Utilisateur:Malik2Mars/Hip-hop

Une page de Wikiquote, le recueil des citations libres.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Page en cours de rédaction
Cette page est inachevée. Veuillez considérer le plan et le contenu comme incomplet et en préparation, temporaires et sujets à caution. Si vous souhaitez participer, il vous est recommandé de consulter sa page de discussion au préalable.
Voir le recueil de citations : Hip hop
5 Pointz Graffiti 19.JPG

 Les rappeurs laissent souvent le béton de la cité pour aller s’asseoir dans le fauteuil de la bibliothèque

 — Bettina Ghio, Sans fautes de frappe, rap et littérature

Vous pouvez la trouver sur la page : Bibliothèque Hip-hop de Wikipédia

Le hip hop est un mouvement culturel (culture du hip-hop) qui émerge dans les années 1970 dans le Bronx, à New York. Il se compose de plusieurs pratiques artistiques : le rap, le graffiti, le breakdance, les DJs (scratch, breakbeat) et le beatboxing. Ainsi, le hip-hop est, à l’origine, une (ou l’ensemble) de ses pratiques, bien que principalement réduit au rap grâce au succès populaire rencontré par celui-ci. Le rap (ou musique hip hop) s’est imposé comme genre musical majeur à la fin du XXe siècle. Le hip-hop désigne donc à la fois un mouvement culturel et artistique et un genre musical (le rap).

Origines et émergence[modifier]


Le rap ne naît pas seul. Dès l’origine, son émergence se fait au sein d’un mouvement plus large, issue de la rue et qui s’inscrit en opposition à la culture blanche américaine : le hip hop.
  • Le rap ou l'artisanat de la Rime, Julien Barret, éd. L’Harmattan, 2008, p. en ligne


James Brown (1973).
Il existe plusieurs généalogies concurrentes du hip-hop. La plus commune la présente comme le prolongement de la great black music. [...] Ayant marié la spoken poetry engagée des Last Poets, des Watts Prohets et de Gil Scott-Heron aux rythmes débridés inventés par les musiciens de James Brown, le rap serait le prolongement naturel, l’ultime pallier, de cette très longue histoire.
  • Rap, Hip-hop, trente années en 150 albums de Kurtis Blow à Odd Future, Sylvain Bertot, éd. Le Mot et le Reste, 2012, p. 11-12


L’influence prépondérante dont s’est nourrie la génération hip-hop des années 1970-1980 est certainement celle des Last Poets. Inspirée par les discours subversifs des Black Panthers, la musique de ce groupe repose sur des textes aux propos engagés et volontiers provocateurs, déclamés sur fond de percussions. Un des exemples les plus fameux en est le titre « Niggers Are Scared of Revolution ». Le musicien et poète Gil Scott-Heron a également popularisé cette technique du spokenword, notamment avec son titre « The Revolution Will Not Be Televised ».
  • « RAP, musique, Les origines du hip-hop », Olivier Cachin‎, Encyclopædia Universalis, ? (lire en ligne)


Le 11 août 1973, va se monter une soirée qui est considérée dans l’historiographie, dans la mythologie du rap et du hip-hop comme la première soirée, la soirée fondatrice du hip-hop.
  • Sylvain Bertot


Pour fêter la fin des vacances, Cindy prépare une soirée pour les habitants du quartier. Elle demande à son frère Clive, alias DJ Kool Herc d’être aux platines. Elle espère gagner un peu d’argent de poche pour s’acheter des vêtements.
  • « L'histoire oubliée de "la mère du hip-hop", Cindy Campbell », Yann Lagarde, France Culture, 2020-03-10 (lire en ligne)
Herc dans le Bronx le 28 février 2009.

11 août 73, date de ma naissance
C'est par une chaude nuit d'été que je m'élance
Ce soir les habitants du Bronx dansent dans tous les sens
15-20, avenue Sedgwick, c'est l'effervescence
Mon pater derrière ses platines gère la scène
Enchaîne les hits soul funk à te faire perdre haleine
Afro-Américain d'origine jamaïcaine
DJ Kool Herc a dix-huit piges, à peine.


Depuis cette date, le rap n’a cessé de prendre de l’importance, jusqu’à devenir une des tendances musicales dominantes de la fin du XXe siècle et du début du XXIe. Une de ses images emblématiques est la photo de Jay-Z en compagnie de Barack Obama dans le bureau ovale de la Maison-Blanche, qui témoigne du chemin parcouru depuis les années 1970.


