Les Tontons flingueurs

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Les Tontons flingueurs est un film de Georges Lautner sorti en 1963. Les dialogues ont été écrits par Michel Audiard.

Sommaire

[modifier] Mots d'acteurs

[modifier] Raoul Volfoni

Mais y connaît pas Raoul ce mec ! Y va avoir un réveil pénible, j'ai voulu être diplomate à cause de vous tous, éviter que le sang coule. Mais maintenant c'est fini, je vais le travailler en férocité, le faire marcher à coup de lattes, à ma pogne je veux le voir ! Et vous verrez qu'il demandera pardon et au garde à vous…


Bougez pas ! Les mains sur la table. Je vous préviens qu'on a la puissance de feu d'un croiseur et des flingues de concours.


Mais dis donc, on n'est quand même pas venus pour beurrer des sandwichs .


Y'a vingt piges, le Mexicain, tout le monde l'aurait donné à cent contre un : flingué à la surprise. Mais c't'homme là, ce qui l'a sauvé, c'est sa psychologie.


Non mais t'as déjà vu ça ? En pleine paix ? Il chante et puis crac, un bourre-pif ! Il est complètement fou ce mec. Mais moi, les dingues, je les soigne. Je vais lui faire une ordonnance et une sévère… Je vais lui montrer qui c'est Raoul. Moi, quand on m'en fait trop je correctionne plus : je dynamite, je disperse, je ventile ! Aux quatre coins de Paris qu'on va le retrouver, éparpillé par petits bouts, façon Puzzle.


Alors, y dort le gros con ? Ben y dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule ! Il entendra chanter les anges, le gugusse de Montauban ! Je vais le renvoyer tout droit à la maison mère, au Terminus des prétentieux…


On vous apprend quoi à l'école, mon petit chat ? Les jolies filles en savent toujours trop. Vous savez comment je l'vois votre avenir ? Vous voulez le savoir ? […] L'Égypte c'est pas commun ça l'Égypte. C'qui a d'bien c'est qu’là-bas, l'artiste est toujours gâté. […] J'disais l'Egypte comme ça ! J'aurais aussi bien pu dire… le Liban !


Dis donc, elle est maquée à un jaloux ta nièce ? J'faisais un brin de causette, le genre réservé, tu m'connais : mousse et pampre, voilà tout d'un coup qu'un petit cave est venu me chercher, les gros mots et tout !


[modifier] Monsieur Fernand

Et pourquoi pas de la quinine et un passe-montagne ? On croirait vraiment que j'pars au Tibet.

  • Les Tontons flingueurs, Michel Audiard, 1963, Lino Ventura

“Louis de retour. Présence indispensable.” Présence indispensable ! Après quinze ans de silence, y'en a qui poussent un peu, quand même ! Quinze ans d'interdiction de séjour ! Pour qu'il abandonne ses cactus et qu'il revienne à Paris, il faut qu'il en arrive une sévère au vieux Louis. Ou qu'il ait besoin de pognon ou qu'il soit tombé dans une béchamel infernale !

  • Lecture du télégramme.
  • Les Tontons flingueurs, Michel Audiard, 1963, Lino Ventura


J'ai pas entendu dire que le Gouvernement t'avait rappelé, qu'est ce qui t'a pris de revenir ?

  • Les Tontons flingueurs, Michel Audiard, 1963, Lino Ventura


J'ai une santé de fer. Voilà quinze ans que je vis à la campagne : que je me couche avec le soleil, et que je me lève avec les poules.

  • Les Tontons flingueurs, Michel Audiard, 1963, Lino Ventura


Ça va changer vite, c'est moi qui vous le dis ; la boîte que je vais lui trouver, va falloir qu'elle y reste, croyez-moi ! Ou sinon, je vais la filer chez les vraies sœurs, les vraies, pension au bagne avec le réveil au clairon et tout le toutim, non mais sans blague !?

  • Les Tontons flingueurs, Michel Audiard, 1963, Lino Ventura


Patricia, mon petit… je ne voudrais pas te paraître vieux jeu ni encore moins grossier. L'homme de la pampa, parfois rude, reste toujours courtois, mais la vérité m'oblige à te le dire : ton Antoine commence à me les briser… MENUES !

  • Les Tontons flingueurs, Michel Audiard, 1963, Lino Ventura


C'est jamais bon de laisser dormir les créances, et surtout de permettre au petit personnel de rêver.

