Stefan Zweig

Citations « Stefan Zweig » sur Wikiquote, le recueil de citations libre
Aller à : navigation, rechercher
Stefan Zweig2.png

Stefan Zweig (28 novembre 1881 à Vienne (Autriche) - 23 février 1942, à Petrópolis (Brésil)) est un écrivain, dramaturge, journaliste et biographe autrichien.

Érasme, Grandeur et décadence d’une idée, 1935[modifier]

Cet espoir de concorde finale, européenne, spirituelle, représente vraiment le seul élément de croyance religieuse de l'humanisme, habituellement sec et rationnel : les humanistes répandent le message de leur foi en l'humanité avec la même ferveur que d'autres, en ces temps si sombres, proclament leur foi en Dieu; ils ont la conviction que l'esprit du monde, son but, son avenir résident dans la solidarité et non dans l'individualisme, ce qui permettra à ce monde de devenir de plus en plus humain.

  • Érasme, Grandeur et décadence d’une idée (1935), Stefan Zweig (trad. Alzir Hella), éd. Le livre de poche, 2009, p. 93


Magellan, 1938[modifier]

L'exploit de Magellan a prouvé, une fois de plus, qu'une idée animée par le génie et portée par la passion est plus forte que tous les éléments réunis et que toujours un homme, avec sa petite vie périssable, peut faire de ce qui a paru un rêve à des centaines de générations une réalité et une vérité impérissables.

  • Magellan (1938), Stefan Zweig (trad. Alzir Hella), éd. Grasset, coll. Les Cahiers Rouges, 2001, p. 247

Le Monde d’hier, Souvenirs d’un Européen, 1942[modifier]

Les enfants et même les jeunes gens sont en général disposés tout d'abord à s'adapter respectueusement aux lois de leur milieu. Mais ils ne se soumettent aux conventions qu'on leur impose que tant qu'ils voient que les autres s'y conforment loyalement. Une seule fausseté chez ses maîtres ou chez ses parents incite inévitablement le jeune homme à observer son entourage d'un regard soupçonneux et par là même aigu.

  • Le Monde d’hier, Souvenirs d’un Européen (1942), Stefan Zweig (trad. Serge Niémetz), éd. Belfond, 2008, chap. Eros Matutinus, p. 89


Une rapide excursion en pays romantique, une aventure sauvage et virile - c'est de ces couleurs que la guerre se peignait en 1914 dans l'imagination de l'homme du peuple, et les jeunes gens avaient même sérieusement peur de manquer, dans leur vie, une expérience aussi merveilleuse et excitante, c'est pourquoi, ils se pressaient en tumulte autour des drapeaux, c'est pourquoi ils chantaient et poussaient des cris de joie dans les trains qui les menaient à l'abattoir.

  • Le Monde d’hier, Souvenirs d’un Européen (1942), Stefan Zweig (trad. Serge Niémetz), éd. Belfond, 2008, p. 265


Le Brésil, terre d'avenir, 1941[modifier]

Je ne cesse de m’étonner de la confusion et de l’insuffisance des idées à propos de ce pays, chez des hommes même cultivés et prenant intérêt à la politique, alors que le Brésil est sans aucun doute, destiné à être un facteur des plus importants dans le développement ultérieur de notre monde.

  • Le Brésil, terre d’avenir (1941), Stefan Zweig (trad. Jean Longeville), éd. Éditions de l’Aube, 1992 (ISBN 2-87678-091-7), chap. Introduction, p. 10



Autres projets: