Alexis Carrel

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Alexis Carrel

Alexis Carrel (28 juin 18735 novembre 1944) est un chirurgien et biologiste français. Lauréat du Prix Nobel de physiologie ou médecine en 1912.

L'Homme, cet inconnu, 1935[modifier]

La civilisation industrielle nous a entourés de spectacles laids, grossiers et vulgaires... Le sacrifice par la civilisation moderne de l’esprit à la matière a été une erreur. Une erreur d’autant plus dangereuse qu’elle ne provoque aucun sentiment de révolte, qu’elle est acceptée aussi facilement pour tous que la vie malsaine des grandes villes, et l’emprisonnement dans les usines.

  • L'Homme, cet inconnu, Alexis Carrel, éd. Plon, 1935, p. 191


La stupidité et la tristesse de la civilisation présente sont dues, au moins en partie, à la suppression des formes élémentaires de la jouissance esthétique dans la vie quotidienne.

  • L'Homme, cet inconnu, Alexis Carrel, éd. Plon, 1935, p. 192


La plupart des villes et villages de France ont été déshonorés par un hideux commercialisme.

  • L'Homme, cet inconnu, Alexis Carrel, éd. Plon, 1935, p. 193


La plupart des hommes civilisés... sont mous, émotifs, lâches, lascifs et violents... [Ils] s’abreuvent de films cinématographiques grossiers et puérils.

  • L'Homme, cet inconnu, Alexis Carrel, éd. Plon, 1935, p. 201


La primauté de la matière, l’utilitarisme, qui sont les dogmes de la religion industrielle, ont conduit à la suppression de la culture intellectuelle, de la beauté et de la morale.

  • L'Homme, cet inconnu, Alexis Carrel, éd. Plon, 1935, p. 218


D’autres modes d’existence et de civilisation sont possibles. La culture sans le confort, la beauté sans le luxe, la machine sans la servitude de l’usine, la science sans le culte de la matière permettraient aux hommes de se développer indéfiniment.

  • L'Homme, cet inconnu, Alexis Carrel, éd. Plon, 1935, p. 405


Il faut rendre à l’être humain, standardisé par la vie moderne, sa personnalité… Nous devons briser les cadres de l’école, de l’usine, et du bureau, et rejeter les principes même de la civilisation technologique.

  • L'Homme, cet inconnu, Alexis Carrel, éd. Plon, 1935, p. 430


Non seulement la matérialité brutale de notre civilisation s’oppose à l’essor de l’intelligence, mais elle écrase les affectifs, les doux, les faibles, les isolés, ceux qui aiment la beauté, qui cherchent dans la vie autre chose que l’argent, dont le raffinement supporte mal la vulgarité de l’existence moderne.

  • L'Homme, cet inconnu, Alexis Carrel, éd. Plon, 1935, p. 434


En Allemagne, le gouvernement a pris des mesures énergiques contre l'augmentation des minorités, des aliénés, des criminels. La situation idéale serait que chaque individu de cette sorte soit éliminé quand il s'est montré dangereux.


La stupidité et la tristesse de la civilisation présente sont dues, au moins en partie, à la suppression des formes élémentaires de la jouissance esthétique dans la vie quotidienne.

  • L'Homme, cet inconnu, Alexis Carrel, éd. Plon, 1935, p. 192


La possession de la richesse est tout, et justifie tout. Un homme riche, quoi qu’il fasse, qu’il jette sa femme vieillie au rebut, qu’il abandonne sa mère sans secours, qu’il vole ceux qui lui ont confié leur argent, garde toujours la considération de ses amis.

  • L'Homme, cet inconnu, Alexis Carrel, éd. Plon, 1935, p. 220


La stupidité et la tristesse de la civilisation présente sont dues, au moins en partie, à la suppression des formes élémentaires de la jouissance esthétique dans la vie quotidienne.

  • L'Homme, cet inconnu, Alexis Carrel, éd. Plon, 1935, p. 192


La souffrance physique se supporte si elle accompagne le succès d'un long effort. La mort elle-même devient souriante quand elle s'associe à une grande aventure, à la beauté du sacrifice, ou à l'illumination de l'âme qui s’abime dans le sein de Dieu.

  • L'Homme, cet inconnu, Alexis Carrel, éd. Plon, 1935, p. 192


Le conditionnement des criminels les moins dangereux par le fouet, ou par quelque autre moyen plus scientifique, suivi d’un court séjour à l’hôpital, suffirait probablement à assurer l’ordre ; quant aux autres, ceux qui ont tué, qui ont volé à main armée, qui ont enlevé des enfants, qui ont dépouillé les pauvres, qui ont gravement trompé la confiance du public, un établissement euthanasique, pourvu de gaz appropriés, permettrait d’en disposer de façon humaine et économique. Le même traitement ne serait-il pas applicable aux fous qui ont commis des actes criminels ?

  • L'Homme, cet inconnu, Alexis Carrel, éd. Plon, 1935, p. 388[1]


Réflexions sur la conduite de la vie, 1950[modifier]

L’eugénisme était pratiqué par les Grecs, à l’époque de Périclès, de façon naturelle et inconsciente : aujourd’hui, il doit tenir un rang élevé dans les préoccupations des peuples civilisés. L’hygiène et la médecine ont manqué de sagesse, elles ont permis et encouragé la reproduction des faibles, des malades, des dégénérés ; aussi, le nombre des dégénérés augmente-t-il sans cesse. L’eugénisme est donc devenu indispensable au salut de la race blanche.

  • Réflexions sur la conduite de la vie, Alexis Carrel, éd. Plon, 1950, p. 113