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Une si longue lettre

Une page de Wikiquote, le recueil des citations libres.

Une si longue lettre est un roman de l'écrivaine sénégalaise Mariama Bâ publié en 1979.

Citations

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On ne prend pas de rendez-vous avec le destin.
  • Une si longue lettre, Mariama Bâ, éd. Les Classiques Africains, coll. « Encre Noire », 2006  (ISBN 978-2842612894), chap. 1, p. 4


On peut manquer un baptême, jamais un deuil.
  • Une si longue lettre, Mariama Bâ, éd. Les Classiques Africains, coll. « Encre Noire », 2006  (ISBN 978-2842612894), chap. 3, p. 13


En aimant une autre, il a brûlé son passé moralement et matériellement.
  • Une si longue lettre, Mariama Bâ, éd. Les Classiques Africains, coll. « Encre Noire », 2006  (ISBN 978-2842612894), chap. 5, p. 18


La cohorte des sans-métier grossit les rangs des délinquants.
  • Une si longue lettre, Mariama Bâ, éd. Les Classiques Africains, coll. « Encre Noire », 2006  (ISBN 978-2842612894), chap. 8, p. 25


Déformer une âme est aussi sacrilège qu'un assassinat.
  • Une si longue lettre, Mariama Bâ, éd. Les Classiques Africains, coll. « Encre Noire », 2006  (ISBN 978-2842612894), chap. 9, p. 31


Chaque métier, intellectuel ou manuel, mérite considération, qu’il requiert un pénible effort physique ou de la dextérité, des connaissances étendues ou une patience de fourmi.
  • Une si longue lettre, Mariama Bâ, éd. les Classiques Africains (collection encre noire), 2006  (ISBN 978-2842612894), p. 31


On ne badine pas avec la vie. Et la vie, c'est à la fois le corps et l'esprit.
  • Une si longue lettre, Mariama Bâ, éd. Les Classiques Africains, coll. « Encre Noire », 2006  (ISBN 978-2842612894), chap. 9, p. 31


La honte tue plus vite que la maladie.
  • Une si longue lettre, Mariama Bâ, éd. Les Classiques Africains, coll. « Encre Noire », 2006  (ISBN 978-2842612894), chap. 12, p. 39


On ne brûle pas un arbre qui porte des fruits.
  • Une si longue lettre, Mariama Bâ, éd. Les Classiques Africains, coll. « Encre Noire », 2006  (ISBN 978-2842612894), chap. 12, p. 41


La vérité est laide quand on l'analyse.
  • Une si longue lettre, Mariama Bâ, éd. Les Classiques Africains, coll. « Encre Noire », 2006  (ISBN 978-2842612894), chap. 12, p. 44


Une femme est comme un ballon ; qui lance ce ballon ne peut prévoir ses rebondissements. Il ne contrôle pas le lieu où il roule, moins encore celui qui s'en empare. Souvent s'en saisit une main que l'on ne soupçonnait pas.
  • Une si longue lettre, Mariama Bâ, éd. Les Classiques Africains, coll. « Encre Noire », 2006  (ISBN 978-2842612894), chap. 14, p. 51


Pour vaincre la détresse quand elle vous assiège, il faut de la volonté.
  • Une si longue lettre, Mariama Bâ, éd. Les Classiques Africains, 2006  (ISBN 978-2842612894), p. 52


L'amitié a des grandeurs inconnues de l'amour. Elle se fortifie dans les difficultés, alors que les contraintes massacrent l'amour.
  • Une si longue lettre, Mariama Bâ, éd. Les Classiques Africains, coll. « Encre Noire », 2006  (ISBN 978-2842612894), chap. 16, p. 66


On ne résiste pas aux lois impérieuses qui exigent de l'homme nourriture et vêtements. Ces mêmes lois poussent le "mâle" ailleurs. Je dis bien "mâle" pour marquer la bestialité des instincts...
  • Une si longue lettre, Mariama Bâ, éd. Les Classiques Africains, coll. « Encre Noire », 2006  (ISBN 978-2842612894), chap. 1, p. 68


La femme est la racine première, fondamentale, de la nation où se greffe tout apport.
  • Une si longue lettre, Mariama Bâ, éd. Les Classiques Africains, coll. « Encre Noire », 2006  (ISBN 978-2842612894), chap. 19, p. 75


Quand on commence à pardonner, il y a une avalanche de fautes qui tombent et il ne reste plus qu'à pardonner encore, pardonner toujours.


On n'abat pas l'arbre dont l'ombre vous couve.
  • Une si longue lettre, Mariama Bâ, éd. Les Classiques Africains, coll. « Encre Noire », 2006  (ISBN 978-2842612894), chap. 20, p. 79


L'appétit de vivre tue la dignité de vivre.
  • Une si longue lettre, Mariama Bâ, éd. Les Classiques Africains, coll. « Encre Noire », 2006  (ISBN 978-2842612894), chap. 22, p. 89


La femme est la racine première, fondamentale de la nation, où se greffe tout apport, d'où part aussi toute floraison.
  • Une si longue lettre, Mariama Bâ, éd. Les Classiques Africains, coll. « Encre Noire », 2006  (ISBN 978-2842612894), p. 90


La mère de famille n'a pas de temps pour voyager. Mais elle a du temps pour mourir.
  • Une si longue lettre, Mariama Bâ, éd. Les Classiques Africains, coll. « Encre Noire », 2006  (ISBN 978-2842612894), chap. 23, p. 92


Le parti unique ne traduit jamais l'expression unanime des citoyens.
  • Une si longue lettre, Mariama Bâ, éd. Les Classiques Africains, 2006  (ISBN 978-2842612894), p. 95


Citations sur

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« Les Filles » s'étaient mises aussi à taquiner le stylo, la Pointe Bic ou la machine à écrire. Annette « la doyenne », l'infatigable et toujours disponible, m'amènera à la clinique un mardi au crépuscule Mariama Bâ […]. Elles m'avaient remis un manuscrit. Et Mariama m'avait dit : « — Si c'est bon, Tu en fais ce que tu veux. Si ce n'est pas bon, Tu me le rends ». J'avais passé une partie de la nuit à lire le manuscrit de Une Si Longue Lettre. Le lendemain mercredi après-midi, au Comité de Lecture des N.E.A., j'avais remis parmi mes fiches de lecture, celle du manuscrit de Mariama, avec l'annotation la plus courte que j'ai jamais faite : « – Nous avons trouvé une Bête de plume. A publier tout de suite ».


La littérature africaine a été pendant longtemps dominée par le sexe fort et les femmes ont eu tendance à croire que c'était un domaine réservé aux hommes. Pourtant, lorsque les femmes ont publié, elles ont écrit des chefs-d'œuvre. Je suis très fière d'avoir "marrainée" : Une si Longue Lettre de Mariama Bâ et le Baobab fou de Ken Bugul. J'ai pris l'initiative de les présenter aux Nouvelles Editions Africaines peut-être parce que les génies ne se reconnaissent pas eux-mêmes, il faut que d'autres les mettent en plein jour. Mariama Bâ était très modeste. Elle ne croyait pas que son livre valait la peine d'être publié. Il a fallu que Birago Diop, qui ne la connaissait pas, dise au cours d'une réunion du comité de rédaction : "Mariama Bâ, c'est une bête de plume" pour qu'elle même, Mariama Bâ, ait vraiment confiance en elle. Et pourtant quel talent !


Liens externes

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