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Agatha Christie

Une page de Wikiquote, le recueil des citations libres.

Agatha Christie est une romancière britannique, née le et décédée le . Ses héros les plus célèbres sont Hercule Poirot, Miss Marple et le couple de détectives privés Beresford. Depuis 1988, un prix littéraire à son nom récompense des romans policiers. Elle a également écrit des romans sous le pseudonyme de Mary Westmacott.

Photo en noir et blanc, en cadrage serré, d'une femme aux courts cheveux gris bouclés, mains croisés devant le menton.
Agatha Christie

Citations

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Œuvres majeures

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Les romans les plus célèbres d'Agatha Christie, ou bien celles qui ont une place particulière dans sa carrière littéraire font l'objet d'un article séparé. C'est le cas de son premier livre La Mystérieuse Affaire de Styles (1920), du livre Le Meurtre de Roger Ackroyd (1926) et des romans à succès des années 1930 - Le Crime de l'Orient-Express (1934), Mort sur le Nil (1937) et Ils étaient dix (1939)[1].

Aucun détail ne doit être négligé. S'il ne cadre pas avec la théorie, alors c'est elle qui est fautive.
Voir le recueil de citations : La Mystérieuse Affaire de Styles
Soyez bien persuadés que je suis décidé à découvrir la vérité. Celle-ci, si laide qu'elle soit en elle-même, a toujours une beauté pour celui qui la cherche.


Photo d'une table dressée avec argenterie, porcelaine et verres en christal dans un compartiment de train luxueusement décoré
Wagon restaurant de l'Orient-Express
Tout s'éclaire de façon éblouissante ! Le meurtrier est un homme très fort, très faible, c'est une femme, il est droitier, il est gaucher.
Voir le recueil de citations : Le Crime de l'Orient-Express


- Ah ! mon bon ami, nous n'avons pas de chance. L'assassin a manqué de complaisance. Il n'a abandonné pour nous ni bouton de manchette, ni mégot, ni cendre de cigare... et, si c'est une femme, ni mouchoir, ni bâton de rouge à lèvres, ni épingle à cheveux.
- Seulement un flacon de vernis à ongles ?

Voir le recueil de citations : Mort sur le Nil


Clé dans une serrure
et chacun [...] ferma sa porte à double tour
Sur le palier, ils se souhaitèrent une bonne nuit. Chacun entra dans sa chambre - et chacun, presque sans en avoir conscience, ferma sa porte à double tour.
  • Traduction de 2020.
Voir le recueil de citations : Ils étaient dix

Le Club du Mardi, 1927-1932

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Parues dans la presse entre et , les 13 nouvelles du Club du mardi ont finalement étaient publiées en sous le titre original The thirteen Problems.

Statuette en albatre d'une jeune femme nue surmontée d'un croissant de lune noir
Statuette babylonnienne d'Astarté XIXe avant J.C.
Je persiste à croire que ce bosquet exerçait une influence maléfique, une influence qui a guidé les actes d'Eliott Haydon. Aujourd'hui encore je ne puis songer sans frissonner au sanctuaire d'Astarté.
  • (en) « Le Sanctuaire d'Astarté » (trad. Sylvie Durastanti) (1928), dans Miss Marple au Club du mardi, Agatha Christie, éd. Club France Loisirs / Librairie des Champs Élysées, 1998  (ISBN 2-7441-1656-4), p. 44


Ma foi, ma chère, c'est beaucoup plus facile pour moi, du fond de mon fauteuil, que cela a été pour vous, d'autant qu'étant une artiste, vous devez être sensible aux atmosphères, n'est-ce pas ? Assise ici avec mon tricot, je ne vois que les faits.
  • (en) « Le Seuil ensanglanté (The Bloodstrained Pavement) » (1928), dans Miss Marple au Club du Mardi, Agatha Christie, éd. France loisirs / Librairie des Champs Élysées, 1998  (ISBN 2-7441-1656-4), p. 70


Les illusionnistes font ça sur la scène ou dans les romans mais je pense que dans la vie réelle c'est impossible, surtout sous des yeux aussi perçants que ceux de mon ami Mr Petherick.
  • (en) « Mobile contre occasion » (trad. Sylvie Durastanti) (1928), dans Miss Marple au Club du mardi, Agatha Christie, éd. Club France Loisirs / Librairie des Champs Élysées, 1998  (ISBN 2-7441-1656-4), p. 87


Miss Marple ? Qui ne la connaît pas ? La vieille fille typique qu'on trouve dans les romans. Adorable, mais désespérément vieux jeu !
  • (en) « Le géranium bleu » (trad. Sylvie Durastanti) (1929), dans Miss Marple au Club du Mardi, Agatha Christie, éd. Club France Loisirs / Librairie des Champs Élysées, 1998  (ISBN 2-7441-1656-4), p. 108


La lettre était rédigée d'une large écriture à l'encre noire sur un papier violemment parfumé.
- «J'ai percé l'avenir soyez avertie avant qu'il ne soit trop tard. Prenez garde à la pleine lune. La primevère bleue signifie Attention, la rose trémière bleue signifie Danger, le géranium bleu, la Mort...»
Géranium vivace à petites fleures indigo utilisé comme couvre-sol.
Géranium Johnson's Blue, ce cultivar n'a été obtenu par hybridation qu'en 1989.
  • (en) « Le géranium bleu » (trad. Sylvie Durastanti) (1929), dans Miss Marple au Club du Mardi, Agatha Christie, éd. Club France Loisirs / Librairie des Champs Élysées, 1998  (ISBN 2-7441-1656-4), p. 115


- Vous me surprenez, déclara sir Henry Clithering en se tournant vers Miss Marple. Notre amie ici présente m'a toujours laissé entendre que St Mary Mead était une véritable foyer de crime et de vice.
- Oh ! sir Henry protestait miss Marple, tandis que le rouge lui montait aux joues. Je suis certaine de n'avoir jamais rien affirmé de tel. La seule chose que j'ai dite c'est que la nature humaine est la même dans un village que partout ailleurs, mais que dans un village on a l'occasion et le loisir de l'étudier de plus près.

  • (en) « La Dame de compagnie » (trad. Sylvie Durastanti) (1930), dans Le Club du mardi continue, Agatha Christie, éd. Club France Loisirs / Librairie des Champs Élysées, 1998  (ISBN 2-7441-1656-4), p. 132


- Elle n'aurait pas grossi par hasard ? insista Miss Marple.
- Vous savez... C'est bizarre que vous me posiez cette question. Maintenant que j'y pense, je crois que vous avez raison. Elle... oui, on aurait bien dit qu'elle prenait du poids.
- Quelle horreur ! s'exclama Jane Helier en frissonnant. C'est comme... c'est comme si elle s'engraissait du sang le la victime !

