impossible de se dérober aux arguments contraires à l'existence des continents intermédiaires émis par les partisans de la loi de la permanence. il n'y a évidemment qu'une issue : Les hypothèses admises comme évidentes doivent être viciées par des erreurs cachées.
C'est ici qu'intervient la théorie des translations. L'hypothèse fondamentale qui est la base des lois de la permanence et des continents intermédiaires, notamment celle qui admet l'invariabilité des positions relative des socles continentaux (abstraction faite des plates-formes qui changent), doit être fausses. Les socles continentaux doivent s'être déplacés l'un par rapport à l'autre.
  • La genèse des continents et des océans (1915), Alfred Wegener (trad. Armand Lerner), éd. Librairie Nizet et Bastard, 1937, p. 16-17


Et alors nous assistons à un spectacle paradoxal; il y a deux théories, s'excluant réciproquement, sur l'aspect ancien de la surface de la terre : En Europe presque tous les auteurs admettent des ponts continentaux, en Amériques on admet presque partout la loi de la permanence des bassins océaniques et des socles continentaux. [...] Mais où est la vérité ? La terre ne peut avoir eu, à un moment, qu' une seule face. [...] Il est impossible d'écarter la nécessité de l'existence des anciennes jonctions terrestres, si nous ne voulons pas renoncer complètement à comprendre le développement de la vie sur le globe, et il est également impossible de se dérober aux arguments contraires à l'existence des continents intermédiaires émis par les partisans de la loi de la permanence. il n'y a évidemment qu'une issue : Les hypothèses admises comme évidentes doivent être viciées par des erreurs cachées.
C'est ici qu'intervient la théorie des translations. L'hypothèse fondamentale qui est la base des lois de la permanence et des continents intermédiaires, notamment celle qui admet l'invariabilité des positions relative des socles continentaux (abstraction faite des plates-formes qui changent), doit être fausses. Les socles continentaux doivent s'être déplacés l'un par rapport à l'autre.
  • La genèse des continents et des océans (1915), Alfred Wegener (trad. Armand Lerner), éd. Librairie Nizet et Bastard, 1937, p. 16-17


On remarquera aisément que toute la conception des translations procède de l'hypothèse que les fonds océanique et les socles continentaux diffèrent du globe; qu'ils sont en quelque sorte des couches différentes du globe. [...] C'est l'aspect géophysique de la théorie des translations continentales.
  • La genèse des continents et des océans (1915), Alfred Wegener (trad. Armand Lerner), éd. Librairie Nizet et Bastard, 1937, p. 21


Si nous prenons comme base la théorie des translations, nous répondons à toutes les exigences justifiées, tant celles de la loi des anciennes liaisons continentales qu'à celle de la permanence. Nous n'avons qu'à énoncer ces lois comme il suit : Ponts continentaux ? Oui, non pas grâce à des continents intermédiaires affaissés, mais à des socles continentaux jadis contigus. Permanence ? Oui, pas de chaque continent ou océan pris individuellement, mais permanence de la surface océanique totale et de la surface continentales totale prises en bloc.
  • La genèse des continents et des océans (1915), Alfred Wegener (trad. Armand Lerner), éd. Librairie Nizet et Bastard, 1937, p. 21