Rap ou hip-hop[modifier]

Mais au fait, devons-nous donc parler de « rap », ou de « hip-hop »? Les deux mots sont, on l’a dit, plus ou moins synonymes.
  • Rap, hip-hop, trente années en 150 albums, Sylvain Bertot, éd. Le mot et le reste, 2015, p. 10


« Hip-hop », pour commencer, est un terme nettement plus large, plus englobant. Il regroupe l’ensemble des disciplines d’une sous-culture apparue dans les rues de New York, dans les années soixante-dix, et qui ne s’arrête pas à la musique. Il y a aussi la danse hip-hop, et le graffiti, ou graff. En fonction du contexte, le même mot peut désigner, alternativement, l’une ou l’autre de ces pratiques, ou bien l'ensemble d’entre elles.
  • L’auteur ne cite pas ici les Beatmakers ou encore les DJs, ils font partie intégrante de la pratique musicale, comme les rappeurs.
  • Rap, hip-hop, trente années en 150 albums, Sylvain Bertot, éd. Le mot et le reste, 2015, p. 10


Le rap, au contraire, n’est à l’origine qu’une composante de la culture hip-hop. Il est ce chanté-parlé caractéristique, cette façon particulière de saccader et de marteler les mots. Cependant, quand le genre deviendra viable commercialement, les rappeurs occuperont le devant de la scène, ils éclipseront les DJs, ils deviendront les stars, et le nom de leur discipline, par glissement sémantique, en viendra à designer l’ensemble de la musique hip-hop.
  • Rap, hip-hop, trente années en 150 albums, Sylvain Bertot, éd. Le mot et le reste, 2015, p. 11


Sur la culture Hip-hop[modifier]

5 Pointz, April 2013.jpg
Selon moi, le message du hip-hop, "c’est viens tel que tu es". Nous formons une famille. Ce qui compte, ce n’est pas la sécurité. Ce n’est pas la frime et les chaînes en or. Ce n’est pas la puissance de feu de ton flingue. Ce n’est pas les baskets à 200 dollars. La question ce n’est de savoir qui de nous deux est le plus fort. Ce qui compte c’est toi et moi, établissant une rapport d’homme à homme. C’est pour ça que l’attrait du hip-hop est universel. Il a fourni aux jeunes une grille de lecture sur leur monde, qu’ils soient des banlieues, des centres villes ou d’ailleurs.
  • Can't stop, won't stop : une histoire de la génération hip-hop, Jeff Chang et DJ Kool Herc (introduction) (trad. Héloïse Esquié), éd. Éditions Allia, 2006  (ISBN 978-2-84485-229-8), p. 7


Tel un Moloch bienveillant ou un Pac-Man goulu, le hip hop avale tout et le recrache, enrobé de sa sauce spéciale. Détournement de marques, récupération de symboles iconiques, baskets devenues signes de reconnaissance d’une Nouvelle Nation du Son, casquettes sous la visière desquelles on trouve les artisans d’une culture qui va se répandre sur la terre entière.
  • Hip hop : du Bronx aux rues arabes, Olivier Cachin, éd. Snoeck, 2015  (ISBN 978-94-6161-225-0), chap. Éditorial, p. 7


Le hip hop est toujours jeune et fiers, quarante-deux ans après sa naissance symbolique au cœur du Bronx. [...] "Peace, love, unity (& having fun)". Le refrain n’a pas changé, même en période de guérilla urbaine. Bienvenue dans un monde de mots, d’images, de gestes. Le monde hip hop.
  • Hip hop : du Bronx aux rues arabes, Olivier Cachin, éd. Snoeck, 2015  (ISBN 978-94-6161-225-0), chap. Éditorial, p. 7


Sur le rap[modifier]

Sur le rap en France[modifier]

Cela fait dix-sept ans que, avec toute l’équipe de Skyrock, on se bat pour populariser cette culture et faire découvrir les artistes qui la font vivre. Dix-sept ans ! Quand je pense au nombre de projets, d’albums, d’émissions, de concerts, de rencontres... j’ai le vertige ! Le milieu du rap est tellement créatif, tellement foisonnant, tellement intense ! Et le rap offre tant de visages différents.
Et voilà qu’aujourd’hui, dix-sept ans plus tard, le rap a gagné. Le rap est partout. Ce n’est pas une provocation mais un simple constat, la vérité toute nue : c’est aujourd’hui la musique préfère des Français.
  • Le rap est la musique préférée des français, Laurent Bouneau, Fif Tobossi et Tonie Behar, éd. Don Quichote, 2014  (ISBN 978-2-35949-196-8), introduction, p. 9-10


Sais-tu vraiment ce qu’est le rap français?
Pas une machine à sous mais une machine à penser.
  • Lecture aléatoire, Médine, Médine, album Table d'écoute (Novembre 2006 chez Din Records).


