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Steve Bodjona

Une page de Wikiquote, le recueil des citations libres.
Steve Bodjona en 2024.

Steve Bodjona, de son vrai nom Aléwabia Délali Aklesso Bodjona, est un juriste, diplomate, écrivain, acteur culturel togolais et promoteur de la Foire Internationale du Livre de Lomé (FI2L), né le à Aného.

Le Cahier à Zénia

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Une relation, ce sont deux possibles contraires qui s’harmonisent, deux personnes qui malgré leurs défauts s’acceptent et décident de faire du chemin ensemble en faisant toujours ressortir le meilleur de l’autre ?


Il n’est pas facile d’aimer. Il faut du cran et une réelle force pour aimer l’Homme, car, intrinsèquement ou extrinsèquement en lui, se côtoient des contraires, des invitations et en même temps des refoulements, de multiples raisons de ne point l’aimer.


Ce n’est pas parce que l’on tourne le dos à une lumière, que l’on s’obstrue les yeux pour ne pas la voir, qu’elle cesse de briller. Même dans le plus noir obscur, la lumière prend ses droits et illumine tout autour d’elle.


Notre chez nous”, ce n’est pas là où nous sommes nés et encore moins là où nous vivons. C’est partout où notre cœur se sent aimé, qu’importe qu’il y soit ou pas. Il en est de même de notre attachement à notre pays. Pour aimer son pays, il faut le connaître. Pour le connaître, il faut le découvrir. Pour le découvrir, il faut partir à sa rencontre, le parcourir… Rencontre des cultures, rencontre de l’histoire, rencontre des hommes et des femmes qui ont écrit et qui écrivent chaque jour ce pays que l’on pense connaître sans en connaître le plus petit bout.


Je lis et le livre m’apaise. Il me réconforte quand je me sens seul, car il suffit de quelques pages pour que je me sente riche des mots que je découvre, et entouré des personnages avec lesquels je voyage à travers l’intrigue.


La lecture, c’est tout simplement le chemin de la connaissance. Aussi, quand je réalise tout ce que la lecture m’a apporté, je m’étonne devant tant d’indifférence pour le livre. Je suis à la limite triste et souvent du chagrin. Tu ne me croiras peut-être pas mais je me sens riche des mots que je découvre, et entouré des personnages avec lesquels je voyage à travers l’intrigue.


Autant être fou d’amour que de folie dégénérative. Les folies sont les plus belles audaces de la vie.


Autant l’amour se nourrit de désir, autant il se nourrit de patience. Un cœur qui aime sait attendre. Il sait se montrer compréhensif, trouve au-delà des motifs, les raisons pour justifier le manque d’entrain de la personne dont on est épris.


Notre grandeur ne réside pas dans le fait que nous réussissons tout ce que nous entreprenons. Il ne s’agit pas non plus d’être de ceux qui n’ont jamais connu de difficultés. Elle se trouve bien au contraire dans notre capacité à surmonter les épreuves par lesquelles la vie nous forme et dans l’humilité avec laquelle nous acceptons nos plus vilains défauts, dans notre aptitude à accepter, si nécessaire, de passer par l’humiliation pour nous relever. L’important après tout, c’est de toujours se relever, peu importent les vicissitudes de la vie...


Il est de ces personnes que Dieu place sur le parcours d’autrui pour illuminer sa vie et lui faire comprendre que de par sa foi en lui, il est toujours présent à travers la présence d’un proche, à travers le sourire qu’il partage, à travers le réconfort qu’il apporte.


Misères et Chimères

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L’on pense souvent être né sous la plus belle des étoiles jusqu’à ce que nos propres actes ne fassent retourner le ciel contre nous.
  • Misères et chimères, Steve Bodjona, éd. Empreintes Éditions, coll. « Odyssée », 2019  (ISBN 9782380440003), partie Le double jeu de Ginessa, p. 58 (lire en ligne)


Il nous arrive de passer notre temps à nous lamenter, à nous morfondre pour peu. Notre bonheur ne dépend nullement d’autrui. Nous traversons souvent de dures épreuves, il est vrai et avons parfois l’impression de ne pouvoir nous relever. N’oublions jamais, en ces moments surtout, que toute personne qui s’apitoie sur son sort se leurre et se trompe de combat. Se relever, faire face, aller de l’avant, telle devrait être l’attitude de toujours.
  • Misères et chimères, Steve Bodjona, éd. Empreintes Éditions, coll. « Odyssée », 2019  (ISBN 9782380440003), partie Le double jeu de Ginessa, p. 65 (lire en ligne)


