Paul Verlaine
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Paul Verlaine (Metz, 30 mars 1844 — Paris, 8 janvier 1896) est un poète français.
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[modifier] Poèmes saturniens, 1866
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même,
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
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Poèmes saturniens, Paul Verlaine, éd. A. Lemerre, 1866, partie Mélancholia, poème VI (« Mon rêve familier »), p. 23, vers 1-4 (texte intégral sur Wikisource)
Et pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.
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Poèmes saturniens, Paul Verlaine, éd. A. Lemerre, 1866, partie Mélancholia, poème VI (« Mon rêve familier »), p. 24, vers 13-14 (texte intégral sur Wikisource)
Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon cœur
D'une langueur
Monotone.
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Poèmes saturniens, Paul Verlaine, éd. A. Lemerre, 1866, partie Paysages tristes, poème V (« Chanson d'automne »), p. 57, vers 1-6 (texte intégral sur Wikisource)
Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà
Pareil à la
Feuille morte.
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Poèmes saturniens, Paul Verlaine, éd. A. Lemerre, 1866, partie Paysages tristes, poème V (« Chanson d'automne »), p. 58, vers 13-18 (texte intégral sur Wikisource)
[modifier] Fêtes galantes, 1869
Et la tigresse épouvantable d'Hyrcanie
- Avec sa césure irrégulière, l'un des premiers alexandrins irréguliers de la poésie française
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« Fêtes galantes » (1869), dans Fêtes galantes - Romances sans paroles, Paul Verlaine, éd. Gallimard, coll. Poésie / Gallimard, 1973, p. 102 (texte intégral sur Wikisource)
[modifier] Romances sans paroles, 1874
Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville,
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?
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Romances sans paroles, Paul Verlaine, éd. L'Hermitte, 1874, partie Ariettes oubliées, p. 9, vers 1-4 (texte intégral sur Wikisource)
[modifier] Dédicaces, 1890
Mortel, ange ET démon, autant dire Rimbaud,
Tu mérites la prime place en ce mien livre
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« Dédicaces » (1890), dans Œuvres complètes de Paul Verlaine, Paul Verlaine, éd. L. Vanier, 1902-1905, t. 3, poème LXII (« À Arthur Rimbaud »), p. 161, vers 1-2
[modifier] “Hombres” (Hommes)
Dans ce café bondé d'imbéciles, nous deux
Seuls, nous représentions le soi-disant hideux
Vice d'être « pour homme » et sans qu'ils s'en doutassent
Nous encagnions ces cons avec leur air bonasse,
Leurs normales amours et leur morale en toc.
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”Hombres” (Hommes), Paul Verlaine, éd. N/A (« imprimé sous le manteau et ne se vend nulle part »), 1904, poème XII (« Dans ce café »), p. 39, vers 1-5 (texte intégral sur Wikisource)
