Émilie du Châtelet
Apparence

Émilie du Châtelet, née à Paris le 17 décembre 1706 et morte à Lunéville en Lorraine le 10 septembre 1749, est une mathématicienne, physicienne et femme de lettres française.
Citations d'Émilie du Châtelet
[modifier]Réflexions sur le bonheur
[modifier]Il faut pour être heureux, s’être défait des préjugés ; être vertueux ; se bien porter ; avoir des goûts et des passions ; être susceptible d’illusion ; car nous devons la plupart de nos plaisirs à l’illusion, et malheureux est celui qui la perd.
- Opuscules philosophiques et littéraires, Texte établi par M. l'abbé (Simon-Jacques) Bourlet de Vauxcelles, éd. Imprimerie de Chevet, 1796, p. 2 (texte intégral sur Wikisource)
Citation choisie pour le 27 juin 2021.
Institutions de physique
[modifier]J'ai toujours pensé que le devoir le plus sacré des Hommes était de donner à leurs Enfans une éducation qui les empêchât dans un âge plus avancé de regretter leur jeunesse, qui est le seul temps où l'on puisse véritablement s'instruire.
- Institutions de physique, Émilie du Châtelet, éd. Paris, Prault, 1740, p. 02
Les véritables causes des effets naturels et des phénomènes que nous observons sont souvent si éloignées des principes sur lesquels nous pouvons nous appuyer et des expériences que nous pouvons faire qu'on est obligé de se contenter de raisons probables pour les expliquer. Les probabilités ne sont donc point à rejeter dans les sciences, non seulement parce qu'elles sont souvent d'un grand usage dans la pratique mais encore parce qu'elles frayent le chemin qui mène à la vérité.
- Institutions de physique, Émilie du Châtelet, éd. Paris, Prault, 1740, p. 74
Dissertation sur la nature et la propagation du feu
[modifier]Il y a dans la Terre un Feu central qui est la cause des végétations qui se font dans son sein.
- Dissertation sur la nature et la propagation du feu, Émilie du Châtelet, éd. Paris, Prault, 1744, p. 139
Citations sur Émilie du Châtelet
[modifier]Lettre de Voltaire (au-devant des Elémens de Newton)
[modifier]TU m’appelles à toi, vaſte & puiſſant génie,
Minerve de la France, immortelle Emilie.
Je m’éveille à ta voix, je marche à ta clarté,
Sur les pas des vertus & de la vérité.
Je quitte Melpoméne & les jeux du Théâtre,
Ces combats, ces lauriers, dont je fus idolâtre.
- Sur la physique de Newton, À Madame la Marquise du Chastelet, Voltaire, éd. Seuil, 1738, p. 01
Voir aussi
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