  • Les Tontons flingueurs, Michel Audiard, 1963, Lino Ventura


Je ne rêve pas en couleur, je ne rêve pas en noir, je ne rêve pas du tout, je n'ai pas le temps !

  • Les Tontons flingueurs, Michel Audiard, 1963, Lino Ventura


Les cons ça ose tout ! C'est même à ça qu'on les reconnaît.

  • Les Tontons flingueurs, Michel Audiard, 1963, Lino Ventura


On ne devrait jamais quitter Montauban.

  • Les Tontons flingueurs, Michel Audiard, 1963, Lino Ventura


Quand la protection de l'enfance coïncide avec la crise du personnel, faut plus comprendre, faut prier !

  • Les Tontons flingueurs, Michel Audiard, 1963, Lino Ventura


[modifier] Maître Folace

C'est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases…


Touche pas au grisbi, salope !


On a dû arrêter la fabrication, y a des clients qui devenaient aveugles : ça faisait des histoires.


Quand le lion est mort, les chacals se disputent l'empire.


Y'a deux solutions : ou on se dérange ou on méprise... Oui, évidemment, n'importe comment, une tournée d'inspection ne peut jamais nuire, bien sûr !


[modifier] Jean

Tiens, vous avez sorti le vitriol ?


Yes sir !


Welcome Sir ! My name is John !


Your room is ready sir !


Hé ben moi j'aurais donné à mademoiselle 20/20, et en cotant vache.


Allons vite messieurs, quelqu'un pourrait venir, on pourrait se méprendre, et on jaserait. Nous venons déjà de frôler l'incident.


[modifier] Paul Volfoni

Écoute : on te connaît pas. Mais laisse-nous te dire que tu te prépares des nuits blanches, des migraines, des nervousses brékdones comme on dit de nos jours.


J'te disais que cette démarche ne s'imposait pas. Au fond maintenant, les diplomates prendraient plutôt le pas sur les hommes d'action. L'époque serait aux tables rondes et à la détente. Hein ? Qu'est ce que t'en penses ?


[modifier] Théo

La bave du crapaud n'empêche pas la caravane de passer !

  • Les Tontons flingueurs, Michel Audiard, 1963, Horst Frank


Monsieur Fernand, le transport clandestin ne réclame pas seulement des compétences, mais de l'honnêteté, contrairement aux affaires régulières, on paye comptant et en liquide. Ça peut tenter les âmes simples.

  • Les Tontons flingueurs, Michel Audiard, 1963, Horst Frank


Das Leben eines Mannes, zwischen Himmel und Erde, vergeht wie der Sprung eines jungen weissen Pferdes über einen Graben : ein Blitz... pfft, es ist vorbei... (La vie d'un homme, entre ciel et terre, passe comme le bond d'un poulain blanc au-dessus d'un fossé : un éclair... pfft... c'est fini...) Chine IVème siècle avant Jesus-Christ

  • Les Tontons flingueurs, Michel Audiard, 1963, Horst Frank


Il faut bien admettre qu'exceptionnellement, Dieu n'est pas avec nous !

  • Les Tontons flingueurs, Michel Audiard, 1963, Horst Frank


Je ne dis pas que c'est pas injuste, je dis que ça soulage !

  • Les Tontons flingueurs, Michel Audiard, 1963, Horst Frank


Moins qu'avant : la jeunesse française boit des eaux pétillantes, et les anciens combattants, des eaux de régime. Puis, surtout, il y a le whisky… C'est le drame ça, le whisky.

  • Les Tontons flingueurs, Michel Audiard, 1963, Horst Frank


Y'a des impulsifs qui téléphonent, y'en a d'autres qui se déplacent.

  • Les Tontons flingueurs, Michel Audiard, 1963, Horst Frank


[modifier] Madame Mado

Une bonne pensionnaire, ça devient plus rare qu'une femme de ménage. Ces dames s'exportent, le mirage africain nous fait un tort terrible ; et si ça continue, elles iront à Tombouctou à la nage.


[modifier] Antoine Delafoy

Monsieur Naudin, vous faites sans doute autorité en matière de bulldozer, de tracteur et caterpillar, mais vos opinions sur la musique moderne et sur l'art en général, je vous conseille de ne les utiliser qu'en suppositoire. Voilà ! Et encore, pour enfants…

  • Les Tontons flingueurs, Michel Audiard, 1963, Claude Rich


Rêvez-vous en couleur ?