  • (en) « La Dame de compagnie » (trad. Sylvie Durastanti) (1930), dans Le Club du mardi continue, Agatha Christie, éd. Club France Loisirs / Librairie des Champs Élysées, 1998  (ISBN 2-7441-1656-4), p. 144


Parler de crimes insoupçonnés et de crimes qui n'ont pas été résolus, c'est parler de deux choses différentes. Dans la première catégorie entrent tous les crimes qui n'arriveront jamais jusqu'à Scotland Yard, les crimes dont personne ne sait qu'ils ont été commis.

  • (en) « Les quatre suspects » (trad. Sylvie Durastanti) (1930), dans Le Club du mardi continue, Agatha Christie, éd. Club France Loisirs / Librairie des Champs Élysées, 1998  (ISBN 2-7441-1656-4), p. 155-156


Le même sentiment : le désir de faire confiance, et l'horrible soupçon qu'on s'efforce de chasser résolument de son esprit mais qui y reste néanmoins tapi.

  • (en) « Les quatre suspects » (trad. Sylvie Durastanti) (1930), dans Le Club du mardi continue, Agatha Christie, éd. Club France Loisirs / Librairie des Champs Élysées, 1998  (ISBN 2-7441-1656-4), p. 169


Sanders fut pendu, déclara miss Marple d'un ton cassant. A la bonne heure ! Je n'ai jamais regretté d'avoir contribué à le faire condamner. Les scrupules humanitaristes modernes à propos de la peine capitale m'exaspèrent.
  • En 1930, au Royaume-Uni, une commission parlementaire ad hoc recommande la suspension de la peine capitale pour une période d'épreuve de cinq ans, mais n'aboutit pas. Il faudra attendre 1969 pour qu'elle soit abolie.
  • (en) « Tragédie de Noël » (trad. Sylvie Durastanti) (1930), dans Le Club du mardi continue, Agatha Christie, éd. Club France Loisirs / Librairie des Champs Élysées, 1998  (ISBN 2-7441-1656-4), p. 198


Jane était sans doute très belle, mais à cet instant-là ils éprouvèrent tous le sentiment que la stupidité devrait avoir des limites. Même la beauté la plus transcendante ne pouvait excuser ça.
  • (en) « L'Affaire du Bungalow » (trad. Sylvie Durastanti) (1930), dans Le Club du mardi continue, Agatha Christie, éd. Club France Loisirs / Librairie des Champs Élysées, 1998  (ISBN 2-7441-1656-4), p. 235


Une intelligence moyenne peut se révéler très dangereuse parfois. Elle ne vous entraîne pas assez loin.
  • (en) « Mort par Noyade » (trad. Sylvie Durastanti) (1931), dans Le Club du mardi continue, Agatha Christie, éd. Club France Loisirs / Librairie des Champs Élysées, 1998  (ISBN 2-7441-1656-4), p. 248


Le Crime est notre affaire, 1929

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Portrait d'une jeune femme rousse aux yeux bruns la tête reposant sur ses mains jointes.
Jeune fille aux mains jointes de Jean-Baptiste Greuze (1725-1805)
Marguerite Laidlow, une charmante créature ayant la sveltesse d'une dryade et le joli visage d'un portrait de Greuse [Sic!][2].
  • « Le faux monnayeur », dans Le Crime est notre affaire, Agatha Christie (trad. Claire Durivaux), éd. Librairie des champs Élysée. Le Masque, 1972  (ISBN 2-7024-0496-0), t. 2, p. 15


«Une femme merveilleuse - soupira-t-il en suivant les yeux de la belle Marguerite. Elle est le produit de la plus fine civilisation, car nul pays ne pourra jamais rivaliser avec la belle et charmante France».
  • « Le Faux-monnayeur », dans Le Crime est notre affaire, Agatha Christie (trad. Claire Durivaux), éd. Librairie des champs Élysée. Le Masque, 1972  (ISBN 2-7024-0496-0), t. II, p. 17


- Vous êtes très aimable. Excusez-moi mais... êtes vous étranger ?
Nouveau gloussement de Tuppence.
Tommy lui lança un regard furibond et articula avec peine :
- Pas exactement. Mais j'ai beaucoup travaillé en dehors de Grande-Bretagne ces derniers temps et j'ai adopté la courtoisie des policiers de la Sûreté française...

  • « La Maison de la mort », dans Le Crime est notre affaire, Agatha Christie (trad. Claire Durivaux), éd. Librairie des champs Élysée. Le Masque, 1972  (ISBN 2-7024-0496-0), t. II, p. 54-55


Il trouva Tuppence affairée parmi les «classiques» [de la littérature policière].
- Inspecteur French[3], lança-t-elle, par dessus son épaule.
- Hein ?
- Votre modèle pour cette histoire ne peut être que l'inspecteur French qui est le démolisseur d'alibi n° 1. Je connais ses méthodes; Il faut avant tout vérifier tous les détails et, de cette façon, on repère vite ce qui cloche.

  • « L'Alibi irréfutable. », dans Le Crime est notre affaire, Agatha Christie (trad. Claire Durivaux), éd. Librairie des champs Élysée. Le Masque, 1972  (ISBN 2-7024-0496-0), t. II, p. 88


Les «Célèbres détectives de Blunt» ne s'avouent jamais vaincus. Et si vous me pardonnez cette remarque, il se trouve que j'ai entendu ce que vous et Madame, disiez ce matin au sujet d'Hercule Poirot et ses petites cellules grises. Pourquoi n'essayez vous pas de faire travailler les vôtres et voir ce que nous pouvons en tirer ?
- Il est malheureusement plus aisé de les faire travailler dans la fiction que dans la réalité mon garçon.

