Antoine Lavoisier
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Antoine Lavoisier né Antoine Laurent de Lavoisier le 26 août 1743 à Paris mort le 8 mai 1794 à Paris est un chimiste et philosophe français.
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Rien ne se perd, rien se crée, tout se transforme [modifier]
Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.
Rien ne naît ni ne périt, mais des choses déjà existantes se combinent, puis se séparent de nouveau.
- En 1789 en France, Lavoisier, dans son Traité élémentaire de chimie[1], parle de la matière avec ces mots :
On voit que, pour arriver à la solution de ces deux questions, il fallait d’abord bien connaître l’analyse et la nature du corps susceptible de fermenter, et les produits de la fermentation ; car rien ne se crée, ni dans les opérations de l’art, ni dans celles de la nature, et l’on peut poser en principe que, dans toute opération, il y a une égale quantité de matière avant et après l’opération ; que la qualité et la quantité des principes est la même, et qu’il n’y a que des changements, des modifications.
Traité élémentaire de chimie [modifier]
Nous ne pouvons procéder pour nous instruire, que du connu à l’inconnu.
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Traité élémentaire de chimie, Antoine Laurent de Lavoisier, éd. Cuchet, 1789, Discours préliminaire, p. vii
En bonne logique, on ne peut se dispenser de désigner sous un nom commun toutes les opérations qui présentent des résultats analogues ; c’est le seul moyen de simplifier l’étude des Sciences, et il serait impossible d’en retenir tous les détails, si on ne s’attachait à les classer.
Opuscules physiques et chimiques [modifier]
La diversité des sujets dont j'ai à entretenir le public, l'incertitude même où je suis de savoir dans quel ordre je publierai mes mémoires, m'a imposé la nécessité de choisir un titre généralement applicable à tout, et celui d'Opuscules physiques et chimiques m'a paru plus propre qu'aucun autre à remplir mon objet. Ce titre préviendra le lecteur sur l'indulgence dont j'ai besoin ; il me donnera la liberté de lui présenter des observations détachées ; enfin il rendra excusable jusqu'au désordre même qui pourrait se rencontrer dans l’arrangement des matières.
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Opuscules physiques et chimiques, Antoine Laurent de Lavoisier, éd. Durand neveu, Didot le jeune, Esprit, 1774, Tome premier, Avertissement, p. 439, en ligne
Un grand nombre de physiciens et de chimistes étrangers s'occupent dans ce moment de recherches sur la fixation de l'air dans les corps et sur les émanations élastiques qui s'en dégagent, soit pendant les combinaisons, soit par la décomposition et la résolution de leurs principes : des mémoires, des thèses, des dissertations de toute espèce, paraissent, en Angleterre, en Allemagne, en Hollande ; les chimistes français seuls semblent ne prendre aucune part à cette importante question, et, tandis que les découvertes étrangères se multiplient chaque année, nos ouvrages modernes, les plus complets, à beaucoup d'égards, qui existent en chimie, gardent un silence presque absolu sur ce point.
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Opuscules physiques et chimiques, Antoine Laurent de Lavoisier, éd. Durand neveu, Didot le jeune, Esprit, 1774, Tome premier, Introduction, p. 445, en ligne
Références [modifier]
- ↑ Antoine Lavoisier, Traité élémentaire de chimie, Lire en ligne, p.101.