Protection

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Enseignement[modifier]

Guide[modifier]

Christine Harache, Toute la fonction d'assistante, 2008[modifier]

Une approche de l'interculturel

Dans une culture fortement individualiste, on attend de l'individu qu'il se prenne en charge. Il ne doit pas compter sur l'appartenance à un groupe qui le protégerait en échange de sa loyauté. Il recherche son épanouissement personnel. La valeur d'égalité passe en second rang. Son identité est basée sur sa personne même. Il n'y a pas de solidarité systématique du groupe vis-à-vis de ses membres. Un comportement malhonnête, par exemple, ne concerne que l'individu qui en est l'auteur. Il ne crée pas de honte particulière pour le groupe.

  • Toute la fonction d'assistante, Christine Harache, éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-10-050545-6), partie 1. Les Savoirs, Une approche de l'interculturel : L'individualisme/la mentalité communautaire, p. 27


Dans une société fortement communautaire, les personnes sont intégrées dès leur naissance dans des groupes forts et soudés. Ces groupes continuent de les protéger tout au long de leur vie, la contrepartie étant une loyauté indéfectible au groupe. L'identité de l'individu est basée sur l'appartenance à un groupe.

  • Toute la fonction d'assistante, Christine Harache, éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-10-050545-6), partie 1. Les Savoirs, Une approche de l'interculturel : L'individualisme/la mentalité communautaire, p. 28


Dans les pays fortement communautaires, les relations au sein de l'entreprise vont ressembler à celles qui existent au sein du groupe familial. On va avoir tendance à embaucher une personne parce qu'elle fait partie du groupe. L'employeur se doit de protéger le salarié, quelle que soit la façon dont il travaille et quelles que soient ses réussites. Le salarié, de son côté, devra une loyauté indéfectible à son employeur. Dans les affaires, la relation l'emporte sur l'affaire à traiter.

  • Toute la fonction d'assistante, Christine Harache, éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-10-050545-6), partie 1. Les Savoirs, Une approche de l'interculturel : Les conséquences de l'individualisme, p. 28


Littérature[modifier]

Écrit intime[modifier]

Anaïs Nin, Henry et June — Les cahiers secrets, 1986[modifier]

Janvier (1932)

Elle a l'air à la fois destructrice et désemparée. J'ai envie de la protéger. Quelle plaisanterie ! Moi, la protéger, elle, dont le pouvoir est infini ! Son pouvoir est si fort que je la crois vraiment lorsqu'elle me dit qu'elle détruit sans le faire exprès. A-t-elle essayé de me détruire ? Non, elle a pénétré chez moi et j'ai tout de suite été prête à tout supporter d'elle. S'il y a en elle le moindre calcul, il n'intervient qu'après coup, lorsqu'elle prend conscience de son pouvoir et se demande comment elle pourrait s'en servir. Je ne pense pas que sa capacité à faire du mal soit délibérément orientée. Elle peut elle-même en être la victime.


Elle est devenue pour moi quelqu'un qu'il faut plaindre et protéger. Elle se trouve entraînée dans des situations fausses et tragiques dont elle n'est pas capable de s'extirper. J'ai enfin saisi sa faiblesse. Sa vie est faite de fantasmes. Je veux la ramener à la réalité. Je veux lui faire violence. Moi, toujours plongée dans les rêves, dans les actes à demi vécus, me voilà devant un projet des plus fous : je veux m'emparer des mains fuyantes de June, oh ! avec quelle force, je veux l'emmener dans une chambre d'hôtel et réaliser son rêve et le mien — un rêve qu'elle s'est toute sa vie caché à elle-même.


Nouvelle[modifier]

Prose poétique[modifier]

René Char, Fureur et mystère, 1948[modifier]

Feuillets d'Hypnos

Nous sommes pareils à ces poissons retenus vifs dans la glace des lacs de montagne. La matière et la nature semblent les protéger cependant qu'elles limitent à peine la chance du pêcheur.

  • Fureur et mystère (1948), René Char, éd. Gallimard, coll. Poésie, 1962 (ISBN 2-07-030065-X), partie FEUILLETS D'HYPNOS (1943-1944), p. 121


Roman[modifier]

Renée Dunan, La Culotte en jersey de soi, 1923[modifier]

— Écoutez ce bruit lointain.
— Ils ont dû faire sauter quelque chose. Au-delà des collines...
— Cela se rapproche...
— Qu'y faire ? Le monde entier et atteint de furie destructrice. J'arrive des îles de la Sonde où l'on est aussi incendié qu'ici ; Georges dit que la Mongolie est en fureur, Tahiti s'ensanglante aussi contre sa tradition millénaire... Nous sommes, par chance, en un refuge heureux. La forêt qui nous entoure a mauvaise renommée et les masses, affolées, redeviennent crédules. Des murs solides et élevés nous protègent et mes Thibétains sont de fidèles gardiens. Nulle part le globe ne nous offrirait un asile semblable et nous jouissons, en surplus, du rehaut sentimental d'être proches des fureurs ennemies...
— Mais des avions pourraient voir ce coin civilisé, qui doit se manifester là-haut par le château et ses pelouses, les jardins et l'ordre qui y règne...
— Idèle ! il n'y a plus d'avions. Les intellectuels ont succombé. Il ne subsiste que des masses illettrées et stupides.
— Cela, c'est leur triomphe...
— Il doit pourtant résister un peu partout comme nous des gens qui philosophent en attendant le hasard. S'il consent à les servir ?...


