Risque
Le risque est la possibilité d’un événement négatif, péril possible, hasard dangereux.
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[modifier] Histoire
[modifier] Marie-Jo Bonnet, Les Relations amoureuses entre les femmes, 1981
Pour la lesbienne, l'amour est un risque et une conquête, non une pulsion. C'est un acte gratuit, conscient de ne déboucher sur rien socialement.
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Les Relations amoureuses entre les femmes (1995), Marie-Jo Bonnet, éd. Odile Jacob, coll. Poches, 1981, Introduction, p. 12
[modifier] Cinéma
[modifier] Michel Audiard, Le cave se rebiffe, 1962
Le Dabe : Faire confiance aux honnêtes gens est le seul vrai risque des professions aventureuses.
Citation choisie citation du jour pour le 7 décembre 2009.
[modifier] José Giovanni, Le Clan des Siciliens, 1969
Roger Sartet : Dans le domaine du moindre risque, je ne vois que le bilboquet ou le cerceau.
[modifier] Jean-Pierre Melville, Le Cercle rouge, 1970
Le gardien de prison : Je veux pas prendre de risque.
Corey : D'avance, on les connaît jamais.
[modifier] Littérature
[modifier] Prose poétique
[modifier] Francis Picabia, Dactylocoque, 1922
Il n'y a pas de risques à jouir, l'infériorité vient de la résignation ; il faut aimer les assassins et mépriser les victimes ; le ridicule n'existe pas.
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« Dactylocoque », Francis Picabia, Littérature Nouvelle Série, nº 7, Décembre 1922, p. 11
[modifier] Robert Desnos, La liberté ou l'amour !, 1927
Les conditions de la vie furent changées quant aux relations matérielles, mais l’amour fut toujours de même le privilège de peu de gens, disposés à courir toutes les aventures et à risquer le peu de vie consentie aux mortels dans l’espoir de rencontrer enfin l’adversaire avec lequel on marche côte a côte, toujours sur la défensive et pourtant à l’abandon.
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La liberté ou l'amour ! (1927), Robert Desnos, éd. Gallimard, coll. L'Imaginaire, 1962 (ISBN 978-2-07-027695-0), III. Tout ce qu'on voit est d'or, p. 34
[modifier] René Char, Fureur et mystère, 1948
Partage formel
Par un travail physique intense on se maintient au niveau du froid extérieur et, ce faisant, on supprime le risque d'être annexé par lui ; ainsi, à l'heure du retour au réel non suscité par notre désir, lorsque le temps est venu de confier à son destin le vaisseau du poème, nous nous trouvons dans une situation analogue. Les roues — ces gravats — de notre moulin pétrifié s'élancent, raclant des eaux basses et difficiles. Notre effort réapprend des sueurs proportionnelles. Et nous allons, lutteurs à terre mais jamais mourants, au milieu de témoins qui nous exaspèrent et de vertus indifférentes.
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Fureur et mystère (1948), René Char, éd. Gallimard, coll. Poésie, 1962 (ISBN 2-07-030065-X), partie SEULS DEMEURENT (1938-1944), Partage formel, p. 72
[modifier] Roman
[modifier] Amélie Nothomb, Cosmétique de l'ennemi, 2001
On ne peut risquer que sa vie. Et si on ne la risque pas, on ne vit pas.
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Cosmétique de l'ennemi (2001), Amélie Nothomb, éd. Le Livre de Poche (Origine : Albin Michel), 08/2004 (ISBN 9782253155034), p. 118
[modifier] Psychanalyse
[modifier] Alberto Eiguer, Psychanalyse du libertin, 2010
Libertinage et prédation
[...] le pervers aime aller loin dans la prise de risques. Cette indifférence au danger fascine les victimes potentielles [...]. Il a besoin compulsivement de se surpasser. La crainte de l'hécatombe n'est pas loin derrière son narcissisme conquérant.
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Psychanalyse du libertin, Alberto Eiguer, éd. Dunot, coll. Psychismes, 2010 (ISBN 978-2-10-054958-0), partie II. Libertinage et prédation, chap. La crise du paternel, Du ravage à la néo-loi, p. 139
[modifier] Psychologie
[modifier] Paul-Claude Racamier, Les Schizophrènes, 1980
Schizogrammes
décompression Est-ce à régresser qu'on risque le plus ?
Plongeur sous-marin, plongeur psychotique, remonte sans hâte : tu risques ta tête.
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Les Schizophrènes (1980), Paul-Claude Racamier, éd. Payot & Rivages, coll. Petite bibliothèque Payot, 2001 (ISBN 978-2-228-89427-2), partie Schizogrammes, p. 191
[modifier] Marie Anaut, La Résilience — Surmonter les traumatismes, 2003
Au premier abord, la résilience peut se définir comme un processus dynamique qui implique la réorganisation psychique après un traumatisme et permet le développement normal en dépit des risques. Il s'agit de sortir vainqueur d'une épreuve qui aurait pu être traumatique, mais, la résilience ne se résume pas à une procédure adaptative face au danger. Elle implique que le sujet puisse se reconstruire et reprendre un développement malgré l'adversité, ce qui suppose le ressaisissement de soi après un traumatisme.
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La Résilience — Surmonter les traumatismes, Marie Anaut, éd. Armand Colin, coll. 128, 2008 (ISBN 978-2-200-35348-3), Introduction, p. 7
[modifier] Cédric Roos, La relation d'emprise dans le soin, 2006
Application à la relation de soin
[...] il n’existe pas de critères spécifiques permettant d’affirmer qu’une personne est plus à risque qu’une autre d’être victime d’une relation d’emprise. La victime est en outre souvent décrite comme riche de par sa personnalité (originalité, ouverture d’esprit...), son inventivité, ses qualités humaines (altruisme, chaleur, abnégation...), son statut social, familial ou professionnel. C’est d’ailleurs de cette richesse que l’instigateur de la relation d’emprise va tenter de s’emparer.
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La relation d'emprise dans le soin, 2006, Application à la relation de soin : Facteurs de vulnérabilité à la relation d'emprise, dans [1], paru Textes Psy, Cédric Roos.
[...] toute susceptibilité ou vulnérabilité individuelle peut-elle devenir une faille par laquelle l’instigateur d’une relation d’emprise peut s’infiltrer pour réaliser son travail de sape. A moins de colmater toute ouverture, et par-là se soustraire à toute possibilité de relation interpersonnelle, chacun d’entre-nous peut donc se trouver en situation à risque.
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La relation d'emprise dans le soin, 2006, Application à la relation de soin : Facteurs de vulnérabilité à la relation d'emprise, dans [2], paru Textes Psy, Cédric Roos.
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