La somme de tes difficultés, la combinaison de tes ennuis et la succession de tes soucis vont te donner la conscience de ton existence, car malgré la difficulté à les gérer, le jour où tu réaliseras qu’il n’existe plus un seul obstacle dans ta vie, que tes soucis sont comme évaporés et que les ennuis et autres difficultés semblent avoir pris la clé des champs, c’est que tu auras réalisé que tu n’es plus de ce monde.
  • Misères et chimères, Steve Bodjona, éd. Empreintes Éditions, coll. « Odyssée », 2019  (ISBN 9782380440003), partie Le double jeu de Ginessa, p. 68 (lire en ligne)


Il y a de ces situations désastreuses que la vie nous fait traverser afin que nous prenions conscience des choses importantes que nous négligeons.
  • Misères et chimères, Steve Bodjona, éd. Empreintes Éditions, coll. « Odyssée », 2019  (ISBN 9782380440003), partie Le double jeu de Ginessa, p. 73 (lire en ligne)


L’amour transcende tout pour le bonheur de l’être qu’on aime.
  • Misères et chimères, Steve Bodjona, éd. Empreintes Éditions, coll. « Odyssée », 2019  (ISBN 9782380440003), partie Le double jeu de Ginessa, p. 75 (lire en ligne)


La vie n’est qu'une succession de conjectures que l'on ne choisit pas forcément de vivre. Certaines définissent notre personnalité, la modèlent. D’autres sont pour nous comme une artère dans la gorge dont on voudrait se débarrasser à tout prix, mais qui, rebelles, résistent à toute tentative et nous marquent pour toujours.
  • Misères et chimères, Steve Bodjona, éd. Empreintes Éditions, coll. « Odyssée », 2019  (ISBN 238044000X), partie Les péripéties d’Amélia, p. 95 (lire en ligne)


Rêves Brisés

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Notre passé n’est autre qu’un champ dont les récoltes ont déjà été moissonnées. Nous en tirons nos gains selon que nous l’avons bien labouré et bien entretenu.


Le futur… Ce n’est rien d’autre que l’inconnu qu’il nous faut labourer, modeler et dont les résultats dépendent bien souvent du degré d’attention qu’on lui porte, de la dose de caresse que l’on lui accorde le moment venu.


Le passé est un fait accompli, le futur, une chance à saisir.


En toute chose, il importe d’éviter de confier à autrui les rênes de notre épanouissement. Nous sommes nous-mêmes l’essence de notre propre bonheur et toutefois que notre bien-être est conditionné au choix d’autrui, il devient aléatoire.


Dans le cœur où s’entretient un amour pur, le soleil luit toujours comme pour chasser au loin les ténèbres qui semblent régner en maître sur la terre.


Il y a des gens que l’on rencontre fortuitement et qui, en un bref laps de temps, vous apporte bien plus que ne le feront durant toute une vie ceux qui vous côtoient quotidiennement.


Il importe de constamment garder à l’esprit que la responsabilité des uns et des autres, en tant que parents est grande. Il ne s’agit pas juste de procréer pour se faire fièrement appeler papa ou maman. La terre serait bien plus peuplée sinon. Il est bien plus question de protection et du bien-être des enfants. En aucun cas ces derniers ne devraient constituer une source de revenu pour quelque adulte que ce soit, y compris leurs propres parents. Au contraire, il leur appartient de suer sang et eau pour garantir un vécu paisible à leurs enfants, loin de toutes brimades et ceci, avec l’amour et l’attention due à leur âge. Ce n’est qu’à ce titre que toute personne pourrait se prévaloir d’un statut de parent.


