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Ève

Une page de Wikiquote, le recueil des citations libres.
La malédiction de Dieu, par James Tissot (fin du XIXe siècle).

Ève est la première femme selon la Genèse biblique.

Récit de la première création

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Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme[1].
  • (fr) La Sainte Bible ancien testament traduction depuis le texte hébreu, Louis Segond, éd. Delessert, 1899, partie Genèse, chap. 1, p. 2 (texte intégral sur Wikisource)

Récit de la seconde création

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Alors l’Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. L’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme.

Et l’homme dit : Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair !

On l’appellera femme[2], parce qu’elle a été prise de l’homme.
  • (fr) La Sainte Bible qui comprend l’Ancien et le nouveau Testament traduits sur les textes originaux hébreux et grec, collectif (trad. Louis Segond), éd. Delessert, 1910, chap. 2, p. 2, vers 21-23 (texte intégral sur Wikisource)


Le jardin d'Éden et le péché d'Adam

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La femme répondit au serpent :

Nous mangeons du fruit des arbres du jardin.

Mais quant au fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : «Vous n'en mangerez point et vous n'y toucherez point de peu que vous mouriez.»
  • (fr) La Sainte Bible traduite d'après les texte originaux hébreu et Grec, collectif (trad. Louis Segond), éd. Alliance biblique universelle, 1966, chap. 3, p. 11, vers 2-3


«Le serpent m'a séduite et j'en ai mangé».
  • Ève avoue à Dieu avoir mangé du fruit défendu dont l'espèce n'est pas précisée.
  • (fr) La Sainte Bible traduite d'après les texte originaux hébreu et Grec, collectif (trad. Louis Segond), éd. Alliance biblique universelle, 1966, chap. 3, p. 11, vers 13b


Adam donna à la femme le nom d'Ève : car elle était la mère de tous les vivants.
  • première évocation du prénom d'Ève dans le texte.
  • (fr) La Sainte Bible traduite d'après les texte originaux hébreu et Grec, collectif (trad. Louis Segond), éd. Alliance biblique universelle, 1966, chap. 3, p. 11, vers 20


Caïn et Abel

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Adam connut Ève, sa femme ; elle conçut et enfanta Caïn et elle dit : «J'ai formé un homme avec l'aide de l'Éternel.»
  • (fr) La Sainte Bible traduite d'après les texte originaux hébreu et Grec, collectif (trad. Louis Segond), éd. Alliance biblique universelle, 1966, chap. 4, p. 12, vers 1


Descendants de Caïn

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Elle enfanta un fils et lui donna le nom de Seth car, dit-elle, Dieu m'a donné un autre fils à la place d'Abel que Caïn a tué.
  • (fr) La Sainte Bible traduite d'après les texte originaux hébreu et Grec, collectif (trad. Louis Segond), éd. Alliance biblique universelle, 1966, chap. 4, p. 12, vers 25


Coran et traditions musulmanes

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Coran

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Hadiths

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Ibn Jubair, Tadhkira bi-akhbâr `an ittifâqât al-asfâr,[3] XIIe siècle

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Bâtiment de plein pied crénelé, blanc, avec une coupole à une extrémité.
La tombe d'Ève, avant sa destruction en 1928.
À l'intérieur [du cimetière de Djeddah] existe un lieu qui possède une coupole, qui aurait été la maison d'Ève, la mère de l'humanité ; que Dieu la bénisse sur la route de La Mecque.
  • citation rapportée
  • « La tombe d'Ève, entre légende et mythe », Donna Abou-nasr, La Presse, 28 novembre 2008 (lire en ligne)


Littérature

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Ève repose,
Et cependant que ses beaux flancs nus,
Ignorants de leurs prodigieuses destinées,
Dorment paisibles et par leurs grâces émerveillent
La tribu docile des antilopes,
Voici descendre des plus hautes branches
Un merveilleux Serpent à la bouche lascive,
Un merveilleux Serpent qu’attire et tente
La douceur magnétique de ces beaux flancs nus


Ève. Péché nu d'un ventre-monceau-de-forment. Un serpent l'entoure de ses replis, baiser-morsure.


Musique

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Ève, Ève
Réalité ou rêve ?
Oh ! Ève, Ève
Tu es la femme
Je t'aime
Je te bénis d'avoir inventé la vie

  • Ève, Pierre Delanoë, Claude François, album Magnolia for ever (1977 chez Disques Flèche).


Ève lève-toi et danse avec la vie
L´écho de ta voix est venu jusqu´à moi
Eve lève-toi tes enfants ont grandi
En donnant la vie je serai comme toi

  • Ève lève toi, Julie Pietri et Jean-Michel Bériat, Julie Pietri, album Le Premier Jour (album) (1987 chez Carrère).


On nous cache des choses depuis Adam et Ève,
Le lièvre et la tortue, parient sur le lièvre,
Le vrai, le faux, le vraiment faux, le vrai, c'est vrai, c'est faux.
C'est vraiment le pogo d'la théorie du complot.
[...]
Tout se mélange dans ma tête depuis l'aube.
Je suis comme dans un chapitre du "Da Vinci Claude".

  • Satire des théories du complot.
  • Da Vinci Claude, MC Solaar, MC Solaar, album Chapitre 7 (2007 chez Sentinel Ouest / UP Music / Warner Music France).


Peinture

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Cranach l'ancien

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Adam et Ève dans le jardin d'Éden tiennent tous deux la même pomme dans la main.
Adam et Ève par Cranach l'ancien (1526)
La manière dont Cranach peint la scène est ambigüe. Le peintre laisse planer un doute quant à la responsabilité de Ève. La singularité de cette représentation est affichée au centre de la toile : deux mains pour une même pomme ! Ce n'est pas seulement Ève qui tient le fruit, l'homme et la femme l'enveloppent chacun de sa main.
  • Les femmes de la Bible dans l'art, Chrstiane Lavaquerie-Klein et Laurence Paix-Rusterholtz, éd. Le Cerf, 2019  (ISBN 978-2-204-12066-1), partie Ancien testament, chap. Ève, p. 20


Julie Duvidal de Montferrier

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Ève lève une main comme pour écarter la tentation mais on comprend à son regard qu'elle est déjà perdue.
  • Description du tableau Tête d'Ève, portrait de 1822.
  • Les femmes de la Bible dans l'art, Chrstiane Lavaquerie-Klein et Laurence Paix-Rusterholtz, éd. Le Cerf, 2019  (ISBN 978-2-204-12066-1), partie Ancien testament, chap. Ève, p. 22
Portrait en buste de 3/4 d'une jeune femme aux cheveux châtains qui lève la main droite en levant les yeux au ciel
Tête d'Ève (Julie Duvidal de Montferrier)

Notes et références

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  1. Littéralement : il les créa mâle et femelle.
  2. Au début du récit, l'homme et la femme n'ont pas de prénom.
  3. traduction : Relations des péripéties qui surviennent pendant les voyages

Voir aussi

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