  • « L'Agent n°16. », dans Le Crime est notre affaire, Agatha Christie (trad. Claire Durivaux), éd. Librairie des champs Élysée. Le Masque, 1972  (ISBN 2-7024-0496-0), t. II, p. 180


Le Mystérieux Mr Quinn, 1930

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Le côté masculin de Mr Satterthwaite se révélait dans cette dernière constatation, mais son côté féminin (car Mr Satterthwaite avait également des impressions féminines) s'intéressait à une autre question : pourquoi Mrs Portal se teignait-elle les cheveux ? Il est probable qu'aucun autre homme n'aurait remarqué cela, mais Mr Sattewaite lui, s'en été aperçu et cela l'intriguait !…Beaucoup de femmes brunes se teignent en blond, mais il n'avait pas encore rencontré de femmes blondes qui se teignaient en noir !
  • Le Mystérieux Mr Quinn (1930), Agatha Christie, éd. Librairie des Champs-Élysées, 1979  (ISBN 2-7024-0063-9), chap. L'Arrivée de Mr Quinn, p. 7


Ce n'est pas parce qu'un problème n'a pas été résolu qu'il est impossible à résoudre.
  • Le Mystérieux Mr Quinn (1930), Agatha Christie (trad. Laurence Kieffé), éd. Librairie des Champs-Élysées, 2001, chap. L'Arrivée de Mr Quinn, p. 13 (lire en ligne)


Puisqu'en imagination nous dominons le temps, tournons la question dans l'autre sens. Le capitaine a disparu il y a cent ans ? C'est-à-dire que nous sommes dans l'an de grâce deux mille vingt-cinq, et que nous regardons en arrière […]. Il y a un siècle, 1924 fut l'année des mots croisés et de l'affaire du Chat cambrioleur, n'est-ce pas ?
  • Le Mystérieux Mr Quinn (1930), Agatha Christie, éd. Librairie des Champs-Élysées, 1979  (ISBN 2-7024-0063-9), chap. L'Auberge du Fou aux clochettes, p. 91


Et quel est l'essentiel d'un tour de passe-passe ? La rapidité de la main qui trompe le regard.
  • Le Mystérieux Mr Quinn (1930), Agatha Christie, éd. Librairie des Champs-Élysées, 1979  (ISBN 2-7024-0063-9), chap. L'Auberge du Fou aux clochettes, p. 92


—Ma vie est inutile, tandis que ma mort servira à quelque chose. Et j'ai le droit de disposer de ma vie comme je l'entends.
—Vous en êtes bien sûre ?
[…]
—Vous prétendez que votre vie vous appartient[…]. Mais comment pouvez-vous faire fi du rôle que vous jouez dans un gigantesque drame monté par un divin metteur en scène ? Votre tirade ne viendra peut-être qu'à la fin de la pièce; ce ne sera peut-être qu'un simple rôle de figurante, apparemment insignifiant, mais le dénouement du drame pourra en dépendre. Si vous ne donnez pas la réplique à tel autre acteur, c'est toute la pièce qui s'écroule. En temps qu'individu, vous n'avez peut-être aucune importance pour qui que ce soit ; mais en temps que personne occupant une place donnée, votre importance est peut-être capitale.

  • Le Mystérieux Mr Quinn (1930), Agatha Christie (trad. Gérard de Chergé), éd. Librairie des Champs-Élysées, 2001, chap. L'Arrivée de Mr Quinn, p. 135-136 (lire en ligne)


La Maison du Péril, 1932

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Ce qui m'a le plus manqué, Hastings, poursuivit-il, rêveusement, c'est votre imagination débridée. On a souvent besoin de retomber de ses hauteurs. Et mon valet, Georges, garçon admirable avec lequel je m'autorise parfois à discuter d'un point de détail, ne possède pas le quart de votre esprit chimérique.
  • La Maison du Péril (1932), Agatha Christie (trad. Robert Nobret), éd. Éditions France Loisirs /Le Masque, 2009  (ISBN 978-2-298-02196-7), p. 390


Tous les criminels sont-ils des fous ? Qui sait s'ils ne souffrent pas d'une malformation de leurs petites cellules grises. Il doit y avoir du vrai là-dedans. Mais alors c'est du travail de médecin. Mon travail à moi est différent. Je me préoccupe de l'innocent, donc, non du coupable ; de la victime, non du criminel.
  • La Maison du Péril (1932), Agatha Christie (trad. Robert Nobret), éd. Éditions France Loisirs /Le Masque, 2009  (ISBN 978-2-298-02196-7), p. 432


Je vais rectifier le tir car il est évident que j'ai du commettre une erreur quelque part ! Il y a eu un manque d'ordre et de méthode dans mes idées habituellement si claires et organisées. Je vais tout reprendre à zéro et cette fois-ci, je ne me tromperai pas.
  • La Maison du Péril (1932), Agatha Christie (trad. Robert Nobret), éd. Éditions France Loisirs /Le Masque, 2009  (ISBN 978-2-298-02196-7), p. 493


Dessin stylisé d'une domestique qui baisse les yeux et porte un plateau de thé
Affiche de 1939 de promotion de la Works Progress Administration
Qui donc est cette Ellen ? Tellement tranquille, tellement comme il faut, tellement conforme au modèle anglais de la domestique...Se pourrait-il qu'elle soit...
  • La Maison du Péril (1932), Agatha Christie (trad. Robert Nobret), éd. Éditions France Loisirs /Le Masque, 2009  (ISBN 978-2-298-02196-7), p. 497


Je sais... Pour chacun d'entre nous, il y a un moment où la mort nous semble meilleure que la vie, chère et jeune mademoiselle. Et puis cela passe, le chagrin et la douleur s'atténuent.
  • La Maison du Péril (1932), Agatha Christie (trad. Robert Nobret), éd. Éditions France Loisirs /Le Masque, 2009  (ISBN 978-2-298-02196-7), p. 522


Ce Monsieur Wyse a non seulement avalé son parapluie, mais en plus on dirait qu'il a une baleine qui lui est restée coincée dans le gosier.
  • La Maison du Péril (1932), Agatha Christie (trad. Robert Nobret), éd. Éditions France Loisirs /Le Masque, 2009  (ISBN 978-2-298-02196-7), p. 560


- Cela me fait mal au coeur. une tragédie aussi inutile. Cette jeune fille... Ah ! je me le reproche amèrement. Hercule Poirot était là et n'a pas pu empêcher ce crime !
- Personne n'aurait pu l'empêcher.
- Vous dîtes n'importe quoi Hastings . Un simple quidam ne pouvait rien faire, mais à quoi cela sert-il d'être Hercule Poirot avec des petites cellules grises d'une qualité tellement supérieure à la moyenne, si je ne réussis pas là où les autres échouent ?

  • La Maison du Péril (1932), Agatha Christie (trad. Robert Nobret), éd. Éditions France Loisirs /Le Masque, 2009  (ISBN 978-2-298-02196-7), p. 581


- Monsieur Poirot, un millionnaire peut être excentrique. C'est d'ailleurs ce que le commun des mortels attend de lui.

  • La Maison du Péril (1932), Agatha Christie (trad. Robert Nobret), éd. Éditions France Loisirs /Le Masque, 2009  (ISBN 978-2-298-02196-7), p. 581


- Peut-on être certain de rien ? Dans les romans policiers, oui. Mais dans la réalité, c'est toujours la pagaille. Moi-même ai-je des certitudes ? Non, non et encore non !