Des larmes au crépuscule

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Quel honneur, quelle fierté peut bien avoir celle qui s’est laissée violer et tourner en dérision par les hommes ? m’étais-je dit pour me donner plus de courage. Cette nuit-là, je la passai avec un homme trois fois plus âgé que moi. Ma première nuit de prostituée ; une nouvelle page était en train de s’ouvrir dans ma vie.
  • Des larmes au crépuscule, Steve Bodjona, éd. Éditions Awoudy, 2016  (ISBN 2-264-01447-4), partie De la confession d'Anita, p. 24 (lire en ligne)


De par mon expérience, je sais que la prostitution tire le plus souvent ses causes dans le passé même de ceux qui s’y adonnent car nombreuses sont les personnes ayant un passé traumatique lié surtout à des abus sexuels et qui finissent par se prostituer.
  • Des larmes au crépuscule, Steve Bodjona, éd. Éditions Awoudy, 2016  (ISBN 2-264-01447-4), partie Du viol et de la cupidité comme causes de la prostitution féminine, p. 39-40 (lire en ligne)


Elle est un peu sauvageonne, et c’est tout ce que les hommes adorent chez cette catégorie de femmes !
  • Des larmes au crépuscule, Steve Bodjona, éd. Éditions Awoudy, 2016  (ISBN 2-264-01447-4), partie Servitude politique, économique et corporelle, p. 52-53 (lire en ligne)


Je demandai alors à Milos de me verser la part qui me revenait des cinq mois d’activités et de me rendre mon passeport, car je voulais rentrer au pays. Je ne percevais en fait que 50% de mon gain à la fin de chaque prestation, le reste étant gardé par Milos. Une sorte de garantie pour lui qui craignait que, en me versant la totalité de mon argent, je puisse faire rapidement des économies et ainsi prendre la clé des champs.
  • Des larmes au crépuscule, Steve Bodjona, éd. Éditions Awoudy, 2016  (ISBN 2-264-01447-4), partie Servitude politique, économique et corporelle, p. 57 (lire en ligne)


J’eus un pincement au cœur. Ma cousine Lunia avait payé le prix fort. Elle avait contracté le virus du Sida. Voulant le cacher, elle en était morte.
  • Des larmes au crépuscule, Steve Bodjona, éd. Éditions Awoudy, 2016  (ISBN 2-264-01447-4), partie Le revers de la prostitution : les Maladies Sexuellement Transmissibles, p. 71 (lire en ligne)


S’adonner, contre rémunération, à des pratiques sexuelles avec des partenaires que l’on ne choisit pas, reste donc guidé par des contraintes économiques, qu’il s’agisse d’un acte volontaire et délibéré ou non. En ce qui me concerne, quand je sombrais de nouveau, c’était surtout en raison d’un besoin excessif d’argent, une véritable addiction en matière.
  • Des larmes au crépuscule, Steve Bodjona, éd. Éditions Awoudy, 2016  (ISBN 9782494819047), partie Du viol et de la cupidité comme causes de la prostitution féminine, p. 81-82 (lire en ligne)


Je ne saurais te dire, Anita, combien je suis déçue par ton attitude. Voilà bientôt dix ans que tu ne cesses de mutiler ton corps, juste pour de l’argent et pour le plaisir de ces hommes qui, d’ailleurs, n’ont aucune considération pour toi, sinon pour ton sexe et le seul plaisir que tu peux leur procurer.
  • Des larmes au crépuscule, Steve Bodjona, éd. Éditions Awoudy, 2016  (ISBN 2-264-01447-4), partie La conscience, facteur d’un choix lucide, p. 91 (lire en ligne)


Sans espoir et autres objectifs, j’avais fini par sombrer totalement dans les déboires de mes premières années de prostitution, arpentant les rues de la capitale et acceptant les clients à domicile. Ce faisant, j’avais l’impression de me venger de Garvin, bien que consciente d’être la seule fautive. J’avais simplement besoin de justifier mes actes.
  • Des larmes au crépuscule, Steve Bodjona, éd. Éditions Awoudy, 2016  (ISBN 2-264-01447-4), partie Des larmes au crépuscule à la fausse indépendance de l’Afrique, p. 91 (lire en ligne)


Certaines choses adviennent dans nos vies, non pas parce que nous les avons souhaitées mais, beaucoup plus parce que l’on nous y a contraint.
  • « Littérature- Steve Bodjona : la voix togolaise au cœur de la culture. », Titilola, Article, 23 juillet 2024, p. URL (lire en ligne)


Voir aussi

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