Miss.Tic

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Miss.Tic à la galerie Lelia Mordoch à Paris, lors d'un tournage d'un portrait d'elle par la réalisatrice Agnès Varda, en 2012.

Miss.Tic, née le 20 février 1956 à Paris, est une artiste plasticienne et poète d'art urbain. Ses œuvres apparaissent dans le paysage pictural et urbain à partir de 1985.

Citations[modifier]

Textes d'art urbain[modifier]

J'enfile l'art mur pour bombarder des mots cœurs.
  • « Miss.Tic, tatoueuse de villes », Véronique Cauhapé, Le Monde, 16 avril 2009 (lire en ligne)


Je te réponds du tac au tag.
  • « MISS.TIC femme capitale », Jacques Dubois, Blog "Book Club" du site d'information Mediapart, 22 janvier 2015 (lire en ligne)


Je n'ai de maternelle
Que la langue

  • « Une femme mur », Luc Le Vaillant, Libération, 17 novembre 2005 (lire en ligne)


Prends mes jambes à ton cou.
  • « Miss.Tic, tatoueuse de villes », Véronique Cauhapé, Le Monde, 16 avril 2009 (lire en ligne)


Je ne me suis pas laissé défaire.
  • « Miss.Tic, tatoueuse de villes », Véronique Cauhapé, Le Monde, 16 avril 2009 (lire en ligne)


Tes faims de moi sont difficiles.
  • « Une femme mur », Luc Le Vaillant, Libération, 17 novembre 2005 (lire en ligne)


"Quand le vain est tiré, il faut le boire." Street-art de Miss.Tic rue Corvisart, à Paris, en 2008.
Fais de moi ce que je veux.
  • « Une femme mur », Luc Le Vaillant, Libération, 17 novembre 2005 (lire en ligne)


Allez faire le mâle ailleurs.
  • « Une femme mur », Luc Le Vaillant, Libération, 17 novembre 2005 (lire en ligne)


J'ai des frissons tatoués sur la peau du souvenir.
  • « Une femme mur », Luc Le Vaillant, Libération, 17 novembre 2005 (lire en ligne)


Pas d'idéaux
Juste des idées hautes.

  • « Une femme mur », Luc Le Vaillant, Libération, 17 novembre 2005 (lire en ligne)


Parisiennes femmes capitales.
  • « MISS.TIC femme capitale », Jacques Dubois, Blog "Book Club" du site d'information Mediapart, 22 janvier 2015 (lire en ligne)


Devenir simple, c'est compliqué.
  • « Miss.Tic, tatoueuse de villes », Véronique Cauhapé, Le Monde, 16 avril 2009 (lire en ligne)


Égérie et j'ai pleuré.
  • « MISS.TIC femme capitale », Jacques Dubois, Blog "Book Club" du site d'information Mediapart, 22 janvier 2015 (lire en ligne)


Interviews[modifier]

Quand j’ai commencé en 1985, je me suis inspirée de ce que je voyais dans les rues parisiennes. Des étudiants des Beaux-Arts se mettaient à peindre des murs, des palissades, des décors urbains… À l’époque, il y a avait déjà les VLP « Vive La Peinture », l’École des Affiches, Beau Geste qui détournaient des affiches publicitaires… Il y avait déjà un mouvement naissant. C’est à ce moment que j’ai décidé d’intervenir. J’ai également assisté, quelques années auparavant, à la naissance du Hip-hop aux États-Unis, et donc des graffs. Ce melting pot m’a parlé et c’est à ce moment que j’ai décidé d’intervenir car auparavant, je faisais du théâtre de rue.
  • « Art interview : Miss.Tic », Miss.Tic, propos recueillis par Fanny Revault, Art Interview, Non daté (2020 ?) (lire en ligne)


J’ai décidé d’accompagner mes images avec du texte, des citations, parce que tous les artistes ne s’exprimaient que par des images. C’était une façon d’apporter de l’originalité, mais j’ai surtout une passion pour la poésie et la littérature. Il s’agissait de donner à voir autre chose que simplement des images.
  • « Art interview : Miss.Tic », Miss.Tic, propos recueillis par Fanny Revault, Art Interview, Non daté (2020 ?) (lire en ligne)