  • La Maison du Péril (1932), Agatha Christie (trad. Robert Nobret), éd. Éditions France Loisirs /Le Masque, 2009  (ISBN 978-2-298-02196-7), p. 602


La mort choisit toujours les jeunes êtres aimés de préférence aux vieux inutiles.
  • La Maison du Péril (1932), Agatha Christie (trad. Robert Nobret), éd. Éditions France Loisirs /Le Masque, 2009  (ISBN 978-2-298-02196-7), p. 610


La Maison du Péril est un autre de mes livres qui m'a laissé si peut d'impressions que je ne me souviens même pas l'avoir écrit [...], rapporte Agatha Christie dans son autobiographie avant de livrer quelques confidences sur sa manière de travailler.
  • citation rapportée (l'original se trouve dans le livre Agatha Christie, Une autobiographie, partie IX, chap. 2 : La vie avec Max).
  • La Maison du Péril (1932), Agatha Christie (trad. Robert Nobret), éd. Éditions France Loisirs /Le Masque, 2009  (ISBN 978-2-298-02196-7), partie postface, p. 662


L'heure zéro, 1944

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Photo noir et blanc d'un jeune homme brun au regard sombre.
Robert Graves (poète et voisin d'Agatha Christie) en 1929
Cher Robert
Puisque vous êtes assez gentil pour prétendre aimer mes histoires, je me hasarde à vous dédier celle-ci. Tout ce que je vous demande, quand vous la lirez, c'est de réfréner vos instincts critiques - encore exacerbés, j'en suis sûre par vos récents excès dans ce domaine !
Ce roman n'est destiné qu'à vous distraire. Il n'a pas vocation à être cloué au pilori littéraire de Mr Graves !


Je sais apprécié un bon roman policier. Mais voyez-vous, ils commence toujours par le mauvais bout. Ils commencent toujours par le meurtre. Or, le meurtre n'est jamais que la fin. L'histoire débute bien avant ça - des années plus tôt parfois - avec les mille et unes causes et la longue suite d'événements qui font que des individus donnés sont présents un jour donné, à une heure donnée, dans un endroit donné. […] Tous ont convergé vers un point donné dans l'espace et le temps… Et le moment venu, hop ! le couvercle a sauté. L'heure zéro... Oui, tous autant qu'ils sont, ils ont convergé vers l'heure zéro...
  • La théorie de l'heure zéro exposée par un avocat de 80 ans, Mr. Treves.
  • L'Heure zéro (1944), Agatha Christie (trad. Jean-Marc Mendel), éd. Librairie des Champs-Élysées, 1994  (ISBN 978-2-702-41115-5), p. 10


Nul n'était là pour lire le texte ainsi rédigé. Mais un hypothétique lecteur n'en aurait pas cru ses yeux. Car il s'agissait d'un projet de meurtre, clair et détaillé avec soin. [...] Rien ne manquait : ni le moment, ni le lieu, ni la méthode.
Ni, surtout pas, la victime...
  • L'Heure zéro (1944), Agatha Christie (trad. Jean-Marc Mendel), éd. Librairie des Champs-Élysées, 1994  (ISBN 978-2-702-41115-5), p. 19


- Il y avait un mobile ?
- Oh oui, il yen avait un. Plusieurs, même. Des disputes enfantines, des paroles blessantes - assez pour susciter la haine. Les enfants ont la haine facile...
  • L'Heure zéro (1944), Agatha Christie (trad. Jean-Marc Mendel), éd. Librairie des Champs-Élysées, 1994  (ISBN 978-2-702-41115-5), p. 101


Je n'ai cessé d'éprouver une sorte d'appréhension permanente. Même les domestiques l'éprouvent. Ce matin, la fille de cuisine a fondu en larmes et elle m'a donné ses huit jours... sans la moindre raison valable. La cuisinière est survoltée... Hurstall, prêt à craquer et même Barett, qui est toujours aussi stable qu'un cuirassé, donne des signes de nervosité. Tout ça parce qu'il est venu à Neville l'idée saugrenue de vouloir que sa première et sa seconde épouses tombent dans les bras l'une de l'autre histoire d'apaiser sa conscience à bon compte.
  • L'Heure zéro (1944), Agatha Christie (trad. Jean-Marc Mendel), éd. Librairie des Champs-Élysées, 1994  (ISBN 978-2-702-41115-5), p. 127


Faire parler un meurtrier, le faire parler à tire-larigot. C'est un des axiomes favoris de Poirot.
  • L'Heure zéro (1944), Agatha Christie (trad. Jean-Marc Mendel), éd. Librairie des Champs-Élysées, 1994  (ISBN 978-2-702-41115-5), p. 168


Nous avons eu une prise de bec assez vive et je me suis un peu échauffé, mais nous nous sommes quittés dans les meilleurs termes : d'accord pour n'être pas d'accord.
  • L'Heure zéro (1944), Agatha Christie (trad. Jean-Marc Mendel), éd. Librairie des Champs-Élysées, 1994  (ISBN 978-2-702-41115-5), p. 172


Quand vous lisez le compte-rendu d'un meurtre - ou une œuvre de fiction basée sur une histoire de meurtre -, c'est par la relation dudit meurtre que débute d'ordinaire le récit. C'est une erreur fondamentale. La mécanique criminelle est en marche depuis bien longtemps. [...] Le meurtre lui-même n'est que le couronnement de l'histoire.
  • Le Surintendant Battle reformule la théorie de l'heure zéro.
  • L'Heure zéro (1944), Agatha Christie (trad. Jean-Marc Mendel), éd. Librairie des Champs-Élysées, 1994  (ISBN 978-2-702-41115-5), p. 231


La Romancière et l'archéologue, 1946

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L'Orient-Express est sans conteste mon train préféré. J'aime son tempo, qui commence par un allegro con furore — le train tremble, crépite et vous projette en tous sens dans sa hâte folle de quitter Calais et l'Occident — et se transforme petit à petit en un rallentando tandis qu'il poursuit sa route vers l'Orient, avant d'opérer franchement pour le legato.
  • La romancière et l'archéologue (1946), Agatha Christie (trad. Jean-Noël Liaut), éd. Payot & Rivages, 2015, chap. 1. Partant pour la Syrie, p. 34