  • Les Tontons flingueurs, Michel Audiard, 1963, Claude Rich


Je préfère m'en tenir à Freud, c'est plus rigolo.

  • Les Tontons flingueurs, Michel Audiard, 1963, Claude Rich


Je ferai donc mon panégyrique moi-même, c'est parfois assez édifiant et souvent assez drôle, car il m'arrive de m'attribuer des mots qui sont en général d'Alphonse Allais et des aventures puisées dans la vie des hommes illustres.

  • Les Tontons flingueurs, Michel Audiard, 1963, Claude Rich


[modifier] Pascal

Le Mexicain l'avait achetée en viager à un procureur à la retraite. Après trois mois, l'accident bête. Une affaire.


Seulement, de nos jours, il y a de moins en moins de techniciens pour le combat à pied. L'esprit fantassin n'existe plus, c'est un tort.


La psychologie, y en a qu'une : défourailler le premier !


Le prix s'oublie, la qualité reste.

  • Réplique du cousin de Pascal, en parlant de son nouveau pistolet…


[modifier] Louis le Mexicain

Henri, fais tomber cent sacs au toubib !


Je suis revenu pour caner ici, et pour me faire enterrer à Pantin avec mes vioques. Les Amériques c'est chouette pour y prendre du carbure. On peut y vivre, aussi, à la rigueur. Mais question de laisser ses os, hein, y'a que la France !


Chez moi, quand les hommes parlent, les gonzesses se taillent !


[modifier] Les scènes mythiques

[modifier] La scène de la cuisine

Raoul Volfoni : L'alcool à c't'âge-là !
Monsieur Fernand : C'est un scandale hein ?
Raoul Volfoni : Nous par contre, on est des adultes, on pourrait peut être s'en faire un petit ?
Monsieur Fernand : Çà... le fait est... Maître Folace ?
Maître Folace : Seulement, le tout-venant a été piraté par les mômes. Qu'est ce qu'on fait ? on se risque sur le bizarre ?... Ça va rajeunir personne. (Il sort la bouteille)
Raoul Volfoni : Ben nous voilà sauvés.
Maître Folace : Sauvés... Faut voir!
Jean : Tiens, vous avez sorti le vitriol ?
Paul Volfoni : Pourquoi vous dites ça ?
Maître Folace : Eh !
Paul Volfoni : Il a pourtant un air honnête.
Monsieur Fernand : Sans être franchement malhonnête, au premier abord, comme ça, il… a l'air assez curieux.
Maître Folace : Il date du Mexicain, du temps des grandes heures, seulement on a dû arrêter la fabrication, y'a des clients qui devenaient aveugles. Oh, ça faisait des histoires !
(ils boivent prudemment)
Raoul Volfoni : Faut reconnaître... c'est du brutal !
Paul Volfoni : (les larmes dans les yeux) Vous avez raison, il est curieux, hein ?
Monsieur Fernand : J'ai connu une Polonaise qu'en prenait au p'tit déjeuner. Faut quand même admettre : c'est plutôt une boisson d'homme… (il tousse)
Raoul Volfoni : Tu sais pas ce qu'il me rappelle ? C't'espèce de drôlerie qu'on buvait dans une petite taule de Bien Hoa, pas tellement loin de Saïgon. "Les volets rouges"... et la taulière, une blonde comac... Comment qu'elle s'appelait nom de Dieu ?
Monsieur Fernand : Lulu la Nantaise.
Raoul Volfoni : T'as connu ?
(Monsieur Fernand lève les yeux au ciel)
Paul Volfoni : J'lui trouve un goût de pomme.
Maître Folace : Y'en a.
Raoul Volfoni : Eh bien c'est devant chez elle que Lucien "le cheval" s'est fait dessouder.
Monsieur Fernand : Et par qui ? Hein?
Raoul Volfoni : Ben v'la que j'ai plus ma tête.
Monsieur Fernand : Par Teddy de Montréal, un fondu qui travaillait qu'à la dynamite.
Raoul Volfoni : Toute une époque !


 (ils sont tous bourrés)
Maître Folace : D'accord, d'accord, je dis pas qu'à la fin de sa vie Jo Le Trembleur il avait pas un peu baissé. Mais n'empêche que pendant les années terribles, sous l'occup', il butait à tout va. Il a quand même décimé toute une division de Panzers.
Raoul Volfoni : Ah ? Il était dans les chars ?
Maître Folace : Non, dans la limonade, sois à c'qu'on t'dit !
Raoul Volfoni : J'ai plus ma tête ! J'ai plus ma tête !