Question : un des axes de votre travail est le désir. Considérez-vous que la rue est un réceptacle privilégié?
Miss.Tic : oui, la rue est un endroit de passage dans lequel beaucoup de choses s’expriment. Il n’y a pas que le désir, il y a aussi la violence, la gentillesse, la convivialité… On pourrait prendre tous les mots du dictionnaire. Moi j’ai envie de parler du désir. Après, chacun reçoit mes dessins comme il le veut. Pour certains c’est rafraîchissant, pour d’autres c’est léger ou agaçant. La rue permet de se donner à voir. A mes débuts, sortir dans la rue a été une façon d’aller à la rencontre d’un public de quidams et de professionnels.
  • « Miss.Tic: «Il manque un marché dynamique du street art en France» », Miss.Tic, propos recueillis par "Jay Delachance" (blog sur Miss.Tic), Blog Miss.Tic, novembre 2008 (lire en ligne)


Il n'y a plus que le fisc et les flics qui connaissent ma véritable identité.
  • « Miss.Tic, tatoueuse de villes », Véronique Cauhapé, Le Monde, 16 avril 2009 (lire en ligne)


Citations au sujet de Miss.Tic[modifier]

Pierre Cornette de Saint-Cyr[modifier]

Contrairement à beaucoup d'artistes qui viennent de la rue, elle a su créer un langage et le faire évoluer. En tatouant la peau des villes, elle s'est inscrite dans le prolongement des affichistes du mouvement néoréaliste fondé par Pierre Restany.
  • « Miss.Tic, tatoueuse de villes », Véronique Cauhapé, Le Monde, 16 avril 2009 (lire en ligne)


Jacques Dubois[modifier]

Miss.Tic est une enfant de Montmartre, élevée en milieu populaire et ayant perdu ses parents avant d’atteindre l’âge adulte. Sans avoir étudié les arts plastiques, elle s’est lancée tôt dans le bombage au pochoir et a donné à voir sur les murs de la ville quantité de pièces et tableaux dont les quelques composantes sont presque invariables : une jeune femme grand format de style vamp ou racoleuse, sa robe noire qui la moule, une pose provocante, l’expression d’un désir ou d’un fantasme à travers un slogan qui joue avec les mots, et pour finir la signature moqueuse : Miss.Tic.
  • « MISS.TIC femme capitale », Jacques Dubois, Blog "Book Club" du site d'information Mediapart, 22 janvier 2015 (lire en ligne)


Andréa Ferréol[modifier]

Il y a de l'humour, de la santé, de l'intelligence dans la création de cette artiste qui a magnifiquement su ne pas se laisser enfermer dehors.
  • « Miss.Tic, tatoueuse de villes », Véronique Cauhapé, Le Monde, 16 avril 2009 (lire en ligne)


Jeanne Folly[modifier]

Miss.Tic fait partie des murs. Des murs de Paris (...). Obstinée, virulente, partisane, elle pointe de ses phrases rageuses ou cocasses le monde insane, les jargonneux, le temps qui passe et les amants désabusés.
  • « Une femme mur », Luc Le Vaillant, Libération, 17 novembre 2005 (lire en ligne)


Christine Gabin[modifier]

Souvent une chose et son contraire, pudique et provocatrice ; grande généreuse qui déteste les bons sentiments.
  • « Miss.Tic, tatoueuse de villes », Véronique Cauhapé, Le Monde, 16 avril 2009 (lire en ligne)


Christophe Génin[modifier]

Sans solliciter les pièces de Miss.Tic, je crois qu’on peut les inscrire à première vue dans une conception aristotélicienne de la politique. Le bien-vivre commence par l’union nécessaire de deux êtres incapables d’exister l’un sans l’autre. En fait, les choses se compliquent. En effet, pour Miss.Tic, il n’est pas question de subordonner cette vie de couple à la procréation. Dès lors s’il fallait l’inscrire dans un horizon philosophique, ce serait plutôt dans le courant libertin (…). D’où une contradiction qui affleure dans son œuvre : le couple est nécessaire mais insupportable.
  • Christophe Genin, Miss.Tic femme de l’être, avec en fin de volume une traduction en anglais de Michelle Ghanem, Bruxelles, Les Impressions Nouvelles, 2008, p.133, cité par Jacques Dubois.
  • « MISS.TIC femme capitale », Jacques Dubois, Blog "Book Club" du site d'information Mediapart, 22 janvier 2015 (lire en ligne)


Liens externes[modifier]

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