Sur le rap à Marseille[modifier]

Et puis j’ai écouté la K7. Sacré Marseillais : ils avaient raison. Alors que le suprême NTM, qui allait devenir leur némésis dans la compétition rapologique, agitait la capitale avec un unique titre gravé sur une compilation, IAM proposait un album entier, enregistré en indépendant, et inventait un nouvel univers. Les planètes s'alignaient pour les natifs de Mars. Akhenaton et Shurik'n taillaient les mots, Kheops les découpait à la MK2, Imhotep construisait des pyramides sonores. Les morceaux s'insultaient « Vietnam », « Total Kheops », « The Real B-Side », « Soumis à l'État », « Red, Black, Green », « Il n'y a pas d'autre alternative ». Marseille était sur la carte du rap français.
  • Olivier Cachin à propos de la cassette Concept
  • M.A.R.S, Julient Valnet et Olivier Cachin (préface), éd. Wildproject, 2013  (ISBN 978-2-918490-258), préface, p. 7


Je découvre la première cassette de IAM, Concept, à Nice. Nous sommes en 1989 [1990 en fait]. Je ramène la cassette, fais plein de copies pour des potes, je trouve ça terrible. [...] je fais écouter la cassette à plein de gens, notamment Laurence Touitou de Delabel-Virgin, diverses personnes de chez Sony [Epic.]. J’avais même pratiquement trouvé une maison de disques aux IAM.
  • Regarde ta jeunesse dans les yeux, Vincent Piolet, éd. Le mot et le reste, 2017  (ISBN 978-2-36054-290-1), p. 294-295


J’ai vu des Martiens. Ils ont quatre-vingt textes en boîte! Akhenaton est un ouf.
  • Regarde ta jeunesse dans les yeux, Vincent Piolet, éd. Le mot et le reste, 2017  (ISBN 978-2-36054-290-1), p. 295


Quand IAM a appelé en 1996, j’avais déjà fusionné ma compréhension du funk et ma compétence d’ingénieur du son dans le hip-hop, et je pouvais entendre cette ligne de division sonore qui persiste à ce jour [...] il est toujours très clair pour moi qu’il existe deux langages sonores distincts [Rock et country/western d’un côté et hip-hop, dance, R’n’B de l’autre]. Donc tout ce que j’avais besoin de savoir d’IAM était : « de quel côté du spectre sonore voulez-vous être ? » Une fois qu’ils ont répondu à cette question, il n’y avait plus qu’à appliquer le langage sonore adéquat. Je pense que vous avez deviné quel côté ils ont choisi.
  • M.A.R.S, Julien Valnet, éd. Wildproject, coll. « À partir de Marseille », 2013  (ISBN 978-2-918490-258), p. 117-118


Week-end wikidata à Marseille - 11 janvier 2020 09.jpg


Sur le rap en Seine-Saint-Denis (93)[modifier]

Et si tu savais pas, maintenant, maintenant tu sais
Longue vie à l’empire éternel, on va leur montrer

Que toutes ces années nous ont pas fait sombrer
J'ai laissé Paris sous les bombes, depuis l'époque des pompes

Tu parles mais tu sais pas sur qui t’es tombé


9.3 c'est l’amour la peine - 9.3 c’est la haine la paix
Ça fabrique des mecs à part, ça fabrique des Mbappé
  • Sur le drapeau, NTM et Sofiane, Kool Shen, album 93 Empire (2018).


Sur le succès du rap[modifier]


Le rap qui a vraiment imposé sa marque, celui qui a triomphé, le gansta rap, a pris un malin plaisir à abattre l’édifice patiemment construit par la génération de la lutte pour les Droits Civiques, remplaçant l’engagement politique par le nihilisme, l’élévation spirituelle par un matérialisme éhonté, le respect des femmes par la misogynie.
  • Rap, Hip-hop, trente années en 150 albums de Kurtis Blow à Odd Future, Sylvain Bertot, éd. Le Mot et le Reste, 2012, p. 13


Citations de personnalités[modifier]

Angèle[modifier]

Angèle en concert lors du festival des vieilles charrues 2018.

J'ai vu qu'le rap est à la mode
Et qu'il marche mieux quand il est sale
Bah faudrait p't'être casser les codes
Une fille qui l'ouvre, ça serait normal

  • Balance ton quoi, Angèle, Angèle, album Brol (2018 chez Initial Artist Services).