Maître Folace : Et … Et … Et … 50 kilos de patates, un sac de sciure de bois, il te sortait 25 litres de 3 étoiles à l'alambic ; un vrai magicien Jo. Et c'est pour ça que je permets d'intimer l'ordre à certains salisseurs de mémoire qu'ils feraient mieux de fermer leur claque-merde !


Paul Volfoni : Vous avez beau dire, y a pas seulement que de la pomme… y'a autre chose… ce serait pas des fois de la betterave ? Hein ?
Monsieur Fernand : si, y en a aussi !


[modifier] Théo cherche un chauffeur

Théo : Imaginez : la nuit, en plein milieu de la route, un homme armé, en uniforme qui agite une lanterne et qui crie halte... qu'est ce que vous faites ?
Monsieur Fernand : J'marrête bien sûr, je passe pas dessus !
Théo : Eh bien, c'est pour ça que vous avez encore votre permis. Moi pas !
Monsieur Fernand : Bon, les papiers du bahut sont en règle au moins, oui ?
Théo : Tout est en ordre ! Mais, Monsieur Fernand, vous ne prétendez pas ...
Monsieur Fernand : ... Quand y'a six briques en jeu, j'prétends n'importe quoi. J'ai conduit des tracteurs, des batteuses, et toi qui parlais de guerre, j'ai même conduit un char Patton.
Théo : C'est pas ma marque préférée...


[modifier] Tentative d'assassinat près de chez Tomate

Pascal : Je serais d'avis qu'on aborde molo, des fois qu'on soit un peu attendus… mais, sans vous commander, si vous restiez un peu en retrait… hein ?
Monsieur Fernand : N'empêche qu'à la retraite de Russie, c'est les mecs qui étaient à la traîne qui ont été repassés !


[modifier] Dans la chambre du Mexicain

Louis : Du point de vue oseille, je te laisse de quoi faire ce qui faut pour la petite. Oui, j'ai des affaires qui tournent toutes seules. Maître Folace, mon notaire, t'expliquera. Tu sais combien ça laisse une roulette ! 60 % de velours !
Fernand : Et, sur le plan des emmerdements, 36 fois la mise, hein !

  • Louis propose à Fernand de prendre la succession de ses affaires.


Fernand : Arrête un peu, hein ! Depuis plus de vingt piges que je te connais, je te l'ai vu cent fois faire ton guignol, alors hein ! Et à propos de tout : de cigarettes, de came, de nanas. La jérémiade ça a toujours été ton truc à toi ! Une fois je t'ai même vu chialer, tu ne vas quand même pas me servir ça à moi, non !
Louis : Si ! Ben, tu te rends pas compte, saligaud, qu'elle va perdre son père, Patricia. Que je vais mourir !
Fernand : Oh je te connais : tu en es bien capable. Voilà dix ans que t'es barré, tu reviens et je laisse tout tomber pour te voir et c'est pour entendre ça ? Et moi comme une pomme… (on frappe à la porte)


[modifier] Bastien et Pascal rendent leur tablier

Bastien : Ah, forcément, t'as pas donné à Monsieur Fernand mes références : première gâchette chez Volfoni, cinq ans de labeur, de nuit comme de jour, et sans un accroc!
Pascal : Vous la voyez, ce coup-là, l'embrouille ? Dans le monde des caves, on appelle ça, un "cas de conscience". Nous, on dit : un "point d'honneur". Entre vous et les Volfoni, il va faire vilain temps. En supposant que ça tourne à l'orage, Bastien et moi, on est sûrs de se retrouver face à face, flingue en pogne, avec l'honnêteté qui commande de tirer... Ah, non ! un truc à décimer une famille!


[modifier] Une cargaison sans chauffeur

Théo : Vous n'êtes jamais en proie au vague à l'âme, Monsieur Fernand ?
Fernand : Ma foi, j'en abuse pas, non.
Théo : Vous n'avez peut être pas les mêmes raisons. Vous avez gagné la guerre, vous...
Fernand : Bon, d'accord, j'ai gagné la guerre... mais si je me suis dérangé exprès, c'est pas pour défiler, hein ?


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