Cerveau
Le cerveau est le centre du système nerveux de tous les animaux vertébrés et de la plupart des invertébrés. Il traite les informations en provenance des sens, contrôle de nombreuses fonctions du corps et constitue le siège des fonctions cognitives.
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[modifier] Littérature
[modifier] Écrit intime
[modifier] Paul Klee, Journal, 1957
Il y eut un instant où le coeur sembla s'arrêter. Mon cerveau était embrumé. Point de pensée autre que le coeur qui s'était arrêté. Ne tombe point, Moi ! Avec toi s'écroulerait le monde, et c'est par toi que vit Beethoven !
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Journal (1957), Paul Klee, éd. Grasset, coll. Les Cahiers Rouges, 1959 (ISBN 978-2-246-27913-6), Journal III, p. 217
[modifier] Manifeste
[modifier] René Crevel, Note en marge du jeu de la vérité, 1934
Les rêves n’acceptent plus d’être traités de refuges. Depuis Freud, ces tapis volants ont enfin rétabli les communications entre le lobe oriental et le lobe occidental du cerveau.
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« Note en marge du jeu de la vérité », René Crevel, Documents 34, nº 20, Avril 1934, p. 22
[modifier] Poésie
[modifier] Paul Eluard , L'Amour la poésie, 1929
Ma mémoire
L'on vit de ce qu'on n'apprend pas
Comme une abeille dans un obus
Comme un cerveau tombant de haut
De plus haut.
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Capitale de la douleur suivi de L'amour la poésie (1929), Paul Eluard, éd. Gallimard, coll. Poésie, 1966 (ISBN 978-2-07-030095-2), partie Défense de savoir, VI. Ma mémoire, p. 223
[modifier] Prose poétique
[modifier] Charles Baudelaire, Le Spleen de Paris, 1869
Un plaisant
C'était l'explosion du nouvel an : chaos de boue et de neige, traversé de mille carrosses, étincelant de joujoux et de bonbons, grouillant de cupidités et de désespoirs, délire officiel d'une grande ville fait pour troubler le cerveau du solitaire le plus fort.
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Le Spleen de Paris (1869), Charles Baudelaire, éd. Maxi-Livres, coll. Maxi-Poche Classiques Français, 1995 (ISBN 2-87714-226-4), IV. Un plaisant, p. 16
[modifier] Robert Desnos, La liberté ou l'amour !, 1927
Tu passes rarement sur mon chemin. Je suis à l’âge où l’on commence à regarder ses doigts maigres, et où la jeunesse est si pleine, si réelle qu’elle ne va pas tarder à se flétrir. Tes lèvres font monter les larmes à mes yeux ; tu couches toute nue dans mon cerveau et je n’ose plus dormir.
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La liberté ou l'amour ! (1927), Robert Desnos, éd. Gallimard, coll. L'Imaginaire, 1962 (ISBN 978-2-07-027695-0), V. La baie de la faim, p. 50
[modifier] Citations
Il s'agit d'une cascade de réactions biochimiques à l'intérieur des astrocytes qui aboutit à une forte concentration d'ions calcium. Laquelle va se répercuter comme une onde d'astrocyte en astrocyte. Les biologistes parlent de vague calcique : les informations propagées par cette vague circulent très lentement. Elles atteignent au mieux des vitesses de l'ordre de 15 à 30 micromètres par seconde contre 1 mètre par seconde au minimum pour l'influx nerveux. L'utilisation de ces deux réseaux, l'un rapide, l'autre lent, permettrait à notre cerveau de mieux coordonner son activité (...) Notre cerveau n'aurait donc pas une, mais deux façons de faire circuler l'information (...) De fait, sur la voie nerveuse, les informations circulent 100 000 fois plus vite que sur la voie astrocytaire.
- Deux réseaux, deux vitesses... Voilà qui suggère une nouvelle manière d'appréhender ce qui se trame réellement dans nos têtes.
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« Nous avons un deuxième cerveau ! », Caroline Tourbe, Sciences et vie, nº 1058, 2005, p. 72
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