Homère
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Homère (en grec ancien Ὅμηρος / Hómêros) est réputé avoir été un aède (poète) de la fin du VIIIe siècle av. J.-C. C'est le premier poète grec dont les œuvres nous sont parvenues. Il était surnommé simplement « le Poète » (ὁ Ποιητής / ho Poiêtếs) par les Anciens. Victor Hugo écrivit à son propos dans William Shakespeare : « Le monde naît, Homère chante. C'est l'oiseau de cette aurore ».
Le fait qu'il ait eu une existence réelle ou simplement qu'il représente une personnification tardive d'un éventuel auteur ou collectif (comme Rrose Sélavy ou Nicolas Bourbaki) semble aujourd'hui impossible à établir avec certitude.
[modifier] L'Iliade
Sur terre les humains passent comme les feuilles : si le vent fait tomber les unes sur le sol, la forêt vigoureuse, au retour du printemps, en fait pousser bien d'autres ; chez les hommes ainsi les générations l'une à l'autre succèdent.
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L'Iliade, Homère (trad. Robert Flacelière), éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1955, chant VI, p. 192 (texte intégral sur Wikisource)
[modifier] L'Odyssée
Nous vivons à l'écart et les derniers des peuples, en cette mer des houles, si loin que nul mortel n'a commerce avec nous…
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L'Odyssée, Homère (trad. Victor Bérard), éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1955, chant VI, p. 638 (texte intégral sur Wikisource)
Patience mon cœur !
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L'Odyssée, Homère (trad. Victor Bérard), éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1955, chant XXIII, p. 819, vers 18 (texte intégral sur Wikisource)
L'Aurore aux doigts de roses les eût trouvés pleurant, sans l'idée qu'Athéna, la déesse aux yeux pers, eut d'allonger la nuit qui recouvrait le monde : elle retint l'Aurore aux bords de l'Océan, près de son trône d'or, en lui faisant défense de mettre sous le joug pour éclairer les hommes, ses rapides chevaux Lampos et Phaéton, les poulains de l'Aurore.
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L'Odyssée, Homère (trad. Victor Bérard), éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1955, chant XXIII, p. 859 (texte intégral sur Wikisource)
[modifier] Divers
Un esprit sain dans un corps sain.
- traduction en latin : Mens sana in corpore sano. attribué à Homère
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(fr) Apprendre à apprendre (2007), André Giordan et Jérôme Saltet, éd. Librio, coll. Mémo inédit, 2008 (ISBN 978-2-290-00223-0), t. n°831, p. 87

