Floride

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La Floride, est l'un des cinquante états des Etats-Unis, dont le territoire est bordé par l'océan Atlantique à l'est et le golfe du Mexique à l’ouest.

Iegor Gran[modifier]

La nature ici est luxuriante. Il y a des insectes que je n'ai jamais vus de ma vie. Vers le lac Okeechobee, alors que l'on traversait un marécage, on a tiré des crocodiles. Une sorte de scarabée gros comme le poing a mordu le deuxième classe Richier à la cuisse. L'air est chargé de miasmes. La nuit, on entend des cris de jungle qui nous glacent les os alors que le thermomètre ne descend pas en dessous de trente-cinq. Tout me conforte dans l'opinion que l'homme européen n'a rien à faire ici.


Les mots de la géographie[modifier]

Sorte d'éden, dont le nom, de surcroît, vient de fleur. Côte d’Azur des Canadiens et des Yankees, et modèle convoité par certaines régions européennes. Mais la littérature qui évoque les florides est plus inquiétante que celle qui évoque les californies, dans la mesure où dans l’idée de floride se trouvent aussi le crime et la drogue (cf. au cinéma : Key Largo, Miami Vice), de vastes marécages grouillants de vie, réellement et symboliquement.

  • Les mots de la géographie. Dictionnaire critique. (1992), Roger Brunet, Robert Ferras, Hervé Théry, éd. RECLUS – La Documentation Française, coll. Dynamiques du territoire, 1993 (ISBN 2-11-003036-4), p. 218


Carlos Victoria[modifier]

Natán se promenait sur la plage en lisière de la ville, saturée d'une infinie variété de coquillages qui évoquaient pour lui les vestiges d'une vie qui s'était muée en détritus : beaux et singuliers sans doute, mais détritus quand même. Dans ce matin d'hiver, la longue frange de sable était déserte. Les villas, séparées de la plage par des clôtures et des murs où étincelaient les panneaux Private Propriety et Keep Off, donnaient aussi l'impression de demeures inhabitées. Seuls les oiseaux perchés sur les branches et les pélicans flottant dans la mer rappelaient le mouvement des êtres vivants.


Maintenant, sur cette route déserte qui traversait l'interminable zone marécageuse, avec des tronçons de maigre végétation interrompue de temps à autres par des bois étiques, Natán se sentait obligé d'observer avec prudence ses anciens compagnons (ou ennemis), les arbres. Il ne faisait pas attention aux déserts d'herbes et d'eau stagnante, ni aux parcelles de plaines inhospitalières sillonnées de canaux qui circulaient entre les broussailles brûlées par le froid comme les veines d'un corps sans vie, mais aux forêts, aux tribus d'arbustes qui se groupaient pour fomenter une conspiration, aux pins et aux eucalyptus qui s'élevaient, menaçants, le long du ruban d'asphalte. Mais les arbres avaient peu à lui offrir en ce crépuscule glacial de mars. Les cèdres abattus dans la boue auraient pu l'orienter à l'époque où ils étaient debout, droits, mais à présent, leurs cadavres éclaboussés de fange évoquaient seulement la stérilité absolue de la fin. C'était un paysage cataleptique où sensations et mouvements étaient suspendus sous la lumière qui baissait graduellement.


Yves Boquet[modifier]

Marquée par l'immigration cubaine et haïtienne, Miami est une ville d'affaires tournée vers l'Amérique latine et les Antilles. Noeud aérien entre les Amériques, c'est aussi le premier port mondial de croisières (6 millions de passagers par an). [...] Sans industrie ancienne, dans port de commerce majeur, grignotant les espaces fragiles des Everglades, menacée par les tempêtes tropicales, lieu de conflits ethniques entre Cubains et Noirs (Américains ou Haïtiens), lieu de redistribution des narcodollars recyclés aux Bahamas, Miami est, pour certains géographes, un autre exemple paradigmatique de la ville post-moderne.

  • Les États-Unis, Yves Boquet, éd. Belin, 2003 (ISBN 2701132304), p. 156


Roger Brunet[modifier]

Un peu à l'écart des autres régions du Sud avec son appendice plongeant dans les Caraïbes, le Floride s'est signalée depuis la guerre par son exceptionnelle croissance démographique. [...] C'est une autre histoire de création : le premier jour, il y eut le soleil ; le second jour, le tourisme ; le troisième, les oranges ; le quatrième, les Latinos ; le cinquième, l'industrie ; le sixième, la banque ; le dimanche Miami se reposa en fumant un joint, puisque cette capitale du « vice » - pour paraphraser le titre d'un feuilleton télévisé à succès – est aussi devenue, dans les années 1970, celle des narcodollars !

  • Géographie universelle. Etats-Unis, Canada., Roger Brunet (dir.), éd. Hachette-Reclus, 1992 (ISBN 2010148290), p. 177


Pierre Larousse[modifier]

La Floride se compose d'une longue et étroite bande de territoire s'étendant, au sud, sur 50 à 130 kilom., depuis la Géorgie et l'Alabama, et sur 580 kilom., de l'océan Atlantique à la rivière Perdido, et d'une péninsule se détachant du continent entre l'Atlantique et le golfe du Mexique, et traversant 5 degrés de longitude. La ligne de côtes, plus longue que celle d'aucun autre Etat nord-américain, offre un développement de 760 kilom. sur l'Atlantique, et de 1085 kilom. sur le golfe ; mais cette immense étendue de côte est rendue presque inaccessible par les bas-fonds et ne présente que peu de bons havres. Au sud du continent s'allonge, dans la direction de l'ouest, une chaîne d'ilôts de rochers, nommés Cays ou Keys, qui se termine en un amas de roches et de bancs de sable appelés Tortues (Tortugas). […] Le nom de Floride, qui signifie fleuri, a été donné par les Espagnols à cette partie du continent américain, à cause de l'aspect général du pays et parce qu'ils y abordèrent, pour la première fois, le jour de Pâques (Pascua Florida)

  • Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, Pierre Larousse (dir.), éd. Hachette-Reclus, 1990 (ISBN 286971193X), vol. 11, p. 500


Hernando d'Escalante Fontanedo[modifier]

Juan Ponce de Léon, se fiant aux rapports des Indiens de Cuba et de Saint-Domingue, fit une expédition pour reconnaître la rivière Jourdain à la Floride, soit qu'il voulût acquérir la gloire, […] ou bien qu'il espérât redevenir jeune en se lavant dans cette rivière. Mais tout cela était le résultat des mensonges des Indiens de Cuba et des autres îles ; qui disaient que la rivière Jourdain était à la Floride. Pendant que j'étais prisonnier de ce pays, je me suis baigné dans un grand nombre de rivières, mais je n’ai jamais trouvé la bonne [...]. Tous les rois et les caciques de la Floride […] se mirent à chercher cette rivière qui avait le pouvoir de rajeunir les vieillards et les vieilles femmes.

  • Voyages, relations et mémoires originaux pour servir à l’histoire de la découverte de l’Amérique. Recueil de pièces sur la Floride, Hernando d'Escalante Fontanedo, éd. Arthus Bertrand, 1841, p. 20-21


Constantin-François de Chasseboeuf de Volney[modifier]

Dans sa partie maritime, qui est la Floride, le sol est absolument plat, sablonneux et stérile au bord de la mer ; marécageux, formant des prairies naturelles, quand on avance dans les terres, et alors gras et fécond, principalement sur les banquettes des fleuves, où le riz et la maïz croissent de la plus grande taille.

  • Tableau du climat et du sol des États-Unis d'Amérique, Constantin-François de Chasseboeuf de Volney, éd. Courcier, 1803, p. 22


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