Francisco de Goya

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Francisco José de Goya y Lucientes, né à Fuendetodos, près de Saragosse, le 30 mars 1746 et mort à Bordeaux le 16 avril 1828, est un peintre et graveur espagnol.

Citations de Goya[modifier]

La duchesse d'Albe vient d'entrer dans mon atelier et a voulu que je lui peignisse le visage au pastel. Peindre ainsi sur le vif, mon cher ; charmante occupation, que je préfère aux études sur le mannequin.

  • Goya, sa biographie et le catalogue de l'oeuvre, Charles Yriarte, éd. Henri Plon, 1867, p. 34


O peuple, si tu savais ce que tu peux faire !

  • Goya, sa biographie et le catalogue de l'oeuvre, Charles Yriarte, éd. Henri Plon, 1867, p. 47

Citations sur Goya[modifier]

[C]e qui appartient en propre à Goya, c'est (…) son mode de sentir et de comprendre, sa mise en scène qui n'a pas d'analogie, ses intentions absolument neuves, cette curiosité ardente qui le pousse en avant pour pénétrer jusqu'aux entrailles mêmes du sujet, lui faisant rendre tout ce qu'il peut, l'épuisant jusqu'à la lie, et le présentant toujours dans son paroxysme.

  • Goya, sa biographie et le catalogue de l'oeuvre, Charles Yriarte, éd. Henri Plon, 1867, p. 4


Goya n'est pas seulement un Espagnol, c'est l'Espagnol ; il n'est pas un Aragonais, c'est l'Aragonais ; il a toutes les qualités de sa nation, comme il en a tous les défauts ; il est chevaleresque, plein d'illusion, irascible, intolérant, inégal, entêté et loyal ; il déteste l'étranger, persécute l'ignorance et la barbarie, et donne lui-même les exemples les plus étranges de fanatisme politique.

  • Goya, sa biographie et le catalogue de l'oeuvre, Charles Yriarte, éd. Henri Plon, 1867, p. 29



Qu’est-ce qu’un grand peintre, au-delà des hasards du talent personnel ? C’est quelqu’un sans doute dont le trop violent appétit d’élévation sociale s’est fourvoyé dans une pratique qui outrepasse les distinctions sociales, et que dès lors nulle renommée ne pourra combler : telle est l’aventure du peintre qui dans ces pages porte le nom de Goya.

  • Maîtres et serviteurs, Pierre Michon, éd. Verdier, 1990 (ISBN 2-86432-110-6), p. quatrième de couverture


Goya prit sur le tabouret où il l’avait jeté son tricorne, et s’assit doucement, ce tricorne entre les mains, qu’il regardait. Il se mit à penser doucement. Il pensa à un âne depuis longtemps sans doute mort et jeté aux chiens, à qui il avait parlé de Raphaël, honteux mais plié de rire sur les grandes oreilles ; il pensa à un chien borgne qui avait peur des saints boiteux de Francisco Goya ; il pensa à des paysans aragonais, les joues bleues, à des princes Habsbourg aux joues blondes, à des princes Bourbons, les joues bleues ; (…) Il pensa que les rois sont meilleurs ou pires que les autres hommes, s’il leur faut chaque matin au lever sur la tête une avalanche de spectres. Il pensa à beaucoup de chemin fait en pure perte. (…) Il fit le tour de cela, tandis que le tricorne entre ses mains machinalement tournait. Il releva pour finir la tête vers ces grandes choses emphatiques qui paraissaient des hommes.

  • Maîtres et serviteurs, Pierre Michon, éd. Verdier, 1990 (ISBN 2-86432-110-6), p. 43-44


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