Barack Obama[modifier]

BarackObama2005portrait.jpg
Je dois me rappeler que dans la musique rap il est souvent question de bling-bling, de femmes, d'argent. Beaucoup de vidéos de rap utilisent les mêmes standards que Donald Trump pour définir la réussite. Tout est plaqué or. Cela s'infiltre dans la culture.
  • (en) I have to remind myself that if you listen to rap music, it’s all about the bling, the women, the money. A lot of rap videos are using the same measures of what it means to be successful as Donald Trump is. Everything is gold-plated. That insinuates itself and seeps into the culture.
  • « Obama s'exprime sur les rappeurs qui ont supporté Trump », Team mouv’, mouv.fr, 18 novembre 2020 (lire en ligne)
  • « Why Obama Fears for Our Democracy », Jeffrey Goldberg, The Atlantic, 16 novembre 2020 (lire en ligne)


Ouvrages[modifier]

 Lister ici les citations par ouvrages, à intégrer plus haut ensuite

{{Réf Livre | titre = | auteur = | éditeur = | année = | page = | isbn = }}

Can't stop won't stop: une histoire de la génération hip-hop[modifier]

Hip hop : du Bronx aux rues arabes[modifier]

  • Hip hop : du Bronx aux rues arabes, X, éd. Snoeck, 2015, p. X


Olivier Cachin[modifier]

Bernard Zekri[modifier]

Karim Hammou[modifier]

Reda Zine[modifier]

Akhenaton[modifier]

How to Rap: The Art and Science of the Hip-Hop MC[modifier]

Ladies first[modifier]

Le rap ou l'artisanat de la rime[modifier]

Pas là pour plaire ! Portraits de rappeuses[modifier]

Bettina Ghio, Pas là pour plaire ! Portraits de rappeuses, Le mot et le reste, 2020 (ISBN 9782361392260) 

Politique du hip-hop. Action publique et cultures urbaines[modifier]

Regarde ta jeunesse dans les yeux[modifier]

  • Regarde ta jeunesse dans les yeux, Vincent Piolet, éd. Le mot et le reste, 2017, p. x


Sans fautes de frappe, rap et littérature[modifier]

The Anthology of Rap[modifier]

Une histoire du rap en France [modifier]

  • Une histoire du rap en France, Karim Hammou, éd. La découverte, 2014  (ISBN 9782707181985), p. X


Voir aussi[modifier]

Vous pouvez également consulter les articles suivants sur les autres projets Wikimédia :

  1. La fusion de la culture hip-hop et du mouvement rastafari
  2. The Encyclopedia of Hip Hop Literature
  3. Global Noise. Rap and Hip-Hop outside the USA
  4. La culture hip-hop
  5. 14 histoires de musique(s) à Marseille

Black Panther[modifier]

    1. W:Black Panther Party[1]
      1. w:Tupac Shakur <->Tupac Shakur[2]
      2. w:Public Enemy <->Public Enemy
    2. Black Panther (film)

Groupes et artistes[modifier]

Catégorie:Hip-hop pour autres palettes[3] si suffisamment de pages groupes/artistes[4]

Fait[modifier]

À faire[modifier]

  1. Gil Scott-Heron
  2. Karim Hammou

Notes[modifier]

  1. Voir w:Discussion:Black Panther Party#proposition de réorganisation des parties
  2. J'ai finalement compris que pour une femme seule ce n'est pas facile d'élever un homme. — Tupac Shakur

    Vous pouvez la trouver sur la page : Tupac Shakur


  3. Revoir orga Modèle:Palette Rap à Marseille.
  4. Toutes les pages sur le hip-hop doivent contenir un minimum de citations « sur », sinon aucun intérêt. Les paroles sont dispo ailleurs. De plus, les extraits des morceaux doivent être soigneusement sélectionnées. L’idéal est que le texte soit déjà remarqué, étudié, ou cité par une Réf secondaire. A voir. 16 mars 2021.


Planier.jpg

« Homme libre, toujours tu chériras la mer »

— L'Homme et la Mer

« Il est un phare à deux milles de la côte. Tous les soirs, on le voit qui balaye de sa lumière et le large et la rive. Ce phare est illustre dans le monde ; il s'appelle le Planier. Quelle que soit l'heure où vous le regardiez, dites-vous qu'à cet instant on parle de lui sur toutes les mers et sous toutes les constellations. Quand on n'en parle pas, on y pense. »

— Albert Londres, Marseille, porte du Sud, 1927