Un taxi pour Tobrouk
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Un taxi pour Tobrouk est un film français réalisé par Denys de la Patellière en 1961. Les dialogues sont de Michel Audiard.
[modifier] Les citations remarquables
Quand un supérieur vous invite à vous promener, mon ami, promenez-vous ! Vous allez finir par vous faire foutre 4 jours.
Quand on est cintré comme toi, on porte un écriteau, on prévient.
On causait de mouches ! Vous savez pas ce que c'est que de mourir de soif, mon général. Mais j'ai étudié ça, c'est assez bichant. Votre langue va d'abord gonfler. La déglutition deviendra de plus en plus pénible. Puis viendront les troubles auditifs, les troubles visuels, ensuite. C'est l'évolution classique. Les spasmes viendront plus tard précédant de peu l'agonie. C'est à ce moment là que les mouches attaqueront.
Citation choisie citation du jour pour le 9 février 2009.
Je vais mourir pour la fécondation du désert !... Demain sur les tombeaux, les blés seront plus beaux - comme dit le poète... Mon nom va devenir une marque. Une marque d'engrais. La décolonisation bat son plein !...
Je crois, docteur, que l'homme de Néanderthal est en train de nous le mettre dans l'os. Deux intellectuels assis vont moins loin qu'une brute qui marche.
Dans le désert tu trouves un macchabbée en gorge que tu ne peux pas identifier : on lui fouille les poches. Quand on trouve un ouvre-boîte, c'est un British, et quand c'est un tire-bouchon, c'est un Français.
C'est mon papa, moi, que je vais retrouver. Actuellement, il est à Vichy mon cher père. Ah ! c'est un homme qui a la légalité dans le sang. Si les chinois débarquaient, il se ferait mandarin. Si les nègres prenaient le pouvoir, il se mettrait un os dans le nez. Si les Grecs... oui enfin, passons !
T'as remarqué que je n'ai pas touché à un seul cheveu de sa tête. Les conventions de La Haye c'est bien. Mais ça fait quand même deux fois que tu lui pètes la gueule.
Mon cher Ludwig, vous connaissez mal les français. Nous avons le complexe de la liberté, ça date de 89. Nous avons égorgé la moitié de l'Europe au nom de ce principe. Depuis que Napoléon a écrasé la Pologne, nous ne supportons pas que quiconque le fasse à notre place. Nous aurions l'impression d'être frustrés.
À mon avis, dans la guerre, il y a une chose attractive : c'est le défilé de la victoire. L'emmerdant, c'est tout ce qui se passe avant. Il faudrait toucher sa prime d'engagement et défiler tout de suite. Avant que ça se gâte…
[modifier] Les répliques remarquables
Dumas : Tiens toi qui parle allemand dis lui donc merde !
- à Goldman à propos de Von Stiegel
Von Stiegel : Radio Le Caire annonce que nous reculons partout. Si vous doutez de vos informations.
Dumas : Capitaine Von Stiegel, vous nous prenez vraiment pour des bigorneaux, hein ! Vous ne préférez pas qu'on vous ramène directement à Tobrouk ? À quel étage habitez-vous ? En arrivant, je pourrais peut-être ben vous faire couler un bain, aussi ?
Jonsac : Faut pas faire attention, Théo est une brute née de la guerre.
Goldman : En langage clinique, on appelle ça un paranoïaque, en langage militaire un brigadier.
- Après que le brigadier Théo Dumas vient de frapper pour la deuxième fois Von Stiegel.
Dumas : Vous allez pas nous déballer toutes vos cartes postales, non ? Le couplet sur Paris, voilà deux ans qu'on en croque. Ça revient comme du chou : Les petits bistros pas chers, les gambilles du samedi, la place du Tertre et le zouave du pont de l'Alma. Et dans cinq minutes, y en aura un qui va sortir un ticket de métro ou des photos de la Foire du Trône. Non, pour moi tout ça c'est râpé. Y'a plus de Paris. Y'a groß Paris. Un point, c'est marre !
Goldman : Seriez vous insensible à la nostalgie, brigadier Dudu ?
Dumas : Non ! Mais j'aime pas pas penser à reculons. Je laisse ça aux lopes et aux écrevisses.
Dumas : Tu sais qu'il est bien ce mec là ?
Goldman : Bien sûr qu'il est bien, Qu'est-ce que tu veux que j'y fasse.
Jonsac : (En s'adressant à Ramirez) C'est toi qui avait raison. À la guerre, on devrait toujours tuer les gens avant de les connaître.
- En parlant de Von Stiegel.
Dumas : Tiens, une supposition. Et ben, pendant qu'on déposerait François à l'hosto, ben, il pourrait se faire la malle sans qu'on s'en aperçoive. Je te dis, c'est une supposition.
Ramirez : En clair, ça veut dire quoi ?
Dumas : Ben, ça veut dire que la jugulaire, le manuel du sous-off et la couture du pantalon je commence à en avoir un drôle de bout qui dépasse. C'est clair ça, oui ou non ?
- Dumas discute avec Ramirez sur la libération de leur prisonnier.