Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais
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Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (24 janvier 1732, Paris — 18 mai 1799, Paris) est un écrivain et dramaturge français.
[modifier] Le Barbier de Séville, 1775
Quand on cède à la peur du mal, on ressent déjà le mal de la peur.
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« Le Barbier de Séville », dans Œuvres complètes, Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, éd. Firmin-Didot, 1865, acte II, scène 2, p. 84
[modifier] Le Mariage de Figaro, 1778
Marceline : On ne sait comment définir le Comte ; il est jaloux et libertin.
Bartholo : Libertin par ennui, jaloux par vanité ; cela va sans dire.
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Beaumarchais - Théâtre (1778), Beaumarchais, éd. Garnier, 1980 (ISBN 2-253-13251-9), acte I, scène 4, p. 348
Parce que vous êtes un grand seigneur, vous vous croyez un grand génie !... Noblesse, fortune, un rang, des places, tout cela rend si fier ! Qu'avez-vous fait pour tant de biens ? Vous vous êtes donné la peine de naître, et rien de plus. Du reste, homme assez ordinaire…
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« Le Mariage de Figaro », Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, dans XVIIIe siècle (1970), André Lagarde et Laurent Michard, éd. Bordas, 1985 (ISBN 18346S), p. 400 (texte intégral sur Wikisource)
Que je voudrais bien tenir un de ces puissants de quatre jours, si légers sur le mal qu'ils ordonnent, quand une bonne disgrâce a cuvé son orgueil ! Je lui dirais... que les sottises imprimées n'ont d'importance qu'aux lieux où l'on en gêne le cours ; que sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur ; et qu'il n'y a que les petits hommes qui redoutent les petits écrits.
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« Le Mariage de Figaro », Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, dans XVIIIe siècle (1970), André Lagarde et Laurent Michard, éd. Bordas, 1985 (ISBN 18346S), p. 400 (texte intégral sur Wikisource)
Feindre d’ignorer ce qu’on sait, de savoir tout ce qu’on ignore, d’entendre ce qu’on ne comprend pas, de ne point ouïr ce qu’on entend ; surtout de pouvoir au-delà de ses forces ; avoir souvent pour grand secret de cacher qu’il n’y en a point ; s’enfermer pour tailler des plumes et paraître profond, quand on n’est, comme on dit, que vide et creux ; jouer bien ou mal un personnage ; répandre des espions et pensionner des traîtres ; amollir des cachets ; intercepter des lettres ; et tâcher d’ennoblir la pauvreté des moyens par l’importance des objets : voilà toute la politique ou je meure !
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Le Mariage de Figaro (1970), Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, éd. Librio, 2004, p. 78
Pourvu que je ne parle ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l’Opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement, sous l’inspection de deux ou trois censeurs.
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Le Mariage de Figaro (1970), Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, éd. Librio, 2004, p. 87