Vénus Khoury-Ghata
Apparence

Vénus Khoury-Ghata est une femme de lettres française, née à Bcharré (Liban) le .
Citations
[modifier]Anthologie personnelle, 1997
[modifier]Pourquoi ce besoin incessant de parler de la mort ? Le mot "mort" constitue la pierre d'angle des titres de mes livres ? Vacarme pour une lune morte, Les morts n'ont pas d'ombre, Mortemaison, Monologue du mort… Il faut remonter à l'année 1975, quand me parvenaient les images insoutenables d'un Liban noyé dans son sang. Les cadavres placés sur des planches de bois étaient lancés dans les fosses communes du même geste que le boulanger qui enfourne son pain. La mort : pain quotidien des Libanais.
- Anthologie personnelle, Vénus Khoury-Ghata, éd. Actes Sud, 1997 (ISBN 2-7427-1243-7), chap. Préface, p. 7
Une maison au bord des larmes, 1998
[modifier]Les mots étaient des loups, 2016
[modifier]Noircir les pages jusqu'à épuisement des mots et surgissement de ce personnage que je vois pour la première fois
Je ne connais pas son nom
inutile de le lui demander
il ne sait pas écrire
il ne sait pas parler non plus
il sait seulement qu'il est né du contact de la plume et du papier
- d'abord publié dans le recueil Quelle est la nuit parmi les nuits, Mercure de France, 2004 (ISBN 2-7152-2506-7), p. 9.
- « Orties », dans Les mots étaient des loups, Vénus Khoury-Ghata, éd. Gallimard, coll. « Poésie », 2016 (ISBN 978-2-07-046963-5), partie Quelle est la nuit parmi les nuits, p. 33
Ils défilèrent dans nos miroirs
Gravèrent leur nom sur nos murs
Le plâtre émietté devint notre nourriture
notre humiliation
- d'abord publié dans le recueil Où vont les arbres ?, Mercure de France, 2011 (ISBN 978-2-7152-3234-1), p. 25.
- Les mots étaient des loups, Vénus Khoury-Ghata, éd. Gallimard, coll. « Poésie », 2016 (ISBN 978-2-07-046963-5), partie Où vont les arbres ?, p. 178
Citations sur
[modifier]Dans deux de ses romans, La Maîtresse du notable (1992) et Une Maison au bord des larmes (1998), elle fait ressortir la tragédie libanaise et les dysfonctionnements des familles libanaises traditionnelles avec brio et des images étonnantes et inhabituelles, une parodie de drames tellement tragiques qu'il vaut mieux en rire.
- « La relation de Vénus Khoury-Ghata à l'écriture », Evelyne Accad, dans Des femmes et de l'écriture : le bassin méditerranéen, Carmen Boustani et Edmond Jouve, éd. Karthala, 2006 (ISBN 2-84586-746-8), p. 34
Pendant plus de cinquante années d’écriture poétique, Vénus Khoury-Ghata n’a pas seulement fait preuve d’un pouvoir créateur singulier, mais d’un profond travail de réécriture de nombreux poèmes, une réécriture si profonde qu’elle en fait des poèmes brillant d’une lumière nouvelle.
- « La poésie comme don chez/de Vénus Khoury-Ghata », Francesca Tumia et Ines Horchani, Littératures (ISSN 0563-9751), nº 80, 2019 (lire en ligne)