Psychologie[modifier]

Mary Esther Harding, Les Mystères de la femme, 1953[modifier]

Dans notre système patriarcal occidental, la jeune fille non mariée appartient à son père, mais en des temps plus reculés, et comme c'est encore le cas dans certaines communautés primitives, elle était sa propre maîtresse jusqu'à son mariage. Le droit de disposer de soi-même jusqu'à ce qu'on se marie fait partie du concept primitif de la liberté. Une protection générale est accordée aux jeunes filles dans les sociétés primitives, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la tribu [...]. Cette liberté d'action implique le droit de refuser les privautés aussi bien que celui de les accepter. Une fille appartient à elle-même tant qu'elle est vierge, célibataire, et l'on ne peut l'obliger ni à conserver sa chasteté ni à consentir à une étreinte non désirée. En tant que vierge elle n'appartient qu'à elle-même, elle est une.

  • Les Mystères de la femme (1953), Mary Esther Harding (trad. Eveline Mahyère), éd. Payot & Rivages, coll. Petite Bibliothèque Payot, 2001 (ISBN 2-228-89431-1), chap. VII. La lune mère, p. 170


Marie Anaut, La Résilience — Surmonter les traumatismes, 2003[modifier]

La résilience est liée aux facteurs de protection qui modifient les réactions aux dangers présents dans l'environnement affectif et social, en atténuant les effets aversifs.


Le parcours de vie des personnes résilientes nous montre que la première étape du processus de résilience peut passer par des comportements inadéquats, voire à connotation délinquante ou asociale (comme certaines formes d'addictions, par ex.) ou le recours à des modalités défensives à allure pathologique. On peut considérer qu'il s'agit de mécanismes défensifs de survie qui contribuent à l'adaptation lors de la phase 1 (Anaut, 2008). C'est ainsi que certain enfants maltraités utilisent le clivage, ou le refuge dans une bulle psychique protectrice, pour se préserver et supporter la violence ou les carence extrêmes.

  • La Résilience — Surmonter les traumatismes, Marie Anaut, éd. Armand Colin, coll. 128, 2008 (ISBN 978-2-200-35348-3), partie 3. Articulations théoriques de la résilience, chap. 4. Approches psychodynamiques et processus intrapsychiques, 4.4 Les phases du processus psychique de la résilience, p. 84


Selon Lemay (2006), quand un être humain se trouve confronté à de terribles adversités, « il ne peut guère échapper à la mise en jeu transitoire ou durable de mécanismes qui l'autorisent à survivre au-dessus des flots tumultueux ». Ainsi, des conduites inadéquates peuvent avoir un rôle d'adaptation transitoire, qui peut passer par des formes d'inadaptations sociales qui protègent dans l'immédiateté. Elles permettent au sujet blessé de gérer momentanément la crise pour pouvoir ensuite remanier ses défenses et trouver un comportement plus adéquat qui relèvera alors véritablement de la résilience. Cependant, certains individus demeureront fixés à la première phase, alors que d'autres entrent véritablement dans un processus de résilience qui implique la renégociation des mécanismes de défense et la reconstruction psychique.

  • La Résilience — Surmonter les traumatismes, Marie Anaut, éd. Armand Colin, coll. 128, 2008 (ISBN 978-2-200-35348-3), partie 3. Articulations théoriques de la résilience, chap. 4. Approches psychodynamiques et processus intrapsychiques, 4.4 Les phases du processus psychique de la résilience, p. 85


Cédric Roos, La relation d'emprise dans le soin, 2006[modifier]

La relation d'emprise (cadre psychanalytique)

La relation d’emprise, quelle que soit la modalité qu’elle revêt représente une véritable formation défensive, permettant d’occulter le manque dévoilé par la rencontre de l’autre. Cette organisation implique d’investir l’autre, non en tant que sujet désirant, mais en tant qu’objet garantissant une protection contre toute situation de détresse.

  • La relation d'emprise dans le soin, 2006, La relation d'emprise (cadre psychanalytique) : Du point de vue de l'instigateur d'une relation d'emprise Economie psychique de la relation d'emprise, dans [1], paru Textes Psy, Cédric Roos.