Lâcheté

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[modifier] Littérature

[modifier] Prose poétique

[modifier] André Breton/Philippe Soupault, Les Champs Magnétiques, 1919

Oui, ce soir-là plus beau que tous les autres, nous pûmes pleurer. Des femmes passaient et nous tendaient la main, nous offrant leur sourire comme un bouquet. La lâcheté des jours précédents nous serra le coeur, et nous détournâmes la tête pour ne plus voir les jets d'eaux qui rejoignaient les autres nuits.

  • Cette citation provient d'une revue dirigée par André Breton.


[modifier] Roman

[modifier] Charles Robert Maturin, Melmoth — L'homme errant, 1820

— Partez, être maudit, et ne nous troublez pas. Partez, maudit et pour maudire !
— Je pars vainqueur et pour vaincre, répondit Melmoth avec un triomphe sauvage et féroce. Malheureux ! Ce sont vos vices, vos passions et vos faiblesses qui font de vous mes victimes. Jetez sur vous le blâme et non sur moi. Héroïques dans le crime mais lâches dans le désespoir, vous vous mettriez à genoux à mes pieds pour que vous soit conférée la terrible immunité qui me permet en cet instant de traverser vos rangs : chaque cœur humain m'accompagne de sa malédiction, pourtant nulle main n'ose me toucher !


[modifier] Marie d'Agoult, Nélida, 1866

Nulle transaction ne se présentait dans son esprit entre la liberté illimitée et le rigide devoir. Ô saint orgueil des chastetés délicates, tu ne fus pas insulté un moment dans le coeur de cette noble femme. Abriter sous le toit conjugal un sentiment parjure, céder à un amant en continuant d'appartenir à un époux, marcher environnée des hommages que le monde prodigue aux apparences hypocrites, jouir enfin, à l'ombre d'un mensonge, de lâches et furtifs plaisirs, ce sont là les vulgaires sagesses de ces femmes que la nature a faites également impuissantes pour le bien qu'elles reconnaissent et pour le mal qui les séduit ; également incapables de soumission ou de révolte ; aussi dépourvues du courage qui se résigne à porter des chaînes que de la hardiesse qui s'efforce à les briser !
Nélida, on l'a vu, n'était pas faite ainsi.


Ô vous qui avez bu à la coupe d'ivresse, vous vous plaignez qu'elle se soit brisée dans vos mains, et que les éclats de son pur cristal vous aient fait des blessures inguérissables ! Âmes lâches ! coeurs pusillanimes ! n'insultez pas à votre infortune, elle est sacrée. Vous êtes les élus du destin ; vous avez approché Dieu autant qu'il est donné à la faiblesse humaine ; vous avez sondé, dans vos joies et dans vos douleurs, dans vos désespoirs et dans vos extases, tout le mystère de la vie.


[modifier] Alexandre Dumas, Le Bagnard de l'Opéra, 1868

— Ah çà ! mon cher Olivier, lui dis-je, vous êtes donc un Saint-Georges pour parler comme cela d'avance.
— Non, je tire même assez mal, mais j'ai le poignet solide, et, sur le terrain, un sang-froid de tous les diables ; d'ailleurs, cette fois-ci, j'ai affaire à un lâche.


[modifier] Leonardo Sciascia, Le Jour de la chouette, 1961

— Mais la voix populaire désigne Arena comme chef de la mafia.
— La voix populaire... Mais qu'est-ce que c'est que la voix populaire ? Une voix en l'air, une voix de l'air : elle apporte la calomnie, la diffamation, la lâche vengeance... D'ailleurs... qu'est-ce que c'est bien que la mafia ? C'est aussi un bruit qui court, la mafia : tout le monde dit qu'elle existe, mais personne ne sait où elle est. Un bruit, un bruit qui court, et qui assourdit les têtes faibles, permettez-moi de vous le dire....

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