Émile Driant

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Émile Driant (capitaine Danrit), né le 11 septembre 1855 à Neufchâtel-sur-Aisne, mort le 22 février 1916 au Bois des Caures (Beaumont-en-Verdunois), est un officier, écrivain et homme politique français, mort pour la France durant la Grande Guerre.

Bmr 92 capt driant journal illustré 4 novembre 1888

Citations d'Émile Driant[modifier]

A Jules Verne - Lorsque j'étais enfant, vos merveilleux récits me transportaient; arrivé à l'âge d'homme, je les ai relus, admirant avec quel art vous vulgarisez tous les problèmes de sciences naturelles, avec quelles richesses de description vous racontez des voyages imaginaires, simplifiant les questions les plus ardues, rendant attrayante l'étude de la géographie, sachant faire jaillir les situations dramatiques et les émotions généreuses, amusant pour instruire, instruisant pour être utile. Si bien qu'un jour, piqué de la tarentule d'écrire, j'essayai d'appliquer, aux sciences qui dérivent de la guerre, votre merveilleux procédé.
  • L'Invasion noire, Capitaine Danrit, éd. Fayard, 1894, p. Préface


Il est un élément des batailles qui a diminué, c’est le courage, l’esprit de sacrifice, le mépris du danger et de la mort. Et pourtant c’est avec tout cela qu’un peuple devient grand. C’est parce qu’ils ont éparpillé leurs cendres sur toutes ces terres lointaines que les peuples admirent et craignent toujours les petits-fils de la Grande Armée ; c’est parce qu’ils se souviennent que les Silésiens placent ici, à côté du buste du grand Frédéric, celui de Napoléon. Et c'est à ces vertus de jadis qu’il faudra revenir, vous qui voulez commercer, travailler et jouir en paix, parce qu’avant de jouir, il faut être assez fort pour être sûr de vivre !
  • « L'infanterie allemande au combat », Commandant Driant, L'Eclair, nº 6500, 14 septembre 1906, p. 2


Je m’adresse aujourd’hui, en terminant, aux heureux de ce monde, à ceux qui ont jusqu’à présent délaissé les questions sociales, qui n’ont pas voulu entendre les grondements lointains des mécontents. Comme je le disais aux élèves de Saint-Cyr, allez au soldat, aimez-le, occupez-vous de lui et de son éducation, de son âme, et si tous les officiers avaient appliqué cette manière d’être, il n’y aurait peut-être plus de dissensions dans le peuple. Allez au peuple, vous chef d’industrie, ne regardez point cet ouvrier qui peine à votre service, qui vous consacre à contre-cœur sa vigueur, sa jeunesse, ne le regardez point comme une unité, comme une machine à laquelle vous ne devez plus rien quand vous lui avez payé le salaire quotidien: combien parmi nous sont sensibles à une attention d’un patron, à un simple mot amical, à une demande concernant sa famille ou ses enfants ; il n’est pas d’hommes même parmi ces populations minières qui ne jouissent du soleil que durant une partie de leur vie et qui semblent plus formées que d’autres à la gratitude humaine, il n’en est point qui ne s’émeuve devant une main loyalement tendue... Allez au peuple, allez à l’ouvrier, allez au travailleur des champs. Ne les laissez pas éloigner plus longtemps de vous à une distance telle qu’il ne verrait plus votre main tendue. Ne lui laissez pas croire surtout que vous ne viendrez à lui que le jour où vous le craindrez. Et s’il appartient à l’Etat de nous dispenser la liberté et l’égalité, c’est à nous autres citoyens à imposer, pratiquer, sans distinction de classe, le plus beau des trois mots de notre devise française : Fraternité.
  • Commandant Driant, 27 juin 1906, Salle Wagram, dans L'Eclair, paru 28 juin 1906.


Citations du capitaine Danrit[modifier]

Paul de Sémant - Danrit - la Guerre de demain
A cent ans de distance, c'est encore dans le peuple qu'il faut chercher, c'est de lui qu'il faut attendre les révoltes généreuses et le véritable sens de la fierté nationale... Hors de lui, financiers aux doigts crochus, fonctionnaires serviles, haute bourgeoisie veule et jouisseuse, aristocratie sans ressort, s'agitent et paradent fébrilement, répétant le mot d'un roi sans fierté: Après nous le déluge.
  • Evasion d'Empereur, Capitaine Danrit, éd. Delagrave, 1904, chap. 3, p. 74


Quelle est belle, mes enfants, cette croix de la Légion d'Honneur, lorsque, gagnée par des actes d'héroïsme en face de l'ennemi, (...) elle devient l'emblème sacré de l'honneur d'une famille militaire, lorsque les pères la passent ainsi à leurs enfants, avec le souvenir de leur exemple, enfin, lorsqu'elle brille au foyer des vrais Français, comme l'étoile sur laquelle se guideront les générations suivantes. Pourquoi faut-il qu'elle ait été souvent prodiguée, quelques fois salie, un jour même vendue!
  • Petit Marsouin (Histoire d'une Famille de soldat), Capitaine Danrit, éd. Delagrave, 1899, chap. XIV, p. 433


Signature d'Émile Driant, d'après un manuscrit original

Citations sur Émile Driant[modifier]

Driant aura écrit sa vie et sa mort, et il aura vécu ses livres..
  • « La mort du soldat. Le sacrifice du héros dans la littérature et dans la vie du lieutenant-colonel Driant », Frédéric Schwindt, Le Rocambole, bulletin des Amis du Roman Populaire (ISSN 1253-5885), nº 74, printemps 2016  (ISBN 978-2-912349-64-4), p. 131