Ironie

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L’ironie est une forme d’expression qui consiste à dire l’inverse de ce que l’on pense, tout en s'efforçant de laisser entendre la distance qui existe entre ce que l’on dit et ce que l’on pense réellement.

Cinéma[modifier]

Henri Jeanson, Fanfan la Tulipe, 1952[modifier]

L'ironie doit aller de haut en bas, jamais de bas en haut.

  • Cette réplique fut attribuée à l'acteur Jean Parédès.

Littérature[modifier]

Critique[modifier]

Claude Martin, Corydon, Si le grain ne meurt, Les Faux-Monnayeurs, 1984[modifier]

Muecke distingue l'ironie ouverte de l'ironie fermée, l'ironie verbale de l'ironie situationnelle et établit quatre modes ironiques : l'ironie impersonnelle, l'ironie de l'abaissement de soi-même, l'ironie de l'ingénu et l'ironie dramatique.

  • « Corydon, Si le grain ne meurt, Les Faux-Monnayeurs », regards intertextuels, Claude Martin, éd. Association des Amis d'André Gide, 1984, p. 106


Philippe Berthier, Chateaubriand — Europe n°775-776, 1993[modifier]

La métaphore ornithologique s'impose : encagé, l'écrivain envie les moineaux, qui fréquentent même les cours de prison et se posent avec autant d'insouciance sur la guillotine que sur le rosier ; avec une cruelle ironie, il salue les acquis de Juillet : « Comme nous sommes libres maintenant ! comme j'étais libre surtout à ma fenêtre, témoin ce bon gendarme en faction au bas de mon escalier et qui se préparait à me tirer au vol s'il m'eût poussé des ailes ! »

  • « Les prisons du poète », Philippe Berthier, Chateaubriand — Revue Littéraire Europe (ISSN 0014-2751), nº 775-776, Novembre-décembre 1993, p. 71


Roman[modifier]

Renée Dunan, La Culotte en jersey de soi, 1923[modifier]

Ils savent que la douceur de l'air et les promesses de la nature sont offertes surtout agonisants. L'ironie de la joie coite et subtile qui tend son mirage en ce soir caressant leur est sensible. Mais ils savent aussi que les fatalités hostiles viennent rarement sur ceux qui les guettent. Et ils savent sourire.


Dominique Fernandez, Porporino ou les mystères de Naples, 1974[modifier]

Roi Charles avait déclaré : « Je ne veux de chapons que sur ma table. » Ce jeu de mots, de nous parfaitement compris, nous enchantait. Nous tirions une sorte d'âcre plaisir à nous traiter nous-mêmes de chapons. L'esprit castrat, c'était la quintessence de l'esprit napolitain : conscience de sa propre bouffonnerie, autodérision, orgueil de cette conscience, refus de se laisser duper. Nous aurions baisé les genoux de ce monarque à l'ironie si cruelle.

  • Porporino ou les mystères de Naples (1974), Dominique Fernandez, éd. Grasset, coll. Les Cahiers Rouges, 1974 (ISBN 978-2-246-01243-6), partie II « Les pauvres de Jésus-Christ », Une cour blanche, un palmier, p. 131


Jonathan Coe, Une touche d'amour, 1989[modifier]

Ce qu’on appelle ironie en littérature correspond d’habitude à ce qu’on appelle douleur, malheur et mésentente dans la vie réelle.

  • Une touche d'amour (1989), Jonathan Coe (trad. Jean Pavans), éd. Gallimard, coll. Folio, 2002, p. 216


Les hommes aiment l’ironie, parce qu’elle s’attache à des sentiments de pouvoir, de froideur et de supériorité, qui sont innés chez eux.

  • Une touche d'amour (1989), Jonathan Coe (trad. Jean Pavans), éd. Gallimard, coll. Folio, 2002, p. 217