Lisa Randall

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Lisa Randall (2006)

Lisa Randall, née le 18 juin 1962, est une physicienne des particules et une cosmologiste américaine.

Citations[modifier]

La force de gravité est l'une des quatre interactions fondamentales de la physique. Les trois autres sont les forces nucléaires faibles et fortes, et la force électromagnétique (...) Chacune des trois forces réunies dans le modèle standard est transmise par des particules : le photon, pour la force électromagnétique ; les bosons W et Z pour la force faible ; et les gluons, pour la force forte. De même, pour transmettre l'interaction gravitationnelle, les physiciens supposent l'existence d'une particule baptisée "graviton" (...) En termes quantiques, cela implique que cette particule se propage à la vitesse de la lumière et que son spin ait une valeur très précise, égale à 2. Or aucune particule connue ne possède de telles caractéristiques.

  • « Gravitation : dépasser Einstein », Franck Daninos, La Recherche (ISSN 0029-5671), nº 435, novembre 2009, p. 50


Ce qui confère en effet à l'interaction gravitationnelle un caractère si spécial, est que son intensité est incommensurablement plus faible que celle des trois autres forces. Cette particularité est connue sous le nom de "problème de la hiérarchie" (...) A l'échelle des particules, la force gravitationnelle qui s'exerce entre deux électrons est, ainsi, 1042 moins importante que la force électrostatique !

  • « Gravitation : dépasser Einstein », Franck Daninos, La Recherche (ISSN 0029-5671), nº 435, novembre 2009, p. 51


Raman Sundrum et moi-même expliquons d'une façon totalement différente la raison pour laquelle les dimensions supplémentaires resteraient imperceptibles[1]. En se référant à la relativité générale, nous savons que l'énergie et la matière courbent l'espace-temps. Fondés sur les équations de cette théorie, nos calculs et prédictions montrent que des dimensions supplémentaires peuvent présenter une géométrie hyperbolique particulière, extrêmement courbée et distordue[2]. Au point que des dimensions supplémentaires, même de taille infinie, pourraient exister et échapper à notre perception, comme à nos appareils de mesure.

  • « Gravitation : dépasser Einstein », Franck Daninos, La Recherche (ISSN 0029-5671), nº 435, novembre 2009, p. 51


Notre théorie est absolument vérifiable grâce notamment au LHC, le nouvel accélérateur de particules du CERN, près de Genève, dont le redémarrage est prévu pour décembre 2009. En faisant s'entrechoquer des protons à des énergies encore jamais atteintes, le grand collisionneur pourrait confirmer l'existence des dimensions supplémentaires et des particules censées s'y propager[3]. Les collisions de protons devraient par exemple entraîner l'émission de flots de particules dans toutes les directions de l'espace et de façon symétrique. La détection d'un flot de particules dans une seule direction viendrait ainsi étayer la présence de particules invisibles se propageant dans la direction opposée, le long d'une dimension supplémentaire. Et selon les prédictions de notre modèle, les collisions de particules au sein du LHC dégageraient assez d'énergie pour former des gravitons, dont les produits de désintégration pourraient être enregistrés par les détecteurs de particules.

  • « Gravitation : dépasser Einstein », Franck Daninos, La Recherche (ISSN 0029-5671), nº 435, novembre 2009, p. 52


Références[modifier]

  1. L. Randall et R. Sundrum, phys. Rev.Lett., 83, 4690, 1999.
  2. A. Fitzptrick et al., Phys. Rev. Lett., 100, 71604, 2008.
  3. P. Meade et L. Randall, arXiv:0708.3017v1, 2007.

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