Désert avec une route devant des collines en arrière-plan.
Le Tell Brak, où Max Mallowan a dirigé des fouilles de 1936 à 1939, photographié en 2005.
Le lendemain matin, nous arrivons aux portes de la Cilicie et admirons l'un des plus beaux paysages qui soient. C'est un peu comme si l'on se tenait au bord du monde dans l'attente de découvrir la Terre promise, et l'on ressent ce que Moïse a dû ressentir.
  • La romancière et l'archéologue (1946), Agatha Christie (trad. Jean-Noël Liaut), éd. Payot & Rivages, 2015, chap. 1. Partant pour la Syrie, p. 38


Toutes sortes de nouvelles fleurs viennent d'éclore. Je ne suis pas botaniste, j'ignore leurs noms et franchement je ne souhaite pas les apprendre. Quel plaisir avons-nous à connaître les choses par leurs noms ?
  • La romancière et l'archéologue (1946), Agatha Christie (trad. Jean-Noël Liaut), éd. Payot & Rivages, 2015, chap. 5. Fin de saison, p. 160


Le récit du Bon Samaritain a ici une résonance qu'il n'aurait pas dans une ville aux rues bondées, avec des policiers, des ambulances et des hôpitaux. On pourrait facilement transposer l'épisode biblique ici : un homme échoue au beau milieu de nulle part, sur le bord d'une piste qui va d'Hassetché à Deir-ez-Zor, avant d'être secouru. Il illustre parfaitement le fait que la compassion est une vertu essentielle pour les gens qui vivent dans le désert.
  • La romancière et l'archéologue (1946), Agatha Christie (trad. Jean-Noël Liaut), éd. Payot & Rivages, 2015, chap. 9. Le retour de Mac, p. 257


J'aime ce pays fertile et paisible, le naturel de ses habitants qui savent rire et apprécier la vie, qui sont indolents et gais, dignes et bien élevés, dotés d'un grand sens de l'humour, et pour qui la mort n'a rien de bien terrible. Inch Allah...Si Dieu le veut, je retournerai là-bas et tout ce que j'ai aimé n'aura pas disparu de la surface de cette terre.
  • La romancière et l'archéologue (1946), Agatha Christie (trad. Jean-Noël Liaut), éd. Payot & Rivages, 2015, chap. Épilogue, p. 318


L'If et la Rose, 1948

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{...}

Drame en trois actes, 1949

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Metteur en scène
Sir Charles CARTWRIGHT
Assistants
M. SATTERTHWAITE
Miss Hermione LYTTON GORE
Toilettes
d'AMBROISINE
Éclairage
HERCULE POIROT

  • (en) Drame en trois actes, Agatha Christie (trad. Louis Positif), éd. Librairie des Champs Élysées, 1977  (ISBN 2-7024-0071-X), p. 6


- J'aime les hommes qui ont eu beaucoup d'aventures, dit Egg. Cela prouve qu'ils sont normaux.
  • (en) I like men to have affairs, said Egg. It shows they’re not queer or anything.
  • (en) Drame en trois actes, Agatha Christie (trad. Louis Positif), éd. Librairie des Champs Élysées, 1977  (ISBN 2-7024-0071-X), p. 38


- La jalousie ne sert à rien (...). Si vous êtes jalouse, ne le montrez pas.
  • (en) Drame en trois actes, Agatha Christie (trad. Louis Positif), éd. Librairie des Champs Élysées, 1977  (ISBN 2-7024-0071-X), p. 121


- Non ! non ! ce n'est pas cela. Tel un bon limier l'odeur du gibier m'excite et, une fois sur la piste, je la suis jusqu'au bout. Mais il y a autre chose... C'est... comment m'exprimer ? L'amour de la vérité. Il n'existe rien au monde d'aussi passionnant de d'aussi beau que la vérité...
  • (en) Drame en trois actes, Agatha Christie (trad. Louis Positif), éd. Librairie des Champs Élysées, 1977  (ISBN 2-7024-0071-X), p. 159


- La seule chose qui m'intrigue est de savoir s'il faut prendre pour une insulte ou un compliment le fait d'être considérée comme une meurtrière en puissance. Après tout, je préfère y voir un compliment.
  • (en) Drame en trois actes, Agatha Christie (trad. Louis Positif), éd. Librairie des Champs Élysées, 1977  (ISBN 2-7024-0071-X), p. 181


Monsieur Sattherhwaite parut soulagé.
Soudain,une idée lui traversa l'esprit. Sa mâchoire s'affaissa
- Sapristi ! s'écria-t-il. J'y pense. N'importe lequel d'entre nous aurait pu boire le cocktail empoisonné de ce gredin ! Moi, par exemple.
- Une autre catastrophe plus terrible encore et à laquelle vous n'avez pas songé aurait pu se produire.
- Quoi donc ?
- Tiens, parbleu ! cela aurait pu être MOI ! répondit Hercule Poirot.

  • (en) Drame en trois actes, Agatha Christie (trad. Louis Positif), éd. Librairie des Champs Élysées, 1977  (ISBN 2-7024-0071-X), p. 254


Un Meurtre sera commis le ..., 1950

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Miss Marple en train de tricoter dans une adaptation pour le théâtre du roman Un meurtre a été commis le...
«Dans la Gazette, haleta-t-elle. Écoute un peu... Qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire ?
Un meurtre... sera commis à Little Paddocks, le vendredi 29 octobre à 18 h 30 précises. Strictement réservé aux intkimes, cet avis tiendra lieu de faire-part».
  • (en) Un meurtre sera commis le..., Agatha Christie (trad. Élisabeth Luc et Jean-Michel Alamagny), éd. Éditions France Loisirs, 2012  (ISBN 978-2-298-05192-6), p. 19


«Ce qui va se passer à 18 h 30, je le vois déjà d'ici. La moitié du village va débarquer, dévorée par la curiosité. Je ferrai bien de vérifier qu'il reste du sherry dans la maison.»
  • (en) Un meurtre sera commis le..., Agatha Christie (trad. Élisabeth Luc et Jean-Michel Alamagny), éd. Éditions France Loisirs, 2012  (ISBN 978-2-298-05192-6), p. 30


La pièce fut plongée dans l'obscurité. Tout doucement, avec un grincement de protestation très victorien, la porte du salon, comme toujours lorsque personne ne la retenait ouverte, se referma et l'on entendit le loquet se rabattre.
  • (en) Un meurtre sera commis le..., Agatha Christie (trad. Élisabeth Luc et Jean-Michel Alamagny), éd. Éditions France Loisirs, 2012  (ISBN 978-2-298-05192-6), p. 49


Ces jeunes dames de la ville, elles écoutent pas ce qu'on leur dit. Sous prétexte qu'elles mettent des pantalons et qu'elles ont fait un tour en tracteur, elles croient tout savoir.
  • (en) Un meurtre sera commis le..., Agatha Christie (trad. Élisabeth Luc et Jean-Michel Alamagny), éd. Éditions France Loisirs, 2012  (ISBN 978-2-298-05192-6), p. 93


