Alexandra Laignel-Lavastine

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Alexandra Laignel-Lavastine est une philosophe, historienne des idées, essayiste, journaliste et traductrice française, née à Paris le 17 octobre 1966.

Citations[modifier]

Depuis le temps qu'elle sévit, je crains fort que cette vulgate bien-pensante, qui ne cesse de se crever les yeux face à la montée de l'islamisme par crainte de nourrir « l'islamophobie », n'ait trop profondément formaté les esprits pour que nous puissions espérer en être débarrassés de sitôt. Ce prêt-à-penser a en effet ceci de redoutable que sa toxicité s'étend bien au-delà de la sphère islamo-gauchiste. S'il constitue l'idéologie dominante, c'est qu'il sait jouer à merveille sur plusieurs ressorts : sur les bons sentiments des bobos nunuches, sur l'envie d'être en paix plutôt qu'en guerre, mais aussi sur la peur et sur cette insondable paresse intellectuelle qui nous a jusqu'à présent rendus incapables de nous convertir au réel.

  • « La force du déni, entretien avec Alexandra Laignel-Lavastine », Anne-Laure Debaecker et Raphael Stainville, Valeurs Actuelles, nº 4123, 3 au 9 décembre 2015, p. 89


Confrontés à une peste verte se répandant à une vitesse prodigieuse, un fléau planétaire désormais doté d'un outil de propagande et de recrutement jusque là inconnu dans l'histoire de l'humanité (Internet et les réseaux sociaux), les politiques, la hiérarchie policière et les technocrates de tous bords ont été incapables de réadapter leurs catégories mentales, de secouer la lenteur de leurs appareils administratifs et de prendre à temps la mesure du danger.

  • « La force du déni, entretien avec Alexandra Laignel-Lavastine », Anne-Laure Debaecker et Raphael Stainville, Valeurs Actuelles, nº 4123, 3 au 9 décembre 2015, p. 89


Que nous fallait-il de plus pour redescendre de Mars, nous arracher à notre somnambulisme, percuter la réalité de la menace et cesser de rejouer, chaque fois, la sidération ? Rien, si ce n'est l'extraordinaire puissance du déni. En ce sens, l'ennemi est aussi en nous-mêmes. C'est un des versants de la guerre où nous sommes engagés. Et non des moindres. Il va nous falloir d'urgence retrouver le sens des mots et réapprendre à bien nommer les choses pour cesser de nous tirer une balle dans le pied et d'ajouter au malheur du monde.

  • « La force du déni, entretien avec Alexandra Laignel-Lavastine », Anne-Laure Debaecker et Raphael Stainville, Valeurs Actuelles, nº 4123, 3 au 9 décembre 2015, p. 90


Il se trouve en effet que les bien-pensants, particulièrement nombreux à gauche, ont fait de l'art d'excogiter, pour reprendre le néologisme forgé par le philosophe Jacques Maritain, une activité à plein temps. La conscience qui excogite ne se contente pas d'occulter les réalités déplaisantes : elle s'immunise d'emblée contre tout démenti. je ne vois donc aucune raison pour que les apôtres du politiquement correct, ceux-là mêmes qui ont tant œuvré à notre désarmement intellectuel et moral, s'arrêtent en si bon chemin après les carnages du 13 novembre.

  • « La force du déni, entretien avec Alexandra Laignel-Lavastine », Anne-Laure Debaecker et Raphael Stainville, Valeurs Actuelles, nº 4123, 3 au 9 décembre 2015, p. 91


Les victimes ?
Aucune importance à leurs yeux, l'essentiel étant de ne surtout pas admettre qu'ils se sont trompés ni avoir à penser à cet islamo-fascisme qui ne cadre pas avec leur catéchisme binaire et rance. J'en parle au présent car je constate que quand Philippe Val a osé prononcer les termes « islamo-fascisme » et « nouveau totalitarisme », quelques jours avant le 13 novembre, les mêmes aboyeurs pédants et obtus étaient toujours au rendez-vous pour lui rétorquer que cette notion était bien peu... « scientifique ». On le voit, ils relèvent toujours la tête.

  • « La force du déni, entretien avec Alexandra Laignel-Lavastine », Anne-Laure Debaecker et Raphael Stainville, Valeurs Actuelles, nº 4123, 3 au 9 décembre 2015, p. 91


Car malheureusement pour nous, nos ennemis ne sont ni fous ni nihilistes. S'ils massacrent, c'est qu'ils adhèrent fanatiquement à une idéologie totalitaire elle-même animée par un projet de société bien précis assorti d'un projet explicite de conquête et de destruction de l'Europe. Nos islamistes ne sont pas plus nihilistes que l'étaient les nazis ou les staliniens.

  • « La force du déni, entretien avec Alexandra Laignel-Lavastine », Anne-Laure Debaecker et Raphael Stainville, Valeurs Actuelles, nº 4123, 3 au 9 décembre 2015, p. 91


Nous n'allons pas faire mine de découvrir la condition dramatique faite à la moitié de l'humanité en terre d'islam ! De fait, il ne se passe pas un jour sans que l'actualité en provenance de ces régions ne charrie son lot d'abus et d'atrocité — analphabétisme, violences domestiques, polygamie, mariages forcés, harcèlement systématique, lapidations, sans parler des viols de masse sur des fillettes, perpétrés par les hommes de l'État islamique ou de Boko Haram, qui les achètent sur des marchés aux esclaves...

  • « Un fossé entre nous et certains musulmans », propos recueillis par Anne-Laure Debaecker et Mickaël Fonton, Valeurs Actuelles, nº 4130, 21 au 27 janvier 2016, p. 29


L’effarante inefficacité de la police à protéger les victimes puis à identifier les coupables, le réveil tardif des journalistes, le 2 janvier, le malaise des féministes ne retrouvant pas leur abominable mâle blanc — tout cela démontre, une fois de plus, l'extraordinaire puissance du déni sur les esprits.
Nous voulons des immigrés supercools, reconnaissants et respectueux des droits de l'homme comme de la femme, alors nous décrétons qu'ils le sont. Après le choc, les Allemands dessaoulent. À replonger la tête dans le sable et à ne pas relever ce défi — qui met aux prises deux temporalités historiques différentes, c'est la haine et la confusion qui l'emporteront.

  • « Un fossé entre nous et certains musulmans », propos recueillis par Anne-Laure Debaecker et Mickaël Fonton, Valeurs Actuelles, nº 4130, 21 au 27 janvier 2016, p. 29