Négationnisme

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Le négationnisme désigne, dans sa signification première, la négation de la réalité du génocide pratiqué par l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale contre les Juifs et les Tziganes (Négation de la Shoah).

Par extension, le terme est régulièrement employé pour désigner la négation, la contestation ou la minimisation d'autres crimes historiques.

Sommaire

[modifier] Jacques Baynac

Les chambres à gaz ont existé et elles ont tué énormément de gens, homosexuels, juifs, malades, Tsiganes, Slaves. Cette certitude repose sur deux piliers: les témoignages des survivants et les travaux des historiens. [...] Le mauvais côté de l'histoire scientifique, c'est que, en l'absence de documents, de traces ou d'autres preuves matérielles, il est difficile, sinon impossible, d'établir la réalité d'un fait, même s'il ne fait aucun doute qu'il a existé, même s'il est évident. [...] Ici est le drame. Ces salauds de nazis n'ont pas seulement commis une tuerie gigantesque, ils ont voulu aussi tuer dans l'oeuf la possibilité d'écrire son histoire. [...] A partir de là, reconquérir le terrain scientifique sera possible dans le respect de la lente, laborieuse et difficile méthode scientifique. Car établir que les négationnistes ont tort est possible. Ils ont en effet oublié un "détail": si l'histoire scientifique ne peut, faute de documents, établir la réalité d'un fait, elle peut, avec des documents, établir que l'irréalité de ce fait est elle-même irréelle. En établissant que l'inexistence des chambres à gaz est impossible, on liquidera définitivement la prétention du négationnisme à se poser comme une école historique parmi d'autres

  • Jacques Baynac, 2 septembre 1996, dans Le débat sur les chambres à gaz, paru Le nouveau quotidien, Lausanne, p.14, Jacques Baynac.


[modifier] Robert Faurisson

Les prétendues chambres à gaz hitlériennes et le prétendu génocide des Juifs forment un seul et même mensonge historique qui a permis une gigantesque escroquerie politico-financière, dont les principaux bénéficiaires sont l'État d'Israël et le sionisme international, et dont les principales victimes sont le peuple allemand -- mais non pas ses dirigeants et le peuple palestinien tout entier.

  • Robert Faurisson, négationiste, fut condamné à Paris, en juillet 1981 pour diffamation raciale


[modifier] Bruno Gollnisch

Je ne remets pas en cause l’existence des camps de concentration mais, sur le nombre de morts, les historiens pourraient en discuter. Quant à l’existence des chambres à gaz, il appartient aux historiens de se déterminer.

  • Bruno Gollnisch, 11 octobre 2004, conférence de presse à Lyon, dans Peine confirmée en appel pour Bruno Gollnisch, poursuivi pour négationnisme, paru Quotidien Le Monde, 28 février 2008, Sophie Landrin.


[modifier] Arno J. Mayer

Les sources dont nous disposons pour étudier les chambres à gaz sont à la fois rares et peu sûres. [...] On n'a, jusqu'à présent, découvert aucun ordre écrit prescrivant nommément les gazages. Non seulement les SS firent disparaître tous les registres et autres documents officiels, qui, de toute manière, étaient incomplets, mais ils démolirent aussi, bien avant l'arrivée des troupes soviétiques, la plupart de leurs installations de mort et de crémation. [...] Dans leur état actuel, les sources comportent incontestablement un grand nombre de contradictions, d'obscurités et d'erreurs. Il faut tenir compte de ces lacunes, mais il faut aussi souligner avec force qu'elles ne constituent en aucune manière un argument suffisant pour mettre en doute le fait même que les chambres à gaz furent utilisées à Auschwitz pour exterminer massivement les Juifs. [...] Combien [de déportés] furent condamnés à mourir de mort "naturelle" et combien furent assassinés? Et quel fut le pourcentage de juifs parmi ceux que l'on massacra de sang-froid, parmi ceux qui passèrent dans les chambres à gaz? Il n'existe à l'heure actuelle aucune réponse à ces interrogations.

  • La Solution finale dans l'Histoire (1988), Arno J. Mayer , éd. La Découverte, 2002, p. 407-411