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Utilisateur:Malik2Mars/John Edgar Wideman

Une page de Wikiquote, le recueil des citations libres.

John Edgar Wideman

Citations

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Suis-je le gardien de mon frère ?

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Puisqu’un être humain ne peut sortir du temps à moins d’être tué, l’effet de la prison, c’est de rendre le temps des détenus aussi pénible, aussi désagréable que possible. Le temps de prison doit être dur, comme une mort métaphorique, une épreuve, l’état crépusculaire d’une mort en vie.
  • Suis-je le gardien de mon frère ? [Brothers and Keepers] (1984), John Edgar Wideman (trad. Marianne Guénot), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1999  (ISBN 9782070406913), p. 70
En dépit de tous les moyens employés par la société occidentale pour séculariser le temps, celui-ci transcende l’ordre social conventionnel. Les prisonniers peuvent être arrachés à cet ordre, mais pas au temps. Le temps nous emprisonne tous. Quand un prisonnier retourne à la vie civile après avoir purgé sa peine, c’est dans une large mesure comme s’il ne l’avait jamais quittée. Les prisonniers ne reviennent jamais dans les mêmes eaux – la prison a pu les rendre incapables de vivre dans une société libre, elle a pu modifier radicalement la conscience qu’ils ont d’eux-mêmes et leurs relations avec leurs familles et leurs amis – mais la rivière ne disparaît jamais ; elle perce les murs, les lave, nous lave. Et nous, nous prétendons seulement que le prisonnier est parti.
  • Suis-je le gardien de mon frère ? [Brothers and Keepers] (1984), John Edgar Wideman (trad. Marianne Guénot), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1999  (ISBN 9782070406913), p. 71-72
Quand un criminel arrive en prison après sa condamnation, il est tout d’abord dépouillé des vêtements qui le relient au monde extérieur. Rhabillé dans l’uniforme de la prison, soumis à la discipline de la prison, le détenu subit une transformation brutale de son être et de son identité.
  • Suis-je le gardien de mon frère ? [Brothers and Keepers] (1984), John Edgar Wideman (trad. Marianne Guénot), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1999  (ISBN 9782070406913), p. 327
Les prisonniers sont une minorité unique ; ils vivent dans des limbes politiques et éthiques, loin des hommes du monde libre. Loin des yeux, loin du cœur. Les prisons isolent totalement une minorité gênante de la majorité. C’est l’intérêt particulier de la majorité de suspendre tous ses liens avec les prisonniers. Un moyen brutal, mais simple, d’accomplir cette suspension est d’enfermer les prisonniers et de charger les prisons d’une tâche : garder ces marginaux loin de nous.
  • Suis-je le gardien de mon frère ? [Brothers and Keepers] (1984), John Edgar Wideman (trad. Marianne Guénot), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1999  (ISBN 9782070406913), p. 329

L'Incendie de Philadelphie

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  • L'incendie de Philadelphie [Philadelphia fire] (1990), John Edgar Wideman (trad. Jean-Pierre Richard), éd. Gallimard, coll. « Du monde entier », 1996  (ISBN 2-07-073241-X), p.  (lire en ligne)
    Cette source est trop vague : les champs page doivent être renseignés. Conformément à notre Charte, si des références précises ne sont pas données, la citation devra être retirée de la page.

Le Massacre du bétail

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  • Le Massacre du bétail [The Cattle Killing] (1996), John Edgar Wideman (trad. Jean-Pierre Richard), éd. Gallimard, coll. « Du monde entier », 1998  (ISBN 2-07-074666-6), p. 
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Deux villes

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Le Projet Fanon

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Écrire pour sauver une vie

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  • Écrire pour sauver une vie : le dossier Louis Till [Writing to save a life : the Louis Till file] (2016), John Edgar Wideman (trad. Catherine Richard-Mas), éd. Gallimard, coll. « Du monde entier », 2017  (ISBN 978-2-07-270460-4), p. 
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Qu'on me cherche et je ne serai plus

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Citations sur

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Comment aborder l'œuvre de John Edgar Wideman ? Pas toujours facile : ce n'est pas l'écrivain d'un seul chemin et il faudrait pour le suivre « dix cartes en même temps, ou alors pas de carte ».
  • John Edgar Wideman : le feu et la neige, Yves-Charles Grandjeat, éd. Belin, coll. « Voix américaines », 2000  (ISBN 2-7011-2711-4), chap. Prélude, p. 7
Oublie tout ce qu'on t'a appris : mesurer, ordonner, compter, classer, prévoir. On l'a assez dit pour que cela soit un peu vrai : lire Wideman peut s'avérer déroutant, difficile. Difficile, en tout cas, pour qui résiste. […] Oublie la logique, accueille la musique. Tu croyais entrer en fiction, tu entres en poésie. Libère ton ouie, lâche ton imagination. Laisse monter les voix, circuler les images. Le plausible fait place au possible. Te voici en compagnie de cet « homme en plein rêve, circulant à vitesse sidérale entre les temps et les lieux, un alors et un maintenant »
  • John Edgar Wideman : le feu et la neige, Yves-Charles Grandjeat, éd. Belin, coll. « Voix américaines », 2000  (ISBN 2-7011-2711-4), chap. Prélude, p. 8

Voir aussi

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Autres ressources (combo {{Trouver des sources}} / {{Bases}}) :

  • Ressource relative à l'audiovisuel (pour John Edgar Wideman)Voir et modifier les données sur Wikidata :
  • Ressource relative à la musique (pour John Edgar Wideman)Voir et modifier les données sur Wikidata :