Thomas l'imposteur (roman)

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Thomas l'imposteur est un court roman de Jean Cocteau publié en 1923.

Citations[modifier]

Le gouvernement venait de quitter Paris, ou, suivant la formule naïve d’un de ses membres : de se rendre à Bordeaux pour organiser la bataille de la Marne.
  • Thomas l'imposteur, Jean Cocteau, éd. Ed. Folio (Gallimard), 2010, p. 7


Or, elle était la pureté, la noblesse mêmes. C'est ce qui ne pouvait se faire comprendre aux personnes pour qui noblesse et pureté sont des objets divins dont l'usage est sacrilège. Car la princesse s'en servait, les assouplissaient et leur communiquait un lustre nouveau. Elle déformait la vertu comme l'élégance déforme un habit trop roide, et la beauté de l'âme lui était si naturelle qu'on ne la lui remarquait pas.
C'est donc, de la sorte dont les gens mal habillés jugent l'élégance, que la jugeait le monde hypocrite.
  • Description de la princesse de Bormes.
  • Thomas l'imposteur, Jean Cocteau, éd. Ed. Folio (Gallimard), 2010, p. 12-13


Verne fit un rapide calcul. Il rassembla ses forces. Il importait que Guillaume restât ce qu'il était, ou plutôt, ce qu'il n'était point.
  • La tante de Guillaume Thomas rencontre le docteur Verne et révèle le vrai statut social du garçon dont elle ignorait le mensonge.
  • Thomas l'imposteur, Jean Cocteau, éd. Ed. Folio (Gallimard), 2010, p. 74


Le volontaire désigné ne pouvait être que Guillaume. Les niais crurent lui jouer un bon tour en se débarassant de lui. Or, il le débarassaient d'eux.
  • La cantine reçoit l'ordre de se rendre dans la Somme et laisse du matériel en Belgique avec un volontaire-gardien.
  • Thomas l'imposteur, Jean Cocteau, éd. Ed. Folio (Gallimard), 2010, p. 103


Il arrive même que la mort décerne un brevet de bonne vie et mœurs. Hé ! pense-t-on, malgré soi, cet homme vient de mourir. Il est tout de même mort. Ce n'était donc pas un homme quelconque. Il était peut-être mieux que ce dont il avait l'air.
Mais, aux lignes, comme si la fréquence de la mort, les blessures, les risques ininterrompus fissent chaque homme mourir plusieurs fois, la mort, mise en petite monnaie, perdait sa valeur.
Son change était le plus bas possible.
  • Thomas l'imposteur, Jean Cocteau, éd. Ed. Folio (Gallimard), 2010, p. 135


Alors, il sentit un atroce coup de bâton sur la poitrine. Il tomba. Il devenait sourd, aveugle.
« Une balle, se dit-il. Je suis perdu si je ne fais pas semblant d'être mort. »
Mais, en lui, la fiction et la réalité ne formaient plus qu'un.
Guillaume Thomas était mort.
  • Thomas l'imposteur, Jean Cocteau, éd. Ed. Folio (Gallimard), 2010, p. 150


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