Le magazine bon marché (pulp) Black Mask annonce la publication du Faucon maltais de D. Hammett
- J'ai dû commettre une erreur de vocabulaire, murmura-t-elle. [...]J'ai relevé ce terme dans un roman de Mr Dashiell Hammett. D'après mon neveu Raymond, c'est ce qu'on fait actuellement de mieux dans ce qu'on appelle le roman noir. Si j'ai bien compris, un «pigeon» est un individu qui se verra épinglé pour un crime en réalité commis par une autre personne. Ce Rudi Schmerz me semble avoir été le candidat parfait pour ce rôle.
  • (en) Un meurtre sera commis le..., Agatha Christie (trad. Élisabeth Luc et Jean-Michel Alamagny), éd. Éditions France Loisirs, 2012  (ISBN 978-2-298-05192-6), p. 128


Il y a 15 ans, tout le monde savait qui était son voisin. [...] Quand des nouveaux venus s'installaient, ils arrivaient avec des lettres de recommandation, ou ils avaient servi dans le même régiment, ou sur le même navire, qu'un des habitants. Si par extraordinaire quelqu'un de vraiment inconnu de tous débarquait sans crier gare, eh bien, il faisait tache.
  • (en) Un meurtre sera commis le..., Agatha Christie (trad. Élisabeth Luc et Jean-Michel Alamagny), éd. Éditions France Loisirs, 2012  (ISBN 978-2-298-05192-6), p. 161


Je diagnostiquerais plutôt pour ma part une fouinardite suraiguë.
  • (en) Un meurtre sera commis le..., Agatha Christie (trad. Élisabeth Luc et Jean-Michel Alamagny), éd. Éditions France Loisirs, 2012  (ISBN 978-2-298-05192-6), p. 247


Épouser l'homme qu'on aime n'est jamais une erreur, même si on le regrette un jour.
  • (en) Un meurtre sera commis le..., Agatha Christie (trad. Élisabeth Luc et Jean-Michel Alamagny), éd. Éditions France Loisirs, 2012  (ISBN 978-2-298-05192-6), p. 263


«- Vous avez fait tomber votre écharpe. Voulez-vous que je vous la noue autour du cou ?
- Oh ! Merci... Oui, peut-être... [...]»
L'écharpe de laine fut glissée autour de son cou, puis, d'un seul coup, serrée très fort...
Miss Murgatroyd ouvrit la bouche, mais il n'en sortit qu'un son étouffé.
Et l'écharpe se resserra encore...

  • (en) Un meurtre sera commis le..., Agatha Christie (trad. Élisabeth Luc et Jean-Michel Alamagny), éd. Éditions France Loisirs, 2012  (ISBN 978-2-298-05192-6), p. 283


Mais, à ce moment précis, une clameur horrible déchira l'air. Elle émanait de la cuisine - hurlement de terreur, vocifération lugubre et qui semblait ne jamais devoir prendre fin.
  • (en) Un meurtre sera commis le..., Agatha Christie (trad. Élisabeth Luc et Jean-Michel Alamagny), éd. Éditions France Loisirs, 2012  (ISBN 978-2-298-05192-6), p. 324


Elle a pleuré toutes les larmes de son corps le jour où je suis passée lui donner le mot de Julian. Et son chagrin était sincère. Elle avait tué sa propre amie qui lui était si chère...
  • (en) Un meurtre sera commis le..., Agatha Christie (trad. Élisabeth Luc et Jean-Michel Alamagny), éd. Éditions France Loisirs, 2012  (ISBN 978-2-298-05192-6), p. 348


Le train de 16h50, 1957

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Ne prenez jamais ses conseils à la légère : très souvent elle est en mesure, non seulement de révéler ce qui aurait pu ou dû se passer, mais encore ce qui a réellement eu lieu, sans oublier d'en donner la raison. Miss Marple mérite le prix d'excellence à cet égard !


[Une] élémentaire connaissance des sentiments humains, voilà tout mon bagage. Voyez-vous, les habitants de notre planète se ressemblent tous, plus ou moins. Il suffit donc d'observer, d'évoquer des souvenirs...Très facile, en vérité !
  • Miss Marple au sujet de sa méthode de résolution des crimes
  • (en) Le train de 16h50 (1957), Agatha Christie (trad. Jean Brunoy), éd. Les Éditions du Masque, 1959  (ISBN 2-7024-0052-3), chap. X, p. 167


La personne la moins suspecte donne toujours les renseignements les plus précis.
  • (en) Le train de 16h50 (1957), Agatha Christie (trad. Jean Brunoy), éd. Les Éditions du Masque, 1959  (ISBN 2-7024-0052-3), chap. XVIII, p. 189


Christmas Pudding et autres surprises du chef, 1960

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Ce livre est un festin, un festin de Noël. «La sélection du Chef», en quelque sorte. Et le chef, c'est moi !
  • (en) « Avant propos d'Agatha Christie », dans Christmas Pudding et autres surprises du chef, Agatha Christie (trad. Élisabeth Luc et Jean-Michel Alamagny), éd. Éditions France Loisirs, 2012  (ISBN 978-2-298-05192-6), p. 375


Statue en ronde-bosse, d'une quinzaine de centimètres de hauteur, sur un mur de brique
Statue d'Hercule poirot à Ellezelles (Belgique)
Je me demande comment il peut avoir été détective privé. Ça ne peut se déguiser un gars qui a cette dégaine là.
  • Au sujet d'Hercule Poirot.
  • (en) « Christmas Pudding », dans Christmas Pudding et autres surprises du chef, Agatha Christie (trad. Élisabeth Luc et Jean-Michel Alamagny), éd. Éditions France Loisirs, 2012  (ISBN 978-2-298-05192-6), p. 405


Et bien moi, savez-vous, fit Poirot, plus belge que jamais, je suis comme les politiciens, j'explore toutes les voies possibles.
  • (en) « Christmas Pudding », dans Christmas Pudding et autres surprises du chef, Agatha Christie (trad. Élisabeth Luc et Jean-Michel Alamagny), éd. Éditions France Loisirs, 2012  (ISBN 978-2-298-05192-6), p. 410


Plum pudding
Une Main peu sûre d'elle avait tracé un message en lettres capitale :
MANGEZ PAS UNE MIETTE DU PLUM-PUDDING. QUELQU'UN QUI VOUS VEUT DU BIEN.
  • (en) « Christmas Pudding », dans Christmas Pudding et autres surprises du chef, Agatha Christie (trad. Élisabeth Luc et Jean-Michel Alamagny), éd. Éditions France Loisirs, 2012  (ISBN 978-2-298-05192-6), p. 375


