Économie

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L’Économie, ou l’activité économique (du grec ancien οἰκονομία « administration d'un foyer », de οἶκος « maison, dans le sens de patrimoine » et νόμος « loi ») est l'activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et services. L’économie est étudiée par les sciences économiques qui prennent appui sur des théories économiques.

Citations[modifier]

Bernard Maris[modifier]

Pour comprendre la vie, les économistes ne cessent d'en chasser le sel, l'amour, le désir, la violence, la peur, l'effroi, au nom de la rationalité des comportements. Ils traquent pour la détruire cette émotion qui abolit la chaine causale.


Tout, dans l'économie, est fait pour briser les liens qui pouvaient unir les individus à leur famille, leurs géniteurs, des proches. Houellebecq conte ce processus d'individualisation, d'atomisation des sociétés, qui, déjà, avait fasciné Marx. L'économie libérale brise tout ce qui est collectif : l'équipe au travail, la famille, le couple. En ce sens, la libération sexuelle relève d'une explosion de l'individualisme et a pour effet la destruction de ces communautés intermédiaires, les dernières à séparer l'individu du marché. C'est dans Les Particules élémentaires notamment qu'est décrite – poétisée serait plus juste – cette détestable tendance à l'atomisation sociale.


Dmitry Orlov[modifier]

Mais la majeure partie de ce que l'on nous a dit et de ce qu'on est en train de nous dire sur l'économie a quelque chose à voir avec un cas spécial et spécifique : l'économie de la croissance – qui est maintenant pratiquement terminée. [...] Personne, parmi les économistes professionnels, ne semble vouloir examiner comment l'économie s'effondre une fois que la croissance s'arrête – ce qui est pourtant à peu près le seul sujet pertinent qui leur reste à méditer.
  • (fr) Les cinq stades de l'effondrement : guide du survivant (2013), Dmitry Orlov (trad. Tancrède Bastié), éd. Le retour aux sources, 2016  (ISBN 978-2-35512-067-1), p. 176


Donella Meadows, Dennis Meadows et Jorgen Randers[modifier]

Nous mettons l'accent sur l'économie physique, c'est-à-dire sur les éléments concrets qui se heurtent aux limites de notre planète, et non sur l'économie monétaire qui est une invention sociale indépendante des lois physiques.


L'économie humaine utilise aujourd'hui tant de ressources capitales et produit tant de déchets qu'elle n'est pas soutenable. [...] Nous estimons que beaucoup vont atteindre un pic puis décliner au cours de ce siècle [...] Ces flux élevés ne sont pas nécessaires. Des changements au niveau de la technique, des modes de répartition et des institutions pourraient les réduire fortement tout en maintenant ou en améliorant la qualité de vie moyenne des habitants de la planète.


Plus l'économie mondiale mettra de temps à réduire son empreinte écologique et à s'orienter vers la durabilité, moins la planète pourra tolérer d'individus et plus le niveau matériel de ces derniers sera bas. À partir d'un certain point, retard signifie effondrement. [...] Retarder la réduction des flux et la transition vers la durabilité signifie au mieux priver les générations futures de certaines options et au pire précipiter l'effondrement.


Karl Polanyi[modifier]

Rien n'obscurcit aussi efficacement notre vision de la société que le préjugé économiste.
  • La Grande Transformation (1944), Karl Polanyi (trad. Catherine Malamoud), éd. Gallimard, 1983  (ISBN 2-07-021332-3), chap. Sociétés et systèmes économiques, p. 214


Éric Werner[modifier]

Pour avoir du pain, il faut préalablement avoir compris que l’homme ne vit pas seulement de pain. C’est le point fondamental. L’économie n’est pas à elle-même son propre fondement, c’est une erreur que de la croire. C’est une erreur également de croire qu’elle se suffit à elle-même. Non, elle ne se suffit pas à elle-même.



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