Gabriel García Márquez

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Gabriel García Márquez.

Gabriel García Márquez est un écrivain colombien né le 6 mars 1927 à Aracataca (Colombie) et mort le 17 avril 2014 à Mexico (Mexique). Romancier et nouvelliste, mais également journaliste et activiste politique, il est lauréat du prix Nobel de littérature 1982. Son nom est associé fréquemment au « réalisme magique ».

Cent ans de solitude[modifier]

Bien des années plus tard, face au peloton d'exécution, le colonel Aureliano Buendia devait se rappeler ce lointain après-midi au cours duquel son père l'avait emmené découvrir la glace.

  • (es) Muchos años después, frente al pelotón de fusilamiento, el coronel Aureliano Buendía había de recordar aquella tarde remota en que su padre lo llevó a conocer el hielo.
  • Cent ans de solitude (1968), Gabriel Garcia Marquez (trad. Claude et Carmen Durand), éd. Livre de poche, 1968, chap. 1, p. 9


Un jour que le père Nicanor s'en vint le voir sous son châtaignier avec un damier et une boîte de jetons pour le convier à jouer aux dames avec lui, José Arcadio Buendia ne voulut point accepter car, lui dit-il, jamais il n'avait pu comprendre quel sens pouvait revêtir un combat entre deux adversaires d'accord sur les mêmes principes.

  • Cent ans de solitude (1968), Gabriel Garcia Marquez (trad. Claude et Carmen Durand), éd. Seuil, coll. Points, 1995, chap. 5, p. 94


Mais avant d’arriver au vers final, il avait déjà compris qu’il ne sortirait jamais de cette chambre, car il était dit que la cité des miroirs (ou des mirages) serait rasée par le vent et bannie de la mémoire des hommes à l’instant où Aureliano Babilonia achèverait de déchiffrer les parchemins, et que tout ce qui y était écrit demeurait depuis toujours et resterait à jamais irrépétible, car aux lignées condamnées à cent ans de solitude, il n’était pas donné sur terre de seconde chance.

  • Cent ans de solitude (1968), Gabriel Garcia Marquez (trad. Claude et Carmen Durand), éd. Seuil, coll. Points, 1995, p. 460


Chronique d'une mort annoncée[modifier]

Le jour où il allait être abattu, Santiago Nasar s’était levé à cinq heures et demie du matin pour attendre le bateau sur lequel l’évêque arrivait.

  • Incipit du roman.
  • Chronique d’une mort annoncée (1981), Gabriel García Márquez (trad. Claude Couffon), éd. Grasset, coll. Le Livre de Poche, 1995 (ISBN 2-253-04397-4), p. 9


L'Amour aux temps du choléra[modifier]

C'était inévitable : l'odeur des amandes amères lui rappelait le destin des amours contrariées.

  • Incipit du roman.
  • L'Amour aux temps du choléra (1985), Gabriel García Márquez (trad. Annie Morvan), éd. Grasset, coll. Livre de poche, 1987, p. 9


Le Général dans son labyrinthe[modifier]

— Je pense que l’exemple de Bonaparte est bon aussi bien pour nous que pour le monde entier, dit le Français.
— Je ne doute pas un instant que vous le croyiez, dit le général sans dissimuler son ironie. Les Européens pensent que seul ce qu‘invente l’Europe est bon pour le reste du monde et que tout ce qui est différent est exécrable.

  • Échange entre Diocles Atlantique et Simón Bolívar à propos du système de gouvernement des nouvelles républiques sud-américaines.
  • Le Général dans son labyrinthe (1989), Gabriel García Márquez (trad. Annie Morvan), éd. Grasset, coll. Le Livre de Poche, 1993 (ISBN 2-253-06363-0), p. 125


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