Vous avez dû lire des romans policiers ! Surtout ne toucher à rien et laisser le cadavre dans l'état où il est. Seulement on n'est pas encore sûr que ce soit un cadavre n'est-ce pas ?
  • (en) « Christmas Pudding », dans Christmas Pudding et autres surprises du chef, Agatha Christie (trad. Élisabeth Luc et Jean-Michel Alamagny), éd. Éditions France Loisirs, 2012  (ISBN 978-2-298-05192-6), p. 426


Meuble en bois gravé avec une scène de labour au centre et des motifs géométriques sur les côtés.
Bahut espagnol
Six personnes présentes à une soirée dans une pièce où se trouve un grand bahut espagnol adossé au mur. Six personnes. Cinq qui discutent, se restaurent au buffet, mettent des disques sur le phono, dansent. La sixième morte dans le coffre...
  • (en) « Le Mystère du bahut espagnol », dans Christmas Pudding et autres surprises du chef, Agatha Christie (trad. Élisabeth Luc et Jean-Michel Alamagny), éd. Éditions France Loisirs, 2012  (ISBN 978-2-298-05192-6), p. 447


Vous venez de tuer un homme. Vous avez caché son cadavre dans un coffre. Et puis... vous allez vous coucher bien tranquillement, pas le moins du monde perturbé par le fait que votre valet de chambre va découvrir le crime le lendemain matin.
  • (en) « Le Mystère du bahut espagnol », dans Christmas Pudding et autres surprises du chef, Agatha Christie (trad. Élisabeth Luc et Jean-Michel Alamagny), éd. Éditions France Loisirs, 2012  (ISBN 978-2-298-05192-6), p. 456


Vierge à l'enfant de Fra Filippo Lippi (un peintre primitif italien)
C'était un visage plus surprenant que beau, un de ces visages aux proportions insolites qu'on trouve parfois chez les primitifs italiens.
  • (en) « Le Mystère du bahut espagnol », dans Christmas Pudding et autres surprises du chef, Agatha Christie (trad. Élisabeth Luc et Jean-Michel Alamagny), éd. Éditions France Loisirs, 2012  (ISBN 978-2-298-05192-6), p. 461


Les femmes sont parfois confrontées à l'impérieuse nécessité de mentir. Lorsqu'elles doivent se défendre, le mensonge peut se révéler leur arme la plus efficace.
  • (en) « Le Mystère du bahut espagnol », dans Christmas Pudding et autres surprises du chef, Agatha Christie (trad. Élisabeth Luc et Jean-Michel Alamagny), éd. Éditions France Loisirs, 2012  (ISBN 978-2-298-05192-6), p. 463


Ouvrez les rideaux. Laissez entrer l'air et la lumière. Cette pièce en a besoin. Elle a besoin d'être purifiée. Purifiée - il faudra du temps, je crois - de la tenace atmosphère de haine qui la hante.
  • (en) « Le Mystère du bahut espagnol », dans Christmas Pudding et autres surprises du chef, Agatha Christie (trad. Élisabeth Luc et Jean-Michel Alamagny), éd. Éditions France Loisirs, 2012  (ISBN 978-2-298-05192-6), p. 461


Un crime ingénieux. Prémédité, bien préparé... et je pense, savouré !
  • (en) « Le Mystère du bahut espagnol », dans Christmas Pudding et autres surprises du chef, Agatha Christie (trad. Élisabeth Luc et Jean-Michel Alamagny), éd. Éditions France Loisirs, 2012  (ISBN 978-2-298-05192-6), p. 501


Une jeune fille est toujours un phénomène fascinant, Gorge, philosopha, Poirot, en se laissant choir une fois de plus dans son fauteuil et en allumant une minuscule cigarette. Surtout, notez le bien, quand elle est intelligente. Demander à quelqu'un de faire quelque chose tout en l'en dissuadant est une opération délicate qui nécessite un certain doigté. Elle s'est montrée adroite - oh ! Oui très adroite- mais on ne rivalise pas avec Hercule Poirot, dans ce domaine, mon bon George.
  • (en) « Le souffre-douleur », dans Christmas Pudding et autres surprises du chef, Agatha Christie (trad. Élisabeth Luc et Jean-Michel Alamagny), éd. Éditions France Loisirs, 2012  (ISBN 978-2-298-05192-6), p. 518


Le problème avec vous, c'est qu'au lieu d'attendre d'avoir un crime sous le nez pour agir, vous avez désormais la manie de voir le crime partout.
  • (en) « La Mort avait les dents blanches », dans Christmas Pudding et autres surprises du chef, Agatha Christie (trad. Élisabeth Luc et Jean-Michel Alamagny), éd. Éditions France Loisirs, 2012  (ISBN 978-2-298-05192-6), p. 606


La seule chose qui manque à la bibliothèque, c'est un cadavre. Je suis sûr que c'est le genre de salle de lecture que ces vieux auteurs de romans policiers démodés avaient en tête , quand ils vous ressassaient leurs histoires de cadavre dans la bibliothèque.
  • (en) « Le Policeman vous dit l'heure », dans Christmas Pudding et autres surprises du chef, Agatha Christie (trad. Élisabeth Luc et Jean-Michel Alamagny), éd. Éditions France Loisirs, 2012  (ISBN 978-2-298-05192-6), p. 676


Les Pendules, 1963

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(…) les journaux brillent rarement – si toutefois ils le font jamais – par l'exactitude de leurs renseignements. Ils sont capables de vous rapporter qu'un événement a eu lieu à 4 heures de l'après-midi alors qu'il s'est produit à 4 heures et quart, ils impriment sans sourciller qu'Untel avait une sœur qui s'appelait Elizabeth alors qu'il s'agissait de sa belle-sœur et qu'elle se prénommait Alexandra. J'en passe et des meilleures.
  • (en) (…) newspapers are seldom, if ever, accurate. They report something happened at four o’clock when it was a quarter past four, they say a man had a sister called Elizabeth when actually he had a sister-in-law called Alexandra. And so on.
  • Agatha Christie prête ses propos à son héros récurrent, le détective belge Hercule Poirot, dans une scène où celui-ci décrit à son ami Colin Lamb et à l'inspecteur Hardcastle la capacité du « détective en fauteuil » à résoudre une énigme si des faits exacts lui sont rigoureusement rapportés, puis leur en apporte une démonstration en démêlant un écheveau de faits extravagants destinés à masquer une vérité très simple.
  • « Les Pendules », Agatha Christie (trad. Jean-Marc Mendel) (1963), 28 – Récit de Colin Lamb, dans L'Intégrale - Agatha Christie : Les années 1958-1964, Agatha Christie, éd. Librairie des Champs-Élysées, coll. « Les Intégrales du Masque », 1998  (ISBN 2-7024-2439-2), t. 11, p. 1124-1125


Une autobiographie, 1965, publication posthume en 1977

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En vaquant à mes tâches ménagères, au contraire, je pouvais complètement me détendre l’esprit. Robert Graves m’a dit un jour que faire la vaisselle était une des occupations les plus favorables à la création. Je crois qu’il voyait très juste. Il y a de la monotonie dans les tâches domestiques, si bien que, si elles vous occupent physiquement, elles vous libèrent l’esprit et lui permettent de s'envoler vers les pensées et les inventions qu’il désire. Ce n’est pas le cas quand on cuisine, en revanche, car cela mobilise toute votre créativité et votre attention.
  • Une autobiographie (1977), Agatha Christie, éd. Éditions du Masque, 2006, p. 553 (lire en ligne)


Citations sur

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A Christie for Christmas
  • Slogan de son éditeur qui publiait un livre à chaque Noël.
  • « Un destin mystérieux », Hubert Prolongeau, Les collections Lire Magazine littéraire (ISSN 2728-6762), nº 27, 23 septembre 2024, p. 4


Le résultat est une série (télévisée) de grande qualité, de cette fameuse qualité à laquelle nous a habitués la télévision britannique. On ne pouvait rêver d'un plus bel hommage à la duchesse de la mort...
  • « Chers détectives : FR3, 13 h 40 Et Poirot parut ... », Le Monde, Le Monde, 14 avril 1991 (lire en ligne)


Elle a ouvert le roman policier au grand public. A la manière d'Hergé pour la BD ou de Hitchcock pour le cinéma. Aujourd'hui, c'est une espèce d'emblème du roman de détection classique.
  • propos de François Rivière, journaliste littéraire et écrivain.
  • « Depuis le commencement, le polar s'écrit aussi au féminin », Michel Abescat, Le monde, 11 juillet 1997 (lire en ligne)


Dans Le Crime de l'Orient-Express (1934), Agatha Christie soumet à la sagacité d'Hercule Poirot une énigme en chambre close, un modèle du genre. Comment un homme a-t-il pu être poignardé dans sa cabine alors que la porte était fermée de l'intérieur ?
  • « Orient Express, ces écrivains transportés », Macha Séry, Le Monde, 7 avril 2014 (lire en ligne)


Derrière l'image officielle — tient de dragée et imagination diabolique — les organisateurs offrirent au public le portrait subtil et complexe d'une femme talentueuse et cosmopolite à travers cet itinéraire à la fois géographique et humain [...]. Au détour d'une vitrine, j'ai noté un détail que madame Mallowan ne mentionne pas dans ce livre mais qui, j'en suis certain, ravira ses admirateurs. Pour dépoussiérer les objects les plus fragiles découverts sur les champs de fouilles, elle utilisait une aiguille à tricoter et un pot de crème pour le visage.
  • À propos de l'exposition de 2002 au British Museum de Londres "Agatha Christie et l'archéologie : mystère en Mésopotamie".
  • La romancière et l'archéologue, Agatha Christie, éd. Payot & Rivages, 2015, chap. Préface, p. 10-11


Une île minuscule dominée par un hôtel Art déco, une plage cachée dans les rochers, et un drôle de tracteur pour traverser à marée basse, Burgh Island est sans doute la plus célèbre des cartes postales anglaises offertes à la postérité par Agatha Christie.
L'hôtel de Burgh Island
  • « Du Nil à l’Orient-Express, cinq voyages sur les pas d’Agatha Christie », Thomas Doustaly, Le Monde, 11 novembre 2018 (lire en ligne)


Mariée à la hâte en bousculant les convenances, elle donnera naissance à sa fille, Rosalind, puis à son premier succès, La Mystérieuse Affaire de Styles, où Hercule Poirot fait son apparition. Ici, vie et écriture ne sont qu’une et la même énergie pousse Agatha et Archibald à arpenter le monde, accompagnant la luxueuse mission pour l’exposition de l’Empire britannique.
  • « Agatha Christie, une plume trempée au crime », Christophe Averty, Le Monde, 8 janvier 2020 (lire en ligne)


En France, une nouvelle traduction démarrée dans les années 1980 permettra de découvrir que le style de dame Christie était en fait beaucoup plus fluide et plein d'humour que ses lecteurs ne le pensaient. Elle portait même sur les rapports sociaux un regard ironique laissant parfois percer un nuage de révolte. À la (re)lire ainsi rénovée, on s'aperçoit aussi que la rigueur mathématique de ses intrigues et ses astuces narratives ont trop longtemps caché sa finesse psychologique : un roman comme Le Vallon (1946), l'un de ses meilleurs, tiendrait tout autant sans prétexte policier.
  • « Un destin mystérieux », Hubert Prolongeau, Les collections Lire Magazine littéraire (ISSN 2728-6762), nº 27, 23 septembre 2024, p. 6


S'il fallait finalement mesurer au plus près la véritable passion qu'Agatha Christie voue aux trains, ce n'est pas à la seule évocation des trains mythiques qu'il faudrait s'arrêter. En fait, elle aimait tous les trains, grands ou petits, comme ceux de la côte sud de l'Angleterre. Dans La Dernière Énigme, livre posthume et dernière aventure de Miss Marple, on peut lire : « Bientôt le petit trains s'ébranla en exhalant des des bouffées de fumée avec un air d'importance. Il y avait trois arrêts au long de la vallée sinueuse avant le terminus à Lonsbury Bay: Newton Langford, Matchings Halt [pour Woodleigh Camp] et Woodleeigh Bolton.» Le terminus de l'œuvre romanesque d'Agatha Christie est une gare, une petite gare de campagne.
  • « Trains de rêve et trains d'enfer », Marc Riglet, Les collections Lire Magazine littéraire (ISSN 2728-6762), nº 27, 23 septembre 2024, p. 15


Notes et références

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  1. Intitulé à l'origine Dix petits Nègres
  2. Jean-Baptiste Greuze et non Greuse est un peintre français du XVIIIe siècle dont le succès fulgurant au salon de 1755 lui valu de s'opposer à ses confrères.
  3. L'inspecteur French est le héros récurrent des romans de l'écrivain irlandais Freeman Wills Crofts (1879-1957), membre tout comme Agatha Christie du Dectection Club